Ne vous y trompez pas (make no mistake), mon engouement aussi soudain que violent pour Loïc (oui, je l’appelle Loïc, maintenant, le grand breton au teint basané et aux épaules de rugbyman) n’a pas pour intention de vous révéler indirectement et subrepticement le retournement inopiné de mon orientation sexuelle, ce dont vous vous moqueriez éperduemment d’ailleurs (« Le Capitaine Commerce est homosexuel ? Ah ? Bon, d’accord. Je me disais bien aussi que dans le ecommerce, on portait beaucoup la jaquette »). Il est, tout au contraire, l’expression d’une véritable admiration d’esthète, tout simplement, exactement comme quand les courbes sulfureuses et interdites d’un Apollon antique ferait vibrer les papilles oculaires de mes sens visuels.
Mais bref, comme me le faisait remarquer gentiment Dimitri : « On est pas au LeWeb 3 pour parler de statuaire antique ou de la sexualité des supers héros ». Bon, bon…
Sans doute vous même ne venez pas vous abreuver d’informations à ce blog pour ce genre de sujet, mais bien plutôt pour lire de la prose ecommerciale et 2.0.
Organisation impeccable
Ces deux jours consacrées à l’Internet d’aujourd’hui et de demain, je dois vous l’avouer, laisseront à ma mémoire très certainement un souvenir agréable, riche en découverte et, malheureusement, pauvre en rencontres, déception explicable par mon invitation reçue au dernier moment (merci à K., bien malgré lui).
Tout le monde s’en fiche, mais je commencerais par saluer l’organisation du LeWeb3, franchement irréprochable, même si les connections Wifi, pompées à mort par le bon 2 milliers de participants, étaient par moment carrément inutilisables.
Tout le monde se fiche aussi de savoir que la bouffe était franchement pas mal et si ça intéresse quelqu’un, je ferai un billet rien que sur ce sujet.
Au final, les interventions m’ayant le plus bluffé ne concernaient pas forcément les sujets les plus à la mode du moment, à savoir, Google, Facebook et le web social.
Styleshake.com et Mydeco.com
Commençons par ce qui nous concerne le plus ici : le ecommerce, avec, deux sites de déco collaboratifs qui méritent très certainement votre attention : styleshake.com et mydeco.com.N’ayant pas encore eu le temps de les voir (j’écris ce billet dans le TGV et ON ne m’a pas payé de connexion 3G), j’attends vos commentaires dessus.
Secret de célébrité : comment Google innove
Sujet d’importance, le processus d’innovation chez Google nous a été présenté dans les grandes lignes par Nelson Mattos
En résumé, les 3 piliers de l’innovation chez le géant de la recherche sont l’innovation par la culture, par la collaboration et par la vitesse.
- Innovation par la culture : au cas où vous n’en seriez pas encore persuadé, les habitudes culturelles, et cela concerne donc bien sûr le web, diffèrent autant d’un pays à l’autre que la bière belge de la bière française (on a les métaphores qu’on peut). Autrement dit, si vous souhaitez créer des produits qui marchent, étudiez bien les besoins des utilisateurs pays par pays. Et … de nous montrer comment Google répartissait ses centres de recherches européens en fonction de ces fameuses différences culturelles.
- L’innovation par la collaboration symbolise en fait la volonté qu’a Google d’intégrer au processus de développement d’une application le maximum de monde, que ce soit les développeurs dédiés au projet ou bien les utilisateurs potentiels et actuels du projet. Quand on connait le nombre de version bêta des projets Google, on comprend exactement ce que ça signifie. A notre insu, ou presque, nous sommes tous des bêta testeurs de Gmail ou Google Maps, etc.
- L’innovation par la vitesse, qui vient en dernier dans le speech de Nelson, traduit simplement le fait qu’il est aujourd’hui, sur Internet, impossible d’attendre la descente complète de bussiness plan ou de cahier des charges, tout simplement parce que l’innovation y est tellement rapide qu’il est utopique de vouloir faire des prévisions à 3 ans et qu’il vaut mieux sauter dans le train marche plutôt que de l’attraper à la prochaine station, sachant que la prochaine station, eh bien, la prochaine station risque de ne jamais se matérialiser.
