Comme nous le savons tous (ou du moins pour ceux qui lisent régulièrement ce blog), nous avons pu nous apercevoir au fil du temps, que le processus de commande était la partie la plus fragile et la plus sujette à défection des cyberacheteurs durant la navigation. Hors la première page, les pages de paiement, d’enregistrement des coordonnées et du choix du mode de livraison sont celles où les internautes quittent le plus votre boutique en ligne (de manière amusante, c’est tout le contraire de la réalité, où l’on voit mal les clients d’une boutique se désister en masse pendant qu’ils font la queue à la caisse). La première question de l’étude réalisée par Get Elastic portait donc sur le moyen primaire d’empêcher ce phénomène gênant, qui est la fuite pendant le processus de commande, c’est à dire bloquer toutes les issues de sorties possibles en espérant que le cyberacheteurs, contraint par une navigation limitée à aller jusqu’au bout de la démarche d’achat se sente rassuré par un tel encloisonnement et réussisse tranquillement sa transformation.
Sans vouloir vous décevoir, la réponse à cette première question est plutôt une réponse de normand : p’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non.
En fait, il semble que la démarche consistant à vouloir couper tout lien vers l’extérieur (bouton de retour en arrière, accès au menu général de la boutique, possibilité de modifier son panier, champ de recherche) n’ait un effet positif sur le taux de transformation que dans deux cas : celui de produits à forte valeur ajoutée (produits de luxe, par exemple) et celui de produits électronique (ordinateurs et tout le toutim). La conclusion qu’en tire Get Elastic est que cette démarche peut s’avérer « payante » dans le cas de produits pour lesquels le montant à payer représente une certaine angoisse pour l’acheteur et une réflexion longuement murie. Dans les autres cas, cela ne semble pas aider à améliorer le taux de transformation.

Source : Get Elastic






