Faire connaître son site

Les e-marchands que je rencontre fréquemment pensent trop souvent qu’il suffit d’un bon référencement organique pour que les ventes affluent sur leur boutique. Dernièrement, l’un d’entre eux me demandait que je référence son site en le positionnant systématiquement dans la première page de Google de résultat.

Le référencement seul ne peut pas tout. Et surtout, il ne peut pas permettre de générer des ventes !

Référencer un site e-marchand par de simples inscriptions dans les moteurs de recherche et un choix « malin » de balise META ne vous apporteront pas le bonheur, car les critères de référencement des moteurs de recherche aujourd’hui sont liés essentiellement aux contenus de votre site. Il est évident que l’emploi de la réécriture d’URLS et un bon choix de balise

vous aideront à positionner votre site, MAIS CE N’EST PAS TOUT. Pratiquement tout le monde connaît quelques critères techniques à respecter : balises <alt> sous les images, pas de site entièrement en Flash… Pourtant, c’est nettement insuffisant. Le travail du référenceur d’aujourd’hui doit se concentrer de plus en plus sur la conception du site AVANT sa mise en production et, ensuite, sur le mise en forme des contenus et de leur présentation. Un bon référenceur devrait travailler avec vous, main dans la main, en plongeant bien profondément les siennes dans le camboui de votre site. Car c’est là que réside essentiellement son rôle. <h3>Quelques actions de référencement importantes</h3> <h4>Multiplier au maximum les liens rentrant sur votre site</h4> <p>Plus le nombre de liens extérieurs pointant sur votre site est élevé, meilleur sera sa note auprès des moteurs de recherche. L’inscription de votre site dans « la sphère Internet » passe d’abord par l’inscription dans les moteurs de recherche, les annuaires, les portails spécialisés. Toutefois, on constate rapidement, pour un site de e-commerce, que ce nombre reste relativement limité. Sachant que Google représente déjà 70% des recherches des internautes francophones, il ne reste plus beaucoup de place pour les autres. Autre phénomène contrariant, la non gratuité des inscription pour les e-boutiques. A partir du moment où vous comptez vous en sortir avec des comparateurs de prix (Kelkoo) ou des galeries de liens (LeGuide), vous en êtes, littéralement, pour vos frais. </p> <h4>Optimiser votre site</h4> <p>Nous rentrons là dans le coeur du sujet. Un site qui veut être bien référencé doit être un site bien construit, bien préparé, et ce, dès sa conception. Il me paraît dérisoire de construire un site de e-commerce, de le mettre en production, puis de consulter un référenceur. Le référenceur devrait être consulté dès la phase de conception, ce qui est, à mon avis, rarement le cas. En effet, il existe de nombreuses règles, de nombreuses tactiques, qui permettront à un site de faire la différence avec ses concurrents. Je ne parlerai pas de la réécriture d’URLS (URL rewriting qui consiste à écrire l’URL des pages de votre site de manière propre et intelligible et par les internautes et par les moteurs de recherche. Exemple : <b>www.maboutique.com/accessoires_de_mode.htm</b> vaut beaucoup mieux que <b>www.maboutique.com/index_categories.php?id=228&oscId=EAREAR3424324é</b>). Le respect de la norme W3C, l’intégration de contenus cohérent et correctement balisés, un réseau de liens internes bien fournis représentent le début de ce que vous devriez faire pour optimiser votre site. Les spécialistes du référencement ne sont pas avares de conseils quand ils abordent ce sujet là.