Impliquer l’internaute dans la recommandation produit n’est pas chose facile. StyleandShare.com, qui reprend le concept de Polyvore, apporte une solution convaincante à cette problématique en remettant au goût du jour le principe du collage. Dommage que la réalisation soit aussi laide !
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| Styleandshare mériterait une médaille de l’horreur pour son interface aussi moche que pas pratique |
Polyvore , dont j’évoquais l’existence ici, vient de voir naître (enfin, il y a quelques semaines déjà ) un concurrent au nom évocateur de Styleandshare.com (on pourrait le traduire par modeetpartage.com).
Un principe simple : le collage
Je rapelle ici le principe de StyleAndShare.com pour ceux qui aurait raté le dernier épisode : composer à partir de photos produits disparates de nouveaux ensemble de mode distribuables (ou partageables, aïe, que c’est pas beau !) à travers le web. En un mot, c’est le principe même du Collage, technique artistique inventé par le peintre Picasso au début des années 1910.
L’idée, c’est ici de faire de l’affiliation directement à partir des fiches produits du web en stimulant l’imagination et la créativité des acheteurs finaux. Rappellez-vous, le groupe Otto avait déjà proposé l’expérience (zut, je n’arrive pas à retrouver le lien) à ses acheteurs sur un de sites anglais et même les 3Suisses (et sans doute la Redoute) explorent encore aujourd’hui le concept sans pousser jusqu’au bout sa logique.
Une vieille habitude des magazines de mode
En fait, les collages sont une vieille habitude des magazines de mode féminin et il n’y a qu’à ouvrir un Marie-Claire ou un Figaro Madame (rassurez, je ne lis aucun des deux, c’est Mme Capitaine Commerce qui les laisse traîner parfois sur la table de notre cuisine et me laisse juste le temps d’y jeter un coup d’oeil) pour s’en rendre compte et comprendre par là , que sur le Web, on n’invente pas la poudre, mais on la réinvente.
Un cross selling évolué fait par les clients
Que ce soit Polyvore, donc, ou StyleAndShare, l’idée est la même : créer de nouveaux produits (des ensembles) à partir d’autres produits (rappellez-vous mon article sur le L-commerce à ce sujet). C’est en quelque sorte du cross-selling évolué, fait par les internautes et mis en scène de manière un peu moins grossière que ce qu’on peut voir habituellement sur les sites de e-commerce. Ajoutez à cela une touche de communautaire et vous obtenez un concept qui devrait faire fureur dans les années à venir (enfin, je crois).
Curieusement, nos deux larrons semblent s’être consacré uniquement aux accessoires de mode, alors qu’on pourrait bien évidemment étendre le concept à d’autres gammes de produits :
- les accessoires et les ingrédients de cuisine (en y adjoignant une recette, par exemple)
- les gadgets (pour les geeks)
- le tuning
- en fait, pratiquement tout, puisque l’être humain possède une furieuse tendance à vouloir se créer une personnalité (donc un style) à travers tous les objets qui l’entourent
Alors, à quand, le prochain Polyvore ou Styleandshare.com français ?








En fait, c’est une autre manière de faire de l’UGC et de créer de l’implication.
A l’image du Hot Or Not, on maîtrise la base des éléments utilisables, ce qui enlève la problématique de la modération… contrairement aux contenus en production libre.