Une déception grandissante
Permettez-moi de rebondir sur un billet récent lu sur Get Elastic, une des meilleures références en matière de ecommerce et de blog, dont l’auteur, Linda Bustos, avoue, dans une sorte de coming out, ressentir une déception grandissante sur les synergies possibles entre Facebook et les applications de e-commerce.
Selon elle, un constat s’impose. De l’emballement des débuts où l’on a vu fleurir les dizaines, voire les centaines d’applications ecommerce pour Facebook (voir ci-dessus la vidéo qui recense toutes les applications de voyage en ligne), à peine quelques unes aujourd’hui reçoivent quotidiennement quelques milliers de visiteurs et c’est bien peu en comparaison des attentes qu’avaient engendrées la plus célèbre plateforme de réseau social.
Devinez combien il existe d’applis de voyage en ligne sur Facebook. La réponse est à la fin de la vidéo.
Quelques raisons qui font douter
Dans une vision pessimiste des choses, plusieurs raisons prouvent que l’alliance du ecommerce et de Facebook semble définitivement une cause perdue.
- Les demandes d’ajouts d’applications par des amis sont de plus en plus mal perçues. Pire encore ! Le système si efficace de diffusion de Facebook par réseau d’amis finit même par vous faire percevoir vos amis comme d’horribles spammers (enfin, on sait ce qu’on entend par « ami » quand on utilise Facebook et même le pire de vos ennemis pourrait être votre ami grâce à une sorte de perversion subtile de ce mot)
- Trop d’applications tue les applications. Et dans ce contexte, difficile d’en faire passer une par dessus les autres pour la faire connaître. Là encore, on rencontre une des limites typiques de Facebook.
- Pour qu’une application ne soit pas jetée aux orties, il vaut mieux qu’elle soit utilisée tous les jours, ce qui, honnêtement, à part le Fun Wall n’est le cas de pratiquement aucune application et donc encore moins d’une application commerciale
- Beaucoup d’applications dépendent du nombre d’amis qui les utilisent. Si ce n’est pas le cas, ces applications ne sont d’aucune utilité. Autrement dit, pour qu’une appli ecommerce fonctionne réellement, elle doit pouvoir avoir un grand nombre d’utilisateurs, ce qui, vu les points ci-dessous, est un objectif de plus en plus difficile à atteindre.
A l’aune de ce constat, Linda Bustos, l’auteur de ce déprimant billet, ne voit aucun avenir au e-commerce dans Facebook.
Je suis en fait assez d’accord avec ce constat, mais je rappellerai tout de même que l’espoir existe et que certaines applis pourraient tout de même tirer leur épingle du jeu, comme c’est le cas pour RadicalBuy, dont je me faisais l’écho il y a quelque jours.
N’oublions pas non plus que le ecommerce, ce n’est pas que de la vente, mais c’est aussi du buzz et là, sans doute, de vastes champs de possibilités restent à encore explorer. Et vous, qu’en pensez-vous ?
- Lire le billet de Linda Bustos sur Get Elastic : Commercial Facebook Applications: Is There Hope or Only Hype?
- Mon billet sur RadicalBuy : RadicalBuy : le-commerce de la « Long tail » sur Facebook







Assez d’accord avec toi. Je ne vends pas sur Facebook, même si ça viendra peut etre, mais je l’utilise surtout pour faire connaitre mon site…
Je crois que Facebook peut servir a federer et donner de l’information, faire une passerelle vers le site, ou lancer des opérations promos…
oui mais c’est vrai qu’on avait envie de tester quelque chose juste sur facebook, pour créer du buzz, je crois que c’est la principale fonction de facebook c’est de propager le bruit… après facebook ça reste quand même assez énigmatique on y va sans trop savoir pourquoi… mais bon on y va
Il faut laisser murir le concept, perso je n’étais pas très convaincu au début mais là je commence à me dire qu’il peuvent à terme venir concurrencer un…. ebay !
je sais je m’emballe mais quand on voit la difficulté d’ebay de faire évoluer leur site, on se dit qu’il y a peut être de la place
Perso, les quelques appli liées à ma boutique eBay m’ont amené un peu de monde, mais pas d’augmentation des ventes ni significatives, ni rien… facebook me permet plutôt de faire du buzz via les murs de groupes sur des mises en ventes particulières.
Bonne journée, Richard
Je suis tout à fait d’accord avec les raisons que tu avance dans le post. On oublie bien souvent que Facebook est avant tout un réseau social d’échange et de divertissement, les usagers l’utilisent comme tel.
Les applications publicitaires et ecommerce arrivent trop tard pour intéresser les membres, ayant déjà leurs habitudes d’usage du réseau social.
La seule opportunité réside dans l’intérêt des usagers, et c’est d’ailleurs pour çà que le buzz fonctionne très bien: booking d’évènements, promotions, rémunération d’avis ou d’opinion, recrutement de membres… en creusant un peu les possibilités deviennent illimités.
Facebook est au final une vitrine géante pour toute entité quel est un but lucratif ou non, mais pas supermarché.
Merci pour vos commentaires.
Je pense que le rôle d’une application e-commerce dans facebook ne doit pas avoir pour vocation de vendre des produits ou faire de la pub, il serait judicieux d’avoir des applications qui permettent aux consommateurs de s’exprimer sur la consommation des produits en général.
Facebook doit normalement jouer un rôle social et non celui d’entremetteur commercial.
@Visibox : la question de savoir si Facebook doit servir d’intermédiaire commerciale est en suspens. Beaucoup de gens se la pose dans le Groupe où je travaille, mais l’opinion générale que je ressens est qu’il serait dangereux d’aller proposer en frontal des applications de commerce électronique "brandées" auprès des réseaux sociaux. C’est naturel. Il y a une grande méfiance des utilisateurs vis à vis des marques (en France, notamment).
En revanche, je pense, comme je l’ai écrit dans mon billet, qu’il peut y avoir des applications d’échange de produits (donc de la vente) entre facebookiens, du moment que la marque n’agit que comme intermédiaire et si elle a une légitimité à le faire. Pas simple et pas pour tout le monde… Des gens comme Ebay, PriceMinister, 2xmoinscher ou Up Factory pourraient être dans cette catégorie, puisque leur commerce est basée sur de l’intermédiation. En vois-tu d’autres ?