Mythes et réalités du e-commerce

Vendre sur internet : c’est sans doute une réalité pour beaucoup d’entre-vous qui venez vous abreuver des savoureux et indispensables billets de Capitaine Commerce, ou un projet pour d’autres.
Je ne doute pas que vous soyez donc assez familier avec les réalités du e-commerce, souvent bien éloignées des idées pré-conçues largement répandues auprès des non-initiés qui véhiculent souvent une vision fantasmatique et idéale du e-commerce.

Néanmoins, beaucoup d’entrepreneurs et d’entrepreneuses projettent à un moment de mettre la corde du e-commerce à leur arc sans mesurer les conséquences concrètes de ce choix. J’ai donc réalisé une petite présentation pour tâcher de brosser aux candidats à la e-reussite un tableau plus réaliste.

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Après avoir visionné cette présentation, on m’objectera sans doute en commentaires que c’est une vision un peu sévère et qu’aujourd’hui, pléthore d’offres et de possibilités peuvent éclaircir ce tableau et faciliter le quotidien de l’e-commerçant : c’est vrai !

Mon but, dans cette présentation est surtout de rappeler qu’internet n’est pas un outil magique, (et bien au contraire puisqu’il est doté d’une forte composante technique), et qu’au final, comme dans la réalité, seuls le travail, la détermination, l’écoute, le discernement, la stratégie et la passion permettent de triompher des nombreux obstacles sur le chemin de la réussite.

35 commentaires

  1. Un bon rappel ! C’est vrai que le mythe ecommerce (coute rien, facile et rapide, rapporte beaucoup) a encore la vie dure.

    Il y a peu j’ai rencontré de futurs ecommercants. Après quelques minutes de conf la moitié au moins étaient perdus a entendre de mots tels que web marketing, disponibilité, bannières…

    Il y a encore du travail a faire les amis !

  2. Bonjour. C’est excatement ça, je viens régulièrement m’abreuver de vos bons conseils ! J’ai créé il y a peu de temps ma société d’ecommerce, et j’avoue que j’avais peut-être cette vision un peu simpliste. Et puis, une fois dedans, et une fois l’euphorie des premières commandes passées, on se rend vite compte qu’on a sûrement mal évalué les choses, et qu’il faudra beaucoup plus d’investissement, de com et surtout de temps de travail que prévus !!

  3. Très intéressant (comme dirait Carla B), ça va mettre les pétoches à certains 😉
    ps: il y a une faute dans le slide
    écran les fondamentaux > url rewriting et non pas rewrighting

  4. Merci pour ces rappels élémentaires. Il me semble que si une approche empirique était encore possible il y a quelques années, le e-commerce tend aujourd’hui à se « professionnaliser ».
    Encore une fois, c’est un métier extrêmement complexe au point de jonction de nombreuses compétences qui ne peuvent être détenues entre les mains d’une seule personne. Nombreux sont ceux qui ont cru pouvoir « tout faire » eux mêmes, alors qu’il est devenu indispensable de pouvoir rassembler un certain nombre de compétences, techniques, marketing, design, logistique, et plus encore, pour pouvoir réellement se lancer dans la vente à distance électronique (ce qu’on appelle vulgairement le e-commerce). Peu de gens, à l’heure actuelle, peuvent se targuer d’avoir une vision d’ensemble de ce qu’il faut faire pour assurer le succès d’une entreprise sur le web. Ceux qui le peuvent sont sûrement ceux qui ont réussi aujourd’hui : un Michel de Guilhermier, un Pierre Kosziusko-Morizet ou un Jacques-Antoine Granjeon (et plus proche de nous, un certain Daniel Broche).
    Une des difficulté que peut notamment rencontrer le e-entrepreneur est de pouvoir faire parler entre eux des gens qui n’arrivaient jamais avant à se parler : le marketeur avec le développeur, le développeur avec l’ergonome ou le designer, l’acheteur (dans les grands groupes) avec les responsables web, etc.
    Nous sommes à la croisée des chemins et il serait temps de bien faire comprendre, en France en tout cas, que web entrepreneur est un vrai métier qui recquiert une vraie formation (des formations qui commencent à se mettre en place un peu partout en France).
    Merci pour cette très ludique et parlante présentation.

