Second life est le phénomène du moment qui interroge pas mal de professionnels et de dirigeants autour de moi.
Cela essentiellement parce que cet univers virtuel ou metavers constitue une matière que les acteurs privés ou institutionnels maîtrisent mal.

Stonfield InWorld (SIW), une agence aveyronnaise qui se situe d’ailleurs dans une région magnifique de réalité, propose donc ses services pour accompagner ceux qui veulent investir les metavers de manière profitable ou efficace tout au moins.
SIW a organisé une vente privée sur second life avec le concours de Vente-du-Diable.com. Elle consistait en la vente de matériel High Tech grand public, si j’ai bien tout compris. La première idée qui me vient à l’esprit, c’est que je trouve cette initiative « courageuse » dans le sens où il n’exsitait alors aucun indicateur ou modèle (français) qui permettaient d’anticiper la hauteur des résultats (ou des dégâts). Ainsi, cette « expérience » a le mérite de nous proposer des observations qui sont pour le moins enrichissantes.
Avant d’annoncer les chiffres et pour être précis, il me faut ajouter le fait que seuls les personnes qui s’étaient préalablement inscrites pouvaient participer à la vente privée en question. Bien entendu, ceux qui n’avaient pas leur avatar second life étaient exclus par défaut.
De plus, je ne m’attarderai pas sur les moyens utilisés pour annoncer la vente privée même si c’est important. En effet, c’est un point qui nécessiterait un billet à lui seul (moyens traditionnels ou innovants ? Un mix des deux ? Dans quelle proportion ?).
Les résultats sont donc les suivants :
- Au cours d’une plage horaire de 6 heures, de 16h à 22h, 150 visiteurs ont participé à la vente.
- Ces 150 visiteurs représentaient 50% des personnes inscrites.
- 30% des visiteurs étaient nouveaux venus sur le metavers.
- 15 ventes ont été réalisées ce qui représente un taux de transformation de 10%.
- 1 vente sur les 15 a été payée en Linden $ (la « devise locale »).
10% de transformation… Ce taux est exceptionnel sur le web! Mais faut il réellement comparer ce taux à celui réalisé par les ventes privées en ligne « traditionnelles » ? J’en doute et j’attends vos remarques sur ce point.
Ce qui m’apparaît intéressant d’observer, c’est que le metavers offre la possibilité de mettre en relation des interlocuteurs dans le cadre d’un échange (dans ce cas précis, commercial).
Second Life, un moyen d’approche différent :
Est-ce que ce n’est pas justement le but originel de second life que de proposer à tout un chacun de se construire une nouvelle apparence pour vivre une nouvelle aventure et rencontrer des gens d’une manière originale ? La relation n’est elle pas au centre de ce nouveau monde ? Et quand je dis relation je veux parler de ce champs qui permet notamment de dialoguer, d’échanger, d’observer, de valider ou d’infirmer des informations ou des opinions et non pas de prendre une décision, de réaliser une transaction.
Sur le plan du recrutement ou de la démarche commerciale, n’y aurait-il pas des idées d’amélioration voire d’optimisation à développer…?
Second Life, un moyen d’approche en plus :
Linden Lab évoque la possibilité de mettre son code source à la disposition de la communauté des développeurs.
Ce serait là un moyen supplémentaire pour les entreprises de mettre en ligne leur propre univers, de proposer à leurs prospects ou clients un service destiné à les réassurer, les renseigner, enrichir la relation, même si la transaction financière est conclue via une plateforme différente. De même les services aux clients de type SAV ou hot line trouveraient peut être dans les metavers un canal plus harmonieux (pour ne pas dire humain sic!) de répondre aux attentes des clients. L’un des points qui font obstacle à ces orientations possibles est qu’il n’existe pas d’historique et de moyens de sauvegarde des échanges sur second life. Enfin à ma connaissance.
Liens externes :
Stonfield InWorld
Vente-du-Diable.com.







Nous pourrions en débattre… mais il s’agissait effectivement pour nous d’une démarche expérimentale. Peu importe les résultats, pourvu que nous ayons des résultats pour comprendre et avancer.
Nous lancerons une initiative un peu plus "finalisée" vers la fin Janvier, après deux nouvelles expériences, une fin décembre et une autre mi-janvier.
PS : Stonfield InWorld est une entreprise Oloronaise (64) et également implantée à Neuilly sur Seine (92)… et Oloron Sainte Marie est effectivement un lieu très authentique
Mais l’Aveyron, c’est super joli… c’est bien connu
Merci pour ton analyse, The Brain. A quand le prochain billet ?
"L’un des points qui font obstacle à ces orientations possibles est qu’il n’existe pas d’historique et de moyens de sauvegarde des échanges sur second life. Enfin à ma connaissance."
a votre connaissance mais à la mienne c’est tout le contraire
toutes les transactions sont listées par defaut par la plate-forme (doc excel pouvant être extrait)
prenez un compte payant et vous aurez un compte rendu consultable de toutes vos transactions, de ceux qui ont acheté chez vous, de ceux chez qui vous avez acheté
et tout ceci en automatique sans payer de surplus
ensuite il existe des tonnes d’outils pour le tracking d’avatars (passage, temps , parcours…)
en utilisant tout cela vous pouvez monter une base de donnée pertinente d’acheteurs, de curieux etc et faire du crm derrière
cela demande des vrais gens pour piloter derrière quand même
tout ceci existe et pas grand monde ne le voit , mais ça devrait venir
le web a bien mis 10 ans pour s’installer et le e-commerce qui maintenant n’est plus aucunement contesté n’a vraiment percé pour tout le monde depuis 4 ans (amazon existe depuis 1994):-), le virtuel a encore de la marge vu l’adoption du web classique et la complexité du temps réel qui demande un marketing de rupture.
En ce qui me concerne, je pense que ce type de consommation est une niche, voir une micro niche (du moins pour l’instant, on ne sait jamais). Le principal enjeu est de creer du buzz, pas forcement de vendre.
Merci à tous pour vos retours. je penserai à passer par le fameux chemin pour me faire pardonner auprès de Madame Oloron c’est promis. Gromike nous a apporté des détails intéressants et je l’en remercie. Est-il possible d’avoir des liens svp Gromike ? notamment ceux menant vers les outils de tracking que vous connaissez. En même temps ma question est la suivante : dans le cadre d’un échange simple sans transaction, pouvons nous conserver le contenu de l’échange ? Si vous pouviez éclairez ma lanterne sur ce point précis, ce serait top.
vous pouvez garder une trace de toutes vos converstions ecrites dans Second Life de manière automatique bien entendu.
Concernant les outils de tracking, vous en trouverez un exemple sur Maya Realities… Nous même développons un outils dédié au ventes Shoping Attitude.. sortie en premier trimestre 2008.