</p> <h4>Fournir du contenu régulièrement : blogs, forums, web2.0</h4> <p>Dans votre site de e-commerce, il y a votre catalogue et puis, il y a ou il devrait y avoir les contenus informatifs. Et là, je ne parle pas de la page des CGV ou de la sempiternelle page de « Qui sommes-nous ? ». Je parle de contenus réels et informatifs qui vont venir envelopper le catalogue et créer du « buzz » sur votre site. C’est ce type de contenu qui permettra de faire la différence avec vos concurrents, mais aussi, vous permettra « d’accrocher » un peu plus les moteurs de recherche. <strong>Le BLOG est actuellement le moyen le plus à la mode d’enrichir votre site</strong> de contenus d’actualité et d’information. Les solutions de blog, comme <a href="http://www.dotclear.net">Dotclear</a> sont naturellement optimisées pour le référencement. Réécriture des URLs, respect des normes W3C, etc. en font des outils idéaux pour ajouter du contenu informatif à votre site à peu de frais. Encore faut-il avoir du temps (1h en moyenne par jour à y consacrer). Mais le jeu en vaut vraiment la chandelle.</p> <p>Plus ancien, plus risqué, mais extrêmement efficace, <strong>le forum de discussion</strong>. Ouvert à vos clients, il va leur permettre d’échanger leurs impressions sur vos produits et votre service. Le risque principal du forum est la « mauvaise critique ». Deux choix s’ouvrent à vous. Ou modérer totalement le forum et clouer le bec à toute critique négative. Ou modérer modérément le forum et laisser les internautes s’exprimer librement. A vous de choisir. Encore une fois, prévoyez de consacrer du temps à surveiller votre forum, quelque soit votre politique de modération.</p> <p><strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0">On parle beaucoup du Web 2.0.</a></strong> En donner une définition n’est pas le sujet de ce post, mais je me permettrai tout de même d’en donner ma propre interprétation. Le <strong>Web 2.0</strong> consister à laisser les internautes « construire » les propres contenus de votre site. A dire vrai, les blogs et les forum de discussion sont déjà du <strong>Web 2.0</strong>. Mais l’arrivée de « blockbusters » Internet comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Youtube">YouTube</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/MySpace">MySpace</a> élargissent considérablement cette définition. La référence, si l’on parle de e-commerce, s’appelle Ebay et il n’est pas difficile de comprendre à quelle point cette définition du Web 2.0 s’y applique. Ce sont littéralement les internautes d’Ebay qui lui apportent quotidiennement son contenu. En mettant en ligne votre enchère, vous apportez du contenu au site et vous vous transformez en e-marchand. Ebay n’a plus qu’à ramasser la commission (presque) sans rien faire… L’idée essentiel à retenir dans Ebay, c’est de transformer vos clients en vendeurs : vos vendeurs. Il n’y a pas de meilleur vendeur que le bouche à oreille et c’est encore plus vrai sur Internet que dans la réalité.</p> <p> Le système de critique que l’on retrouve sur osCommerce est déjà un exemple de ce que peuvent faire les internautes pour vous. En les laissant s’exprimer sur vos produits, en les laissant les noter, vous les laissez déjà devenir vos meilleurs prescripteurs. Mais ce n’est pas tout.</p> <p> Il y déjà quelques années (des siècles à l’échelle Internet), j’avais été appelé pour mes divers talents à animer et à construire une communauté autour d’une plateforme de dessins animés sur Internet. Mon rôle consistait simplement à faire vivre le site en y rameutant le plus de monde possible par tous les moyens, mais surtout pas par des moyens commerciaux « classiques ».Je devais me métamorphoser en une sorte de bonimenteur du web et créer une sorte d’univers d’affinités entre les divers visiteurs du site. En gros,<strong> créer une communauté revient à fidéliser des internautes d’horizons variés autour d’une thématique « impliquante émotionnellement ».</strong> Hou là !<br>Alors, évidemment, si votre fond de commerce est l’électronique grand public, impliquer les internautes ne sera pas une partie de plaisir. Si, au contraire, votre fond de commerce se positionne sur une niche de marché – produits bios, gastronomie, modélisme, aquariophilie, vêtements de grossesse – vos chances sont grandes de capter l’audience autour d’un sujet qui les passionne.