  5. Bonne approche. Je ne cesse de le répéter à qui veut bien l’entendre le e-commerce c’est TRES dur et pas rigolo !
    Reste que dans la somme des compétences listées manquent à mon goût comme bien souvent dès qu’on parle de e-commerce, les compétences pointues en commerce (achat, gestion des fournisseurs) et en gestion comptable. La comptabilité et la gestion de ce type d’activité est complexe parce que le modèle est récent. Il est très facile de sortir des clous…
    Quoi qu’il en soit une ou 2 personnes ne peuvent en aucun cas rassembler toutes ces compétences…
    Donc une seule solution investir, investir, investir !

  6. Hop pardon je reviens pour une dernière petite remarque. N’oublions pas les compétences juridiques.
    Le e-commerce c’est tout sauf Bisounours Land. Il y a des lois commerciales (et d’autres) qui s’appliquent. Sur la fiscalité, la publicité, la vente à prime, les promotions, la concurrence déloyale, le parasitisme etc… ) celui qui l’oublie (ou ne le maitrise pas) a toutes les chances de se faire taper très fort sur les doigts à un moment ou à un autre.
    Le e-commerce ne se limite pas à la mise en application de la Loi Chatel.

  7. Je rebondis sur la slide où tu parles de prix, il est vrai que beaucoup de jeunes ecommerçants et même moins jeunes, pensent que le prix du produit est un facteur décisif.
    Sur un comparateur, son impact sera très fort, mais une fois sur son site, si le processus de commande ne plait pas au visiteur, il sera alors fichu.

    Ce petit exemple montre que tout le cheminement d’un visiteur doit être exemplaire à chaque page pour qu’il devienne acheteur (charte graphique, qualité du contenu, de l’affichage, sécurité etc..).

    Et pour au final passer 30h sur le site à analyser(tics) les pages où bloque le visiteur, à tout remettre en question.
    dur,dur,dur le métier d’e-commercant 🙂

  8. Très bonne analyse, bravo. Quand je vois le nombre de personnes qui veulent se lancer dans le e-commerce et qui n’ont aucune vision sur les compétences et le travail à fournir, ce slide est plus que bienvenue. Je ne manquerait pas de le faire connaître à certains.

    Par contre là où je suis moins d’accord, notamment avec Capitaine Commerce c’est sur ce point :
    « Peu de gens, à l’heure actuelle, peuvent se targuer d’avoir une vision d’ensemble de ce qu’il faut faire pour assurer le succès d’une entreprise sur le web »

    On peut très bien avoir une vision d’ensemble sans pour autant avoir les moyens d’assurer un succès réel. Les exemples que tu donnes sont d’ailleurs assez frappants, aucun des noms que tu cites n’est issu d’une petite structure.

    Olivier B>
    « Quoi qu’il en soit une ou 2 personnes ne peuvent en aucun cas rassembler toutes ces compétences… »

    C’est certains, mais ouvrir un e-commerce impose-t-il d’avoir 4 ou 5 personnes minimum dans l’équipe ? Cela demanderait une tréso de démarrage énorme avec une rentabilité pas spécialement assurée. Il faudrait dès le départ un budget comm’ énorme et des moyens logistiques importants (il va falloir taper vite et bien, il faut un succès rapide). Sans ça, on peut bien avoir une équipe de 5 personnes, si on n’a pas de visibilité, les personnes compétentes ne servent pas à grand chose.
    Cette règle n’est valable que pour les gros projets. Pour les petits projets, il faut bien avoir des compétences dans un peu tous les domaines. Certaines ne sont d’ailleurs pas essentielles pour un petit projet. Quand je dis essentielles, je veux dire par là qu’avec des notions, on peut s’en sortir.

