Si comme moi, vous êtes surinformés et sous-cultivés, brijit.com, en quelque sorte le Reader’s Digest du web va vous permettre de lire plus, plus rapidement et de briller en société.
Brijit.com (c’est en anglais) vous propose des résumés de 100 mots ou moins d’articles provenant d’une soixantaine de magazines et de journaux (Wired, The Economist, Time, etc.). Les résumés d’articles sont classés par thématiques ou sur la recommandation de Brijit.com ou par popularité. Un système de notation permet de classer les articles, on peut bien sûr envoyer l’article à un(e) ami(e), y réagir ou le sauvegarder. Si le résumé vous semble vraiment intéressant, un lien vous permet de consulter l’article dans son contexte d’origine.
La rédaction de Brijit.com gère et contrôle la publication et paye 5 à $6 les internautes pour résumer les articles. Cela paraît peu, mais Jeremy Brosowsky explique qu’un rédacteur avec un peu d’expérience peut en écrire 3 ou voir 4 par heure et donc générer un revenu de $15/heure. Si l’on ajoute la flexibilité du travail et la possibilité de travailler de chez soi, cela permet effectivement d’ajouter un peu de beurre dans ses épinards avec un minimum de contraintes. En plus, si ça vous intéresse, ça va vous faire travailler votre anglais.
Si le projet semble intéressant pour le lecteur, il faut se demander ce qu’en pensent les media. Est-ce que cela génère encore plus de trafic chez eux ou au contraire est-ce que les gens ne lisent que les résumés sur brijit.com ? Selon le Washington Post la plupart des internautes cliquent directement pour voir l’article dans son contexte d’origine. Cela a invité, par exemple, The Economist a rendre gratuit le contenu qui était auparavant payant.
L’idée de créer ce site est venue à Jeremy Brosowsky, un entrepreneur américain, père de 4 enfants qui voyait ses abonnements payants de magazines et journaux s’accumuler sans être lus. Cet ancien consultant de chez Goldman Sachs s’est fait la main avec une première tentative de création, un magazine nommé Business Forward qui n’a pas survécu à la bulle.
Désormais, Brijit.com est aidé par des business angels ($1 millions en capital risque), le modèle économique est basé sur la publicité. Jeremy Brosowsky et son équipe de 3 personnes parviennent à publier 60 à 75 résumés par jour, et souhaitent encore étendre l’influence de brijit.com à d’autres supports (radio, TV, Web only). (Tiens, je vais lui suggérer Capitain Commerce comme excellent support).
»A quand une brigitte.fr en français ? Voilà une idée de start-up intéressante, non ? Ou encore mieux, une sorte de mix entre Courrier International et Brijit.com avec les meilleurs articles du monde entier résumés et traduits !
Est-ce que quelqu’un aurait-il aurait $1 millions à me prêter ? Je vous les rendrai quand je serai riche, c’est promis !
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