Et pour que vous, petits français ne passiez pas à côté d’innovations technologiques peut-être intéressantes, je vous résume le tout.
Metro vient de lancer un concept de magasin futuriste, video à l’appui, vous verrez notre ami journaliste anglais faire ses courses avec son téléphone portable et nous fait découvrir le côté high tech de ce supermarché.

Le téléphone permet de scanner les codes barre des articles de votre panier et d’imprimer ensuite un unique code barre qui résume votre ticket. Il vous suffit ensuite de scanner cet unique code barre à la caisse pour payer. Evidemment, c’est vous qui faîtes tout le boulot pour scanner vos articles, mais vous gagnez du temps en caisse.
Au rayon poissonnerie, vous trouverez un sol interactif qui vous permet de jouer ou de faire jouer vos enfants. Roger, un robot vous donnera éventuellement des conseils pour vos courses. Des puces électroniques sur les barquettes de viande permettent au supermarché de savoir ce qui a été acheté et de renouveler les stocks en conséquence.
Et alors, le mieux, mais il ne faut surtout pas en parler au Capitaine sous peine de le émigrer sur le champ en Allemagne, c’est la dégustation de vin automatique parmi 16 bouteilles (dégustation gratuite bien sûr, mais limitée à 6 petits verres par personne).
J’aime beaucoup cette utilisation hyper concrète du mobile et de quelques innovations dont on entend parler depuis un moment. A la limite, on a plus envie d’aller faire ses courses dans un supermarché comme cela, plutôt que de commander sur internet.
On n’a plus qu’à connecter toutes ses applications avec des pubs très ciblées, les avis des consommateurs et on y est !







6 petits verres * 16 bouteilles : 96 petits verres. Quelqu’un est-il intéressé par du co-voiturage ?
Merci pour la vidéo, elle est bien sympa, mais je doute de la portabilité du système de code barre en France. Les consommateurs allemands sont beaucoup plus honnêtes que les français (eh oui). Exemple, en Allemagne, les gens ne payent leur commande (en VAD) que lorsqu’ils ont reçu le colis. On imagine donc bien ce que ce système de code barre donnerait chez nous : les gens ne scanneraient que la moitié des articles avant de passer en caisse et de payer.
Cela dit, Auchan, dans ce domaine, ne semble pas manquer d’idées en matière de paiement dans ses hypers. Objectif certain : l’élimination des caisses grâce, par exemple, à l’utilisation intensive de puces RFID.
Quand au paiement sans contact ("radio" dans le reportage), c’est un projet également en cours de mise en service, déjà testé avec succès en Alsace, et qui devrait être mis en oeuvre l’année prochaine avec les grands opérateurs téléphoniques français.
Bon, le coup du vin, c’est génial, mais encore une fois, en France, on risque d’assister vite à des débordements, voire des émeutes…
Tiens, a propos du système de paiement allemand, il faut savoir que cela génère un taux de retour énorme. Par exemple au niveau textile les clients(clientes) n’hésitent pas à commander un article en 3 tailles 4 couleurs, ou retourner des articles dont la photo pourrait être trompeuse. Par exemple les serviettes éponges qui ont l’air bien moelleuses de visu mais qui dans la réalité sont plus proches du papier cigarette. Les visuels produits en france ont donc un impact négatifs sur la marge finale.
@Capitaine : effectivement, il faut adapter toutes ces belles choses au marché français. Auchan a déjà des caisses où tu scannes toi-même, mais ensuite les articles doivent passer sur le tapis qui vérifie que le poids de l’article correspond à celui-ci. Il y a bien sûr moyen de gruger, mais les hypermarchés doivent s’y retrouver puisqu’il faut une seule caissière pour une petite dizaine de caisses de ce genre.
Le paiement sans contact, je l’ai déjà vu il y a quelques années en Finlande dans les stations essence. Il fait trop froid pour descendre, les gens se font servir par un mec déguisé en esquimau et ils payent avec leur mobile. Le froid, ça rend inventif !