    « Le e-commerce c’est tout sauf Bisounours Land. Il y a des lois commerciales (et d’autres) qui s’appliquent. Sur la fiscalité, la publicité, la vente à prime, les promotions, la concurrence déloyale, le parasitisme etc… ) celui qui l’oublie (ou ne le maitrise pas) a toutes les chances de se faire taper très fort sur les doigts à un moment ou à un autre. »

    C’est certains mais j’ai plus l’impression que l’on est encore dans Bisounours Land. Je vais parler de mon créneau et je peux te dire que bon nombre de mes concurrents se moquent de la loi Châtel, de la réglementation sur les promos, de la concurrence déloyale… Et ça dure, ils n’ont pas l’air d’être inquiétés…

  9. Merci pour cette piqûre de rappel, il y en a besoin 😉 Trop de gens ne se rendent pas compte qu’il est trop tard une fois l’entreprise lancée …
    et OUI, c’est un métier, et OUI il faut investir (comme toutes entreprises d’ailleurs) …
    En espérant que ce billet en sauvera quelques un …

  10. Excellente présentation qui sera largement diffusée….
    Ca me rapelle des visiteurs que nous avions rencontré l’année dernière durant le salon du SPLLOS.
    Après 45 minutes de discussion et un tentative d’explication de ce que c’était Internet, la personne me sort textuellement: « Mais alors, Internet c’est pas un eldorado ? On ne peut pas y faire ce que l’on veut gratuitement et simplement ? ».
    Et non malheureusement pour lui, internet n’est pas un no man’s land ou l’on peut faire fortune avec 1 morceau de bois et une ficelle.

  11. Lorsque l’on a le « nez dans le guidon » on pense TOUS « C’est facile de vendre sur Internet ». Cependant, cette présentation nous rappelle la réalité.

    C’est un peu un « 24 Heures Avec un Cyber Commerçant ».

    Capitaine Commerce tempère une nouvelle fois les promesses (un peu souvent trop optimiste) des vendeurs de poudre aux yeux.

    Bravo et merci, on se sent regonflé, prêt à une nouvelle journée 😉

  12. Si je devais résumer à l’extrême la problèmatique des sites d’e-commerce, je dirais qu’il y a que 10 places au soleil : celles de Google sur une recherche de produit.
    Le PRODUIT, justement, son choix, son PRIX, sa qualité de présentation photographique et rédactionnelle feront la différence par rapport à la concurrence et donneront l’envie d’acheter.
    Cette série de slides accentue un peu la complexité de gestion d’un site car la partie technique est à la charge du prestataire et ne doit pas être un problème pour l’e-commerçant.
    Enfin, le référencement/positionnement doit être optimisé pour chaque produit du site afin de limiter les dépenses d’achat de liens sponsorisés.
    En conclusion, pour réussir dans l’e-commerce, il faut avant tout être une bon commerçant proposant de bons produits, bien présentés, à un bon prix et être bien positionner sur les moteurs de recherche.

  13. En tout qu’a internet est bien une réalité et si vous remarqué internet prend de plus en plus d’ampleur au fil des année . Et ses clair qu’il ne suffit pas de faire un site et de le mettre en ligne, il faut lire des livres sur le sujet surtout sur tout ce qui et publicité je vais bientôt me lancer dans le e-commerce et avant je travaillé dans la pub sur internet , et la pub ses le plus important de tout !

    jewish arron

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Article de : Christophe Dournaux

Christophe Dournaux : Après avoir été Responsable OnLine d'un gros site de voyages (14 millions d'euros de CA en ligne) entièrement développé en interne, il met aujourd'hui son expérience au service des entreprises en tant que consultant en performance e-business pour Alexia Et Compagnie et propose des services d'audit et de conseils.