<br> De ce constat, quels actions pouvons-nous envisager pour capter les internautes et créer une communauté ? J’ai dans ma musette quelques idées, mais beaucoup de démarches sont encore à inventer.<br><br></p><h4>Un exemple récent : <a href="http://www.consoglobe.com">consoglobe.com</a></h4> <p> <a href="http://www.consoglobe.com">Consoglobe.com</a>, lancé, il y a peu, par l’ex-directeur e-commerce de la Redoute, Jean-Marie Boucher, me semble le reflet exact de cette tendance lourde. Centré autour de la « Consommation durable », <a href="http://www.consoglobe.com">Consoglobe.com</a> réduit à la portion congrue du site la partie marchande. L’accent est mis sur l’<ins>échange</ins> entre les internautes. L’information est primordiale. Son positionnement dans la page d’accueil en fait le point d’accroche principal du site, devant la e-boutique. L’aspect communautaire également est prépondérant. Les onglets d’entête de page soulignent d’ailleurs très bien ce fait : « S’informer », « Acheter », « Echanger », « L’occasion » (échanges entre les internautes, « Donner » (encore une fois, forme d’échange d’internaute à internaute), « Achat du coeur ». Comme on le voit, l’important n’est pas la boutique, mais bien <strong>le contenu informatif qui va amener à l’acte d’achat</strong>. </p> <h4><a href="http://www.gpsprevent.com">GPS Prevent</a> ou comment vendre tout de suite 15 produits par jour</h4> <p>Je tire ici une leçon d’un exemple que j’ai personnellement connu. A sa naissance, GPS Prevent, consacré à la vente de GPS « détecteur » de radar automatique, n’offrait à ses visiteurs qu’un seul et unique produit à la vente. Mais le succès fut immédiat. Dès le premier jour de lancement, le site enregistrait un nombre conséquent de ventes. Aucun référencement, aucune action de promotion n’avaient été prévues. Au contraire. Seul une bannière judicieusement positionnée sur un site unique a suffi à générer un trafic très rémunérateur. Cette bannière avait été placée en haut de page sur le site <a href="http://www.radarfixes.com">radarfixes.com</a> (propriété de GPS Prevent), bénéficiant déjà d’un trafic de 5000 visiteurs uniques par jour. Une simple dérivation, grâce à la bannière, de trafic qualifié, transformati un simple site d’information en succès commercial pour GPS Prevent. J’ajoute, qu’à sa manière, Radarfixes.com était un site Web 2.0 bien avant que le terme soit évoqué. <strong>Les internautes eux mêmes alimentaient la base de données du site.</strong></p> <p> Pour conclure sur ce point, je rappellerai simplement que l’important n’est pas seulement d’avoir un site bien fait (en terme d’ergonomie, de présentation des produits, de techniques de référencement), mais aussi <strong>un site dont le contenu informatif évolue quotidiennement, meilleur moyen pour attirer les robots d’indexation</strong>.</p> <h3>Conclusion : passez un maximum de votre temps à enrichir en contenus votre site</h3> <p>Fabriquer un site de vente en ligne ne coûte pas vraiment cher. Le faire vivre, oui. Lorsque vous achetez un fond de commerce en centre-ville, vous êtes sûr très rapidement de rentrer dans vos frais. Sur Internet, il n’y a pas de centre, pas de rue passante. La foule de chaland ne peut être que le fruit d’un patient, long et intense travail d’animation. Emailing, blog, forum, web 2.0, etc, etc, feront toujours beaucoup plus que ne pourrait jamais vous le promettre la moindre agence de référencement. Alors, n’hésitez pas ! Passez beaucoup de temps derrière l’écran de votre ordinateur à <strong>communiquer</strong>.</p> </alt>

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Capitaine

Article de : Capitaine

Olivier Sauvage est le fondateur de Capitaine-commerce.com et de Wexperience, agence spécialisée en expérience utilisateur digitale.