Un processus dont certains groupes français feraient peut-être bien de s’inspirer…
Hans Rosling : comment le monde s’est accéléré
Très amusant, quoique préoccupante, l’intervention de Hans Rosling dont les graphes ont recueilli un franc succès et dont la prédiction d’un monde ultrapollué fait frémir (non, non, si vous voulez déverser votre bile sur ce sujet, allez le faire sur Agora Vox. Mais pas ici. C’est un blog apolitique, tudiou !).
D’une manière générale, le niveau des intervenants étaient extrêmement élevé ce qui rendait le moindre sujet hyper intéressant.
Jude Cohen sonne la fin de la soupe télévisuelle
June Cohen m’a également impressionné. Dotée d’une verve et d’un charme sans pareils, sa présentation de TED a convaincu l’audience que non, on n’était pas obligé de servir de la soupe en lieu et place d’information, comme peuvent le faire les grands médias audiovisuels, mais que, au contraire, il était possible de s’adresser normalement et intelligement à son public, même si celui-ci ne fait pas partie d’une audience confinée à la Arte. TED qui est une expérience américaine ne m’a pas fait oublier toutefois l’Université de tous les savoirs, son équivalent français vieux de plusieurs années déjà.
Andrew Keen et Starck, les vilains petits canards
J’en termine avec ce premier retour, presqu’à chaud, du Leweb3, avec un mot sur Andrew Keen, auteur de The Cult of Amateur. Malheureusement, son humour noir et grinçant n’a pas rattrappé la mauvaise foi qu’il a exprimé devant la charmante Emily Bell du Guardian.
Et puis, je vais me fâcher avec tout le monde, mais je le dis et je le répète, je n’ai pas aimé la prestation de Philippe Starck, venu faire son numéro de comique français en nous resservant sa soupe habituel de designer philosophe visionnaire (mais bon, il est rigolo, quand même, Philippe).
Voilà, c’était le Capitaine Commerce en direct de LeWeb3. A vous, les studios.
PS : une photo de moi en train de faire semblant de dormir pendant une conférence a été prise par un malotru que je ne nommerais pas ici par respect pour le nom de sa famille. Si l’occasion vous est donnée de voir cette photo, sachez que :
- il s’agit d’un trucage vulgaire
- quoiqu’il en soit, je ne dormais pas, j’étais juste en train d’écouter avec beaucoup d’attention le professeur Brandenburg en penchant la tête et en fermant les yeux. Le fait que ma respiration ressemble à des ronflements n’est que le produit fortuit d’un dysfonctionnement nasal dont je suis la victime parfois pendant les phases digestives.







mais vous avez bu quoi à Leweb3 ??
je n’ai lu que le début du billet.. j’attend le débrief en réél demain !!!
Enfin un mec qui n’aime pas les interventions de Starkc : Capitaine Commerce, derrière-moi! Heu… on en fait, toi devant! ;p
Oh, euh.. nan, je disais pas ça ds ce sens là… c’était plus ed l’impatience gourmande…
Article interessant a plus d’un titre. Et gros plus : tu y parles de sexe et de biere.
Merci pour l’université du savoir, que je ne connaissais pas.
dommage de ne pas avoir pu se croiser
une autre fois
la photo c’est celle de Gonzagues?
J’avais décidé de ne pas y aller au Web 3 : coût d’inscription + 2 jours à ne pas travailler, pour aller sur un salon certe intéressant, mais sans vraiment l’occasion de croiser des vrais clients…
Mais voila, vos retours positifs, aux uns et aux autres, me ferait presque regrèté !
L’année prochaine ?
François
[...] Le Web3 : premiers retours à chaud depuis le TGV Paris-Lille [...]