Auteur de ce billet : Olivier Sauvage est le fondateur de Capitaine-Commerce.com. En plus de super-héros à collants verts, il propose, en tant que consultant indépendant, des services de merchandising et d'optimisation de sites pour le ecommerce. Pour en savoir plus, lisez son blog www.oliviersauvage.com
Dawanda : le Etsy européen

Grâce à LoveFromTokyo, voilà que m’a été donné l’occasion de découvrir le pendant européen d’Etsy : Dawanda.

Etsy est une expérience particulièrement intéressante de ecommerce surfant sur le modèle de la long tail permettant à tout un chacun d’être son propre artisan-vendeur-acheteur d’accessoires de mode (Rapellons, pour info, que le groupe 3 Suisses international s’apprête à lancer un projet identique dans le secteur de l’habillement et de la mode (bonjour, Claire Marie !)).

Quels sont les principes de ces nouvelles plateforme de ecommerce 2.0 ?

Tout d’abord, permettre à tout un chacun de trouver des produits fabriqués en petite série qu’il serait impossible de trouver en rayon de grande surface ou chez une emarchand majeur, ces produits sortant, par la force, des choses des sentiers battus des méga-production industrielles des grands groupes. Il y a donc aussi un aspect consommation intelligente et revendicative là dedans. Voici d’ailleurs ce que Dawanda dit en introduction de son site :

DaWanda est l’endroit où les gens recherchent l’unicité et la personnalisation. Achetez des choses faites-mains et difficile à trouver, partagez vos découvertes avec vos amis et créez vos propres collections.

Deuxièmement, ces plateformes offrent aux artisans, aux petits fabricants ou à tout un chacun, la possibilité de vendre en ligne, sans bourse délier, ses propres productions. L’intérêt évident réside dans le fait que la plateforme garantit un trafif qualifié d’internautes acheteurs à ces petits acteurs du marché, sans qu’ils aient besoin d’investir dans les moyens de promotions habituels (les plus onéreux) – emailing, publicité, affiliation – ou qu’ils aient besoin de se lancer dans du référencement organique, pratiquement innaccessible désormais aux non spécialistes en la matière étant donné sa complexité.

On a donc là un modèle « à la Ebay », mais spécialisé sur une niche de marché et sans système d’enchères. L’idée est de mutualiser la faible puissance marketing des millions de petits fabricants qui vivent à travers le monde sans trahir leur originalité, ni les soumettre à des impératifs de prix ou de production. C’est vraiment la base du ecommerce entre citoyens.

On devrait donc, prochainement, voir émerger de nombreuses plateforme de ce type dans de nombreux domaines (arts culinaires, modélisme, …) pour lesquels les produits fabriqués et les moyens de production ne recquierent pas de processus industriel ou bien, plus encore, ne pourraient exister dans le cadre d’un processus industriel.

Le web 2.0, en quelque sorte, sacralise et remet au centre du marché la production humaine à petite échelle. En réponse à l’industrialisation massive de notre environnement de consommation ?

A contrario, on peut remarquer, au contraire, qu’Etsy, Dawenda ou Ebay « industrialise » les process marketing de domaines totalement intouchables jusque là par ces phénomènes de masse.

Bons achats !

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3 commentaires

  1. Ca fait longremps, déjà, que je suis tombé amoureux d’Etsy, même si je n’y ai jamais rien vendu ni acheter.

    J’aim particulièrement leur 1001 manières de parcourir le catalogue quasi-infini des créations.

    Par contre, pour ce que j’en ai vu (pas le temps de bcp gratter en ce moment), DaWanda c’est pas principalement une copie (en moins bien ?).

    Rien de neuf sous le soleil : on réinvente la roue en l’appellant "wheel" ;-D

  2. Héhé ! Salut Olivier !

    Très chouette effectivement Dawanda….

    Quant à UP FACTORY… ça avance, ça avance !!!! Faut que ça sorte vite maintenant, car effectivement le créneau semble attractif… Marrant ça que les même idées murissent dans plusieurs têtes au même moment…

    A + !

    Claire-M

  3. DWanda n’est une "copie" de Etsy que dans la mesure où il opère dans la même niche commerciale… et dans la mesure où de nombreux vendeurs sont sur les deux plateformes.
    Pour le reste, le fait que le site existe non seulement en anglais, mais aussi en allemand et en français (même si nous communiquons d’une plateforme à l’autre pour nous entraider), le rend accessible à plus de gens… Combien de Français, et sans doute d’Allemands, qui n’oseront jamais tenter une transaction sur un site exclusivement anglophone ? Le côté communauté virtuelle euro-centrique donne une atmosphère assez différente, pour l’instant du moins.

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