Cette semaine, en complément de notre dossier lingerie du mardi, nous interviewons Pascal Debaere, qui vient de créer un magazine en ligne et d’un site de ventes privées dédiés au plaisir féminin.
« Encore un truc de grosses salopes » me direz-vous ? Non, un créneau intéressant et porteur, où l’on aborde le sujet sans vulgarité, où l’on donne des explications et des conseils. Doctissimo et aufeminin.com, l’Express.fr, y consacrent déjà des dossiers. Aujourd’hui, la félicité sexuelle devient une revendication forte. On s’adresse désormais à des non-spécialistes qui n’ont pas l’habitude de fréquenter les sex-shops mais qui veulent maîtriser et pimenter leur vie amoureuse.

Flagrants Délices décrypte pour vous un marché rentable en pleine expansion et vous livre ses secrets pour prendre rapidement des parts de marché…

1-Pascal, après une solide expérience dans la VAD, vous vous lancez dans la création de deux sites internet http://www.flagrantsdelices.com et http://www.delicesprives.com Pouvez-vous nous en dire plus sur ce que vous a apporté chacune de vos expériences et ce qui vous a motivé pour vous lancer dans ce projet de création ?
Suite à première expérience à la Blanche Porte, filiale du groupe 3 Suisses, j’ai rejoint Adam&Eve en 2001 en tant que responsable de l’activité France puis en tant que Directeur Commercial du groupe au niveau européen. Adam&Eve est une société du groupe Pabo qui est le leader incontesté de la vente à distance de produits de charme en Europe. Cette expérience était fabuleuse ! Il fallait défricher un marché Français naissant avec une approche importée des Pays Bas. Tout était rendu difficile par le refus de TOUS les partenaires à travailler avec une société vendant de la lingerie fine, des Sex Toys et des DVD. Fin 2007, le CA annuel d’Adam&Eve France était proche de 40 millions d’Euros. Ce chiffre parle de lui même ! Occupant ce poste international, une de mes convictions fortes s’est renforcée : le marché Français est en retard, en décalage !!! L’offre n’est toujours pas en adéquation avec la demande. De cette idée simple, avec des associés, nous avons lancé www.flagrantsdelices.com, avec une approche beaucoup plus soft car je pense que le marché français reste à évangéliser et que les parts de marché sont à prendre maintenant.

2-Pouvez-vous nous en dire plus sur votre nouveau projet ?
Nous gérons tout d’abord un site éditorial http://www.flagrantsdelices.com avec une équipe de 5 rédactrices et une psychologue. Nous abordons sans vulgarité des sujets comme le plaisir féminin, la vie de couple, nous donnons aussi des astuces beauté/bien-être et publions des témoignages et articles de fond. Nous avons voulu une approche interactive : les internautes peuvent commenter, notre psychologue répond aux interrogations des lecteurs, nous ouvrirons bientôt le forum. Nous vendons déjà des espaces publicitaires, et même si pour le moment, ce n’est pas ce qui génère le plus de revenus, cette approche éditoriale nous permet de générer du buzz, du trafic et de fidéliser une audience. Par exemple, France Soir, Le Monde et Marianne ont publié un article sur nous suite à une enquête originale réalisée auprès de 1800 membres de notre base de données. Notre ambition est de devenir une référence moderne et incontournable sur le marché du plaisir féminin.


Aux côtés de www.flagrantsdelices.com, nous avons lancé www.delicesprives.com, le 1er site de ventes privées dédiées intégralement au plaisir féminin. En termes de produits, on y retrouve principalement de la lingerie sexy et des sexy toys. Nous avons débuté ces ventes privées en Avril 08. Pour l’instant, nous organisons une vente privée par semaine et nous souhaitons en organiser 2 par semaine dès Janvier 2009. A ce jour, les résultats sont très contrastés d’une marque à une autre. Tout simplement, nous apprenons jour après jour. Pour la logistique, tout est sous-traité chez notre partenaire Log VAD mais en interne l’organisation de ces ventes nécessite déjà 2 personnes à temps plein !

