Un peu de Rich Media dans votre vin

Comment améliorer l’expérience client pour mieux vendre ? Si on peut se passer dans certains cas des artefacts du Flash et autres fariboles interactives, certains produits requièrent plus que des photos grands formats et des description à rallonge. C’est le cas du vin et de son univers auquel les pixels glacés de nos moniteurs rendent bien mal hommage et c’est donc déprimé par la crise et après avoir filé tous mes collants que je me suis livré à une étude attentive de quelques marchands spécialistes de la dive bouteille.

Vinotinto.fr : full-flash en bouteilles

Pour des raisons propres au référencement, j’ai toujours eu un à priori sur les interfaces full-flash (souvenez-vous de la tentative ratée du Bon Marché), mais il ne faut toutefois pas cracher dans la soupe et reconnaître les avantages d’un tel choix :

  • une expérience client améliorée
  • des interactions plus intuitives, plus puissantes et plus complexes
  • des outils plus sophistiqués pour configurer et « fabriquer » des produits

Flash peut être saupoudré parcimonieusement au sein de votre site ou bien le transformer complètement en application interactive (on parle alors de richcommerce).

Vinotinto.fr, malgré un design manquant un peu de caractère, répond assez bien au deuxième choix. L’interface est en full-flash (Flex) et permet assez simplement de naviguer entre les catégories de produits et de choisir son vin grâce à un outil de tri puissant, mais peut-être un peu trop complexe comparé au nombre de références disponibles.

Aromicon.com : simuler l’odorat grâce au Flash

Simuler le bouquet du vin grâce à une animation Flash : un gadget ?
Simuler le bouquet du vin grâce à une animation Flash : un gadget ?

Curieusement sortait également la même semaine de l’autre côté du Rhin et sur le même sujet Aromicon.com. Ici, on est dans une approche moins techno. Moins perfectionné que son homologue français, Aromicon se veut un assistant ou un guide d’aide au choix d’un vin.

La touche d’originalité vient d’une petite animation Flash qui permet « d’imaginer » (c’est le plus que peut faire une interface d’ordinateur) les arômes qui composent un vin. Ca fera peut-être sourire les spécialistes du secteur, mais je trouve cette approche intéressante quand elle est proposée à des néophytes comme moi.

Bottlepot : sommelière en vidéo

La très jolie et très sexy Marlene nous parle de vin. Dommage que ce soit en allemand !
La très jolie et très sexy Marlene nous parle de vin. Dommage que ce soit en allemand !

La meilleure manière de parler du vin, eh bien, c’est… d’en parler. Si possible en vidéo. Car rien ne saurait mieux retransmettre l’arôme du meilleur des vins que les belles paroles d’un amoureux de la chose (en l’occurence, ici, une amoureuse, la très sympatique Marlene).

C’est donc le choix de Bottlepot (encore un site allemand…) de parler de vin en vidéo.

Quand choisir du Flash ?

D’aucun (que je ne citerai pas) l’affirme haut et fort, Flash, c’est de la m… Ce n’est pas que vrai. Et il me semble en tout cas qu’un usage raisonné et adapté peut transformer ou améliorer l’expérience client de n’importe quel site pour n’importe quel produit, pourvu qu’on ne tombe pas dans la pure gratuité de l’imagination débridé d’un flasheur dont le cahier des charges serait : « Vas-y, Johnny, éclate-toi ! »

Se poser d’abord les bonnes questions

Aussi avant de penser au Flash pour votre petite boutique à vous, je vous amènerai à vous poser une petite série de questions (pas exhaustives) qui vous aideront sûrement à considérer les bienfaits ou malfaits d’un tel choix.

  1. L’ergonomie de mon site standard est-elle suffisament satisfaisante pour pouvoir me lancer dans des pirouettes en Flash ?
  2. En utilisant des interfaces riches, vais-je réellement apporter un plus à mon dispositif de vente ?
    1. sur les leviers commerciaux
    2. sur l’expérience client
    3. sur l’apport de l’information
  3. Mon interface riche va-t-elle absolument suppléer à un besoin que je ne peux satisfaire par des moyens traditionnels (HTML et javascript) ?
  4. Le jeu en vaut-il la chandelle ? En gros, mon investissement de départ (plus cher) a -t-il un réel avantage concurrentiel sur celui nécessaire à la mise en production de moyens traditionnels ? (question à laquelle il est évidemment difficile de répondre)
  5. Existe-t-il dans mon rayon d’action un prestataire capable de VRAIMENT répondre à ma demande ?

Flash ou les interfaces riches ne sont pas forcément réservés à des gros budgets. Si vous lorgnez du côté du full-flash, pensez vraiment à l’évolutivité de votre site. Un défaut bien connu de ce choix est son coût de maintenance beaucoup plus élevé.

Si vous souhaitez-vous faire une idée de toutes les possibilités d’une telle technologie, n’hésitez pas à rendre visite à Fred Cavazza sur RichCommerce.fr qui présente un choix très attrayant des meilleurs sites dans le domaine.

4 commentaires

  1. Outre le fait que question référencement c’est pas facile pour le flash, il y a quelques incompatibilité avec certains navigateur. Je parle pas en tant que développeur web (je ne le suis pas) mais en tant qu’utilisateur. Et puis je trouve ça lourd en chargement et en utilisation.

    Maintenant avec du jquery et des trucs de ce genre on peut avoir une experience client très interessante.

    Enfin bref c’est pas pour moi.

  2. L’interet du Flex (par rapport au Flash) est de permettre un referencement plus facile (données XML, URLs distinctent par produit possible), et d’avoir des couts plus cadrés.

    Pour vinotinto je trouve le travail étonnant… Outre le graphisme qui nous change de l’image de la bonne vielle avec toile d’araigners, la navigation dans le catalogue est plutot innovante pour le domaine.
    Il y a un ici un plus : trouver un produit suivant des goûts personnel. On est loin des listings de produits opaques des solutions opensource.

  3. produit innovant, navigation intéressante, c’est pas si mal vinotinto. Mon seul regret : les textes sur les fiches produits ne sont pas assez mis en valeur alors qu’ils sont réellement travaillés, plutot personnels et changent un peu des fiches produits habituels, ca donne envie d’acheter alors que je ne suis pas un amateur de vins, loin de la.

  4. Le problème c’est que les gens ne savent pas toujours ce qu’ils aiment. Travaillant en contact direct avec le consommateur, je m’en rend compte de plus en plus. Les gens ont du mal à décrire leurs sensations olfactives et gustatives. C’est à moi à décrypter…

Répondre à Stephane C Annuler la réponse.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Merci de taper les caractères de l'image Captcha dans le champ

Merci de saisir ces caractères dans le champ
ci-dessous afin de valider votre commentaire.

Capitaine

Article de : Capitaine

Olivier Sauvage est le fondateur de Capitaine-commerce.com et de Wexperience, agence spécialisée en expérience utilisateur digitale.