Auteur de ce billet : Olivier Sauvage est le fondateur de Capitaine-Commerce.com. En plus de super-héros à collants verts, il propose, en tant que consultant indépendant, des services de merchandising et d'optimisation de sites pour le ecommerce. Pour en savoir plus, lisez son blog www.oliviersauvage.com

Juillet semble propice à la créativité et à la nouveauté. C’est en tout cas ce que je me suis laissé dire devant l’afflux massif de news, nouveaux sites, nouveaux billets qui pleuvent dru sur l’écran de mon lecteur RSS (Netvibes pour ne pas le citer) sans que j’ai même le temps de les lire, de les digérer et de les régurgiter, pour vous, mes chers lecteurs, qui comme de petits moinillons à peine sortis de l’oeuf ouvrent grand leur bec dans l’attente insatisfaite d’une maigre pitance (mouh là, la métaphore ….)

Il n’est pas un jour depuis deux semaines sans que de nouveaux concepts émergent, plus ou moins prometteurs, plus ou moins audacieux, mais valant certainement d’être montrés pour l’exemple.

Aujourd’hui donc, ce sont quatre manières de vendre (deux d’outre Atlantique, une d’outre Rhin et une d’outre Manche, c’est la fêtes aux outres !) qui viennent remplir ma musette d’explorateur du web 2.0 et qui mériteraient, selon moi, d’être rapidement importés à l’intérieur de nos frontières hexagonales parfois trop imperméables à la nouveauté et à l’audace.


Luupo.de : achetez tout en pariant

Luupo : pariez et achetez
Et en plus, ils ne manquent pas d’humour, ces allemands.

Commençons par les allemands, nos voisins directs, dont j’ai rarement l’heur de parler et c’est bien dommage.

Luupo.de, tout d’abord, nous propose d’acheter des machines à expresso, des téléphones portables ou des VTT (ou tout autre chose, si vous n’êtes pas féru de ces choses là) pour 0€ si vous avez dans le sang une vraie fibre de parieur. Le principe est de vous focaliser sur un article et de parier sur son prix jusqu’à ce qu’il atteigne une valeur nulle. Pour cela, vous pariez des mises de 40c, chaque mise baissant d’autant la valeur de l’article en question et vous permettant de voir le prix réel d’un article. Le premier à atteindre 0 gagne et l’emporte chez lui (enfin, le reçoit chez lui) au grand dam de ses concurrents qui auront parié en vain, bien que tout au long de la séance, ils puissent garder l’opportunité d’acheter directement l’article au prix actuel ( »Sofortkauf »), prix caché tout au long des enchères (et, c’est ça qui fait le sel de toute l’affaire). C’est donc assez excitant et les skizophrène du jeu et du shopping pourront donner libre cours à leurs deux passions simultanément.
A l’heure actuelle, le site est en version bêta et il m’a été impossible de m’inscrire. Si, cependant, vous lisez l’allemand et souhaitez tester le site, rendez-vous sur http://sandbox.luppo.de (mot de passe/psw : luppo/luppo) pour vous inscrire et découvrir cette étonnante idée, dans le style du Smackshopping qui avait déjà fait l’objet de quelques lignes sur ce même blog.


cozybug : les puces en ligne

Cozybug : le marché aux puces en ligne

De mashup, je n’avais pas parlé depuis un bon bout de temps. Heureusement Cozybug.com est tombé sous mon regard pour que cet intéressant concept du 2.0 revienne à la surface dans ce blog. Cozybug.com est au ecommerce ce que le vide-grenier (ou la braderie, comme ils disent chez nous dans le Nord) est au commerce traditionnel, c’est à dire une vaste foire d’empoigne où chacun peut présenter et vendre toutes les vieilleries qui l’encombrent. Donc, non seulement Cozybug vous permet de les mettre en ligne, mais vous permet également de montrer sur une carte le garage, le grenier ou la braderie dans laquelle vous vous apprêtez à vendre. Ca semble très pratique. Ce qui le semble moins, c’est que le site soit encore en version bêta et que pour l’instant la base de données est complètement vide et qu’il est donc virtuellement impossible de tester le service.

Le télé achat : l’avenir de l’ecommerce ?

Des tupperawares en veux-tu en voilà
qvc.com : il est pas beau mon tupperware ?

C’est que semblait penser le New York Times (article que je conseille vivement de lire), la semaine dernière, pour qui le télé achat pourrait bien constituer l’aboutissement ultime du ecommerce. C’est QVC.com qui en est le grand spécialiste aux Etats-Unis et qui semble relativement convaincant dans la manière d’aborder les choses à ce sujet. Ici, le principe est simple : vous restez devant l’écran de votre ordinateur, assistez à une présentation de produit et cliquez tout simplement sur le bouton Acheter pour vous le faire expédier dans votre salon dès le lendemain. QVC diffuse en direct pendant 2h tous les matins ses programmes en utilisant un canal partagé avec d’autres sociétés de vente à distance.
L’intérêt du téléachat réside dans la mutliplication des médias de présentation des produits, car, sans évacuer la classique fiche produit du web (photos multiples, textes descriptifs, etc.), la vidéo vient encore renforcer la « sensation de réalité » de l’internaute, c’est à dire sa perception du produit. Pris en main, il permet d’avoir une idée de sa taille réelle, manipulé, il permet d’être vu sous plusieurs angles, mais je n’ai pas besoin de vous réexpliquer ce qu’est le téléachat pour que vous en compreniez les avantages.
L’inconvénient avec ce genre de présentation est bien évidemment le coût de production qui laisse inaccessibles ce genre de services aux petites PME, bien que, parfois, il suffise d’un peu d’imagination, d’audace et de créativité pour se transformer en télévendeur de pointe.


Tailgate : des bannières publicitaires qui vendent

Logo Tailgate

Allez, une dernière idée, qui nous vient d’outre manche, cette fois ! Tailgate oscille entre le widget et la bannière de pub interactive. Vous me direz : « Quelle est la différence ? » et je vous répondrais qu’elle n’est pas évidente bien sûr, tant les widgets sont entrés dans les moeurs et qu’une bannière publicitaire n’est rien de plus qu’une sorte de widget dégénéré, mais je vous demanderais d’aller voir cette démo qui devrait vous achever de vous expliquer de ce qu’est le concept de Tailgate : en quelque sorte, du Adsense perfectionné, poussant la logique de vente jusqu’au bout. La bannière publicitaire ne sort pas l’internaute du site où elle est affichée et en plus elle lui permet d’effectuer son achat tout en y restant. Etonnante, cette solution transforme le cybernaute en acheteur permanent où qu’il se trouve et quelle que soit son occupation sur le web. Avec Tailgate, on peut imaginer qu’on finira par ne plus jamais surfer sans acheter quelque chose ! Gare au porte-monnaie !

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Un commentaire

  1. Capt’n je pense qu’il y a une erreur dans le lien de Luupo.de et non Luppo.de
    Sinon super ces sites !

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