Petite réflexion pour l’année à venir

Vendre en ligne ! La belle affaire. Avec des taux de croissance à 2 chiffres depuis des années, le nouvel eldorado numérique n’a pas fini d’attirer les aventuriers, chercheurs d’or de tout poil, passionnés de la vente, entrepreneurs à la recherche d’un retour sur investissement rapide. Avec la Crise (celle de 2009, juste 80 ans après celle de 1929, doit-on voir dans ce chiffre rond un signe du destin ?), évidemment, les choses vont commencer à se tasser. Fini de jouer. Le temps des vrais professionnels est arrivé. Les explorateurs des premiers jours, avec leur petit osCommerce sur le dos et leur paiement ATOS en bandoulière, vont devoir, pour ceux qui n’auraient pas réussi à grossir suffisamment, laisser la place aux gros, aux spécialistes ou aux vrais professionnels (c’est comme on voudra l’entendre).

Aujourd’hui, pour trouver du pétrole, il ne suffit plus de planter son petit derrick dans un désert de pixels (il y a quelques années encore, la place en référencement naturel sur Google était abondante et pas chère), il faut rationnaliser : acquérir du trafic à coups de liens sponsorisés, de bannières publicitaires, d’affiliation. Il faut transformer en optimisant l’ergonomie de son site, en enrichissant ses pages produits à grand renfort de rich media