De nombreuses marques aussi diverses que Soyelle (http://www.soyelle.com) ou Sexy Avenue (sex shop en ligne), ont déjà accepté de travailler avec nous. On bloque un stock de produits chez ces fournisseurs, en faisant la promotion auprès de notre base de données et on se charge de la logistique. Cela mobilise deux personnes à temps plein et des prestataires extérieurs, par exemple pour la logistique. Le taux de transformation moyen pour une vente privée est de 0.5%, mais nous sommes montés jusqu’à 1.5% avec certains produits. Nous percevons un pourcentage des ventes réalisées négocié suivant la marque, mais en général autour de -30 et -60%. Les internautes perçoivent les ventes privées comme un service car nous leur permettons d’obtenir jusqu’à 70% sur leurs produits préférés.

Bientôt, nous ouvrirons aussi une boutique, mais là pour le moment, je ne peux pas vous en dire plus…

3-Comment en si peu de temps avez-vous déjà constitué une base de données client ?
Nous mêmes avons été surpris, cela a été plus vite que prévu car en plus des actions que nous avions organisées (jeux-concours, locations ciblées de base de données, recrutement via notre site éditorial), nous avons été très surpris du buzz crée autour de notre projet par les médias et les internautes eux-mêmes. Via notre site internet, nous recrutons, avec l’inscription à la newsletter et aux ventes privées jusqu’à 10% du trafic sur certaines opérations courtes.

4-Comptez-vous exporter votre projet à l’international ?
C’est assez difficile car notre contenu éditorial est basé sur une excellente connaissance du marché et des mœurs locaux. Nous avons choisi de nous adresser au couple alors que l’approche au Royaume-Uni est orientée sur la femme, l’approche aux Pays-Bas, en Allemagne ou en Autriche est plutôt masculine avec des produits hard (poupées gonflables, DVD). C’est encore assez tabou de communiquer clairement en France, mais je pense que notre approche, explicite, mais sans vulgarité correspond à un changement d’attitude dans la société. Avoir une vie sexuelle épanouie est aujourd’hui une revendication de masse, cependant on trouve encore peu d’information ou de conseils. Par notre approche, nous comblons cet écart, en nous adressant à la majorité de manière démocratique sans les forcer à rentrer dans l’univers du porno ou des sex-shops.

Nous souhaitons pour le moment nous faire une place de choix sur le marché français qui reste encore à conquérir et qui nous semble très porteur (ndrl : La France semble en retard sur ce marché par rapport à d’autres pays : « seules 7 % des Françaises utilisent un sex toy, contre 21 % des Américaines ou 24 % des Britanniques ! » (Source : Décision Achat)

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INTRO
LINGERIE épisode 1 : Frais de port et retours
LINGERIE épisode 2 : Démonstration produit
LINGERIE épisode 3 : Tailles/disponibilité/Réassurance
LINGERIE épisode 4 : Bien présenter les coloris produit
LINGERIE épisode 5 : Valoriser le produit
LINGERIE épisode 6 : Ventes additionnelles avec produits coordonnés et associés

à paraitre dans les prochaines semaines :

LINGERIE épisode 7 : Les fiches multi-produits
LINGERIE épisode 8 : Les services associés
LINGERIE épisode 9 : La facilité à offrir/se faire offrir un produit
LINGERIE épisode 10 : Navigation « américaine » vs. navigation « séduction »
LINGERIE épisode 11 : Ergonomie et fonctionnalités intéressantes

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A lire :

  1. E-commerce lingerie, notre analyse
  2. LINGERIE épisode 7 : Les fiches multi-produits
  3. LINGERIE épisode 9 : La facilité à offrir/se faire offrir un produit
  4. LINGERIE épisode 4 : Bien présenter les coloris produit
  5. LINGERIE épisode 8 : Les services associés (pas les sévices, les seRvices!)
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  1. [...] recherches pour cet article que je me suis souvenue avoir déjà lu quelque chose à ce sujet (lire Capitaine Commerce du [...]