Approches pour la conception d’un site e-commerce en 2007
Facteurs de succès d’un site de e-commerce
Aligner un catalogue avec panier et paiement électronique ne suffit plus. Devant la concurrence de plus en plus grande sur Internet, une site de e-commerce se doit de proposer plus que des « prix » et une « offre produit ». La piste à suivre est la mise en avant de contenus : contenus éditoriaux et contenus web 2,0.
Ces contenus doivent procurer un avantage de positionnement sur la concurrence en terme de référencement, apporter un surplus d’information sur les produits et la société, instaurer un nouveau type de relation client basé sur une certaine confiance et honnêteté.
Positionner son site par tous les moyens : apporter du contenu
Positionner son site en première page de résultat pour le plus de mots clés possibles doit être la préoccupation constante du e-marchand. C’est ce qu’on appelle le référencement. Mais les techniques pour y parvenir sont nombreuses et multiples. Il ne s’agit plus uniquement de « bien référencer son site », il s’agit surtout de mettre en place des actions actives et permanentes d’appel de trafic. Chaque page du site, chaque mot doit pouvoir être exploité et positionné.
Les techniques pour y parvenir
Référencement organique : optimisation technique du site et inscription dans les moteurs de recherche
Référencement payant : Google Adwords
Publicité
Emailing
Gestion de contenus
Intéressons-nous plus particulièrement à ce dernier point qui me semble être le plus prometteur et le plus novateur.
On le voit, de plus en plus de sites e-commerce, tendent à essayer de se démarquer de leurs concurrents en apportant une information périphérique aux produits qu’elle vend (wanimo.com).
Cette information peut-être constituée de fiches pratiques, de vidéos, de mise en avant de « bundles », blog, d’informations pratiques et institutionnels. Je parle là des contenus apportés par le e-commerçant lui même.
La deuxième part des contenus peut-être fournie par les internautes, visiteurs et acheteurs du site : système de commentaire, de notation des produits, système de témoignage client, ajout de contenus périphériques (ex : recettes pour un site culinaire), sociotags. Il s’agit là de techniques typiques du web 2,0. Ces contenus ont tendance naturellement à créer le « buzz » autour du site : bouche à oreille virulent, communication exacerbée entre internautes acheteurs. Mais leur avantage capital tient en leur propension à générer de l’information quasi illimitée pour le référencement.
Enrichir l’expérience utilisateur : utilisation de contenus riches, ajax, vidéos, Flash…
Enrichir l’expérience utilisateur
Avec le déploiement rapide de l’ADSL et le développement de technologies comme Ajax, ce qu’on nomme l’expérience utilisateur peut enfin atteindre un niveau de technicité proche de l’idéal. Le chargement des pages doit être le plus rapide possible, l’ergonomie doit être intuitive (utilisation d’Ajax au maximum), la navigation aisée et lisible.
Quelques sites proposent déjà des solutions intéressantes comme Gap.com aux Etats-unis ou Bebeo.com : nombreuses photos par produit, zoom en Flash, affichage en temps réel des stocks. L’information tombe littéralement sous la main, sans avoir à recharger de nombreuses pages.
Les contenus dit « riches » doivent permettre de créer un lien affectif plus fort avec l’internaute, comme les vidéos ou les animations Flash.
Marketing : analyser l’information et utiliser les techniques propres au web
Devant la quantité d’informations pouvant être récoltées, il est important de mettre en place le plus rapidement possible des outils d’analyse de trafic, comme Google Analytics (gratuit), qui permettent de suivre quasi en temps réel l’évolution du trafic du site.
Outre les techniques marketing classiques de la VAD, Internet apporte des outils supplémentaires de connaissances de l’internaute : tracking, personnalisation des contenus en fonction du visiteur, ventes Flash, ventes privées, etc.
Logistique et gestion commerciale : automatisation au maximum
L’interface entre la logistique et la gestion commerciale doivent être pensées et réalisées avant le démarrage du site. Le processus de commande et de comptabilité doivent être automatisées au maximum, de façon à ce que les efforts déployés sur la vie du site soient concentrés au maximum sur l’animation commerciale.
Relation client : offrir de la proximité
Parer à l’impersonnalité d’un site e-commerce afin d’instaurer la confiance doit être un critère primordial. Tous les internautes ne sont pas aguerris avec le Web, aussi ne doit-on pas hésiter à proposer des aides en ligne pour l’assister : hotline, prise de commande par téléphone, service avant-vente efficace, robot d’aide (www.discounteo.com).
Solution technique : faire des économies grâce à l’open source
Le choix de la solution technique à l’orée du projet doit prendre en compte les facteurs de maintenance et de coûts de développement. L’Open Source vient de plus en plus répondre à de telles contraintes, tel osCommerce. Solution standardisée, elle est expérimentée en permanence par plusieurs dizaines de milliers de sites. Solution communautaire, elle bénéficie d’apports en flux tendus d’innovations technologiques, de correctifs. Les coûts en maintenance et développements sont réduits par rapport à une solution en licence payante. Dernier point évident : le coût d’acquisition plus réduit.








Bonjour Capitaine !
Merci pour ce billet très intéressant.
Beaucoup de marchands hésitent à utiliser les avis des utilisateurs. D’autres "bidonnent" manifestement ces avis… Bref, cet outil est très puissant mais nécessite une véritable stratégie !
Autres points qui me semblent important pour le e-commerce 2.0 : les mashups (http://www.ziserman.com/blog/200... et le "viral" (http://www.ziserman.com/blog/200...
Qu’en pensez vous ?
François Ziserman
http://www.ziserman.com
Salut, merci pour ta réponse.
Je connaissais le terme « mashup » mais sans savoir sa signification exacte.
L’exemple de la recherche cartographique est excellent. On peut imaginer, par exemple, un portail 2.0 sur la décoration recensant tous les artisans de de domaine et les afficher sur une carte pour pouvoir trouver ceux qui sont à proximité de soi. Ca existe déjà sur les pages jaunes, mais il y manque la dimension 2.0 : pas de commentaires, pas de sites perso, pas de notation et tout le reste… C’est donc à inventer.
Pour le « viral », il n’y a rien à dire. C’est un concept qui a déjà fait son entrée dans le monde du marketing et pour lequel il y a encore beaucoup de chemins à explorer.