@Cobolian : je suis assez d’accord avec toi. Il y a un décalage entre les magnifiques photos de la VàD et la daube qu’on reçoit. En plus, quand l’article est photographié sur le modèle, ça se passe bien avant que le vêtement soit produit en grande quantité, et le prototype est souvent bien plus luxueux que le produit final que reçoit la cliente.
Une autre remarque pour les puces RFID, c’est qu’en fait leur application est large. On pourrait imaginer que le supermarché les utilisent pour cibler sa pub (comme ce crétin de lapin Nabaztag qui réagit aux objets avec des puces), pour réapprovisionner précisément son stock. Mais que moi aussi, en tant que particulier, je peux connaître ce qu’il me reste dans mon frigo, savoir ce qu’il faut consommer en premier avec un tri sur les dates de péremption, connaître la traçabilité des produits (pour les viandes par exemple), voire du traitement des déchets.
@Capitaine : pour la dégustation de vin, le journaliste ne peut la faire que parce qu’il a une carte à puce perso. On peut donc cibler et filtrer les alcooliques anonymes hors du segment de prospects.
Pareil que pour les caisses, plus besoin d’avoir autant d’ animatrices de marques : un distributeur automatique de pinard, une carte à puce, et tout roule !
E Leclerc a lancé en France un système similaire (moins abouti car sans usage du tel portable, et pas de dégustation de vin non plus
, où le client, après avoir passé sa carte d’enseigne sur une borne, récupère une douchette avec laquelle il scanne ses courses en magasin.
Quant au problème de la moralité des français, E. Leclerc a prévu en partie : certains clients, sélectionnés de manière aléatoire, sont invités à repasser le contenu de leur caddie en caisse réelle, afin de s’assurer qu’il n’y a aucune différence entre le scan et le contenu…
Bref, un gain de temps et d’argent pour le client (et pour l’enseigne aussi), puisqu’on connait en temps réel le montant du contenu de son caddie !
Salut Authenticity : décidément, pas de chance pour les clients qui doivent repasser une deuxième fois par une caisse normale !
Tu soulèves un point intéressant : le fait de connaître précisément la facture globale ! J’aimerai bien savoir ce que ça donne au niveau du panier. Quand on fait ses achats par internet (ex: http://www.chronodrive.com), on peut sauvegarder sa liste de produits habituels, et on réajuste le montant global en fonction de son panier, alors que quand tu vas en supermarché, tu te laisses tenter par plein de nouveautés ou achats d’impulsion. J’imagine qu’il y a une partie de la population qui va adorer la solution "Hi-Tech & gain de temps" et une autre partie qui va accepter avec plaisir de perdre du temps en supermarché "Low Tech"
La douchette est également en test chez moi. C’est chez Simply Market et c’est une filiale d’Auchan.
Je l’ai jamais essayé, mais comme à chaque fois, c’est pour acheter un pack de bière, je n’en vois pas trop l’intérêt.
Bon, dès que j’ai des news de ce côté là, je vous tiens au courant (on s’éloigne un peu du ecommerce, là, mais bon… ça fait aussi partie des habitudes de consommation)
@Capitaine : je ne sais pas si c’est si éloigné que cela du e-commerce, parce que ça rejoint plus ou moins le M-commerce, le marketing relationnel et la pub ciblée. On peut aussi le relier à la domotique avec ton frigo qui va t’avertir quand tu dois faire les courses et ce que tu dois acheter (ou même qui va le faire à ta place directement).
De toute façon, c’est bien en fonction des habitudes de consommation et de l’utilisation de ces innovations que l’utilisateur va adhérer ou pas.
Bon, RDV à toute l’équipe au rayon vin pour qu’on se penche sérieusement sur la question !
La techno me semble déjà obsolète, puisqu’a l’aide de RFID par exemple, l’étape du scan devrait être évitée et le comptage du panier automatique.
@Cobolian : oui effectivement, tu pourrais tout faire avec les RFID, de l’approvisionnement jusqu’à ta poubelle, en passant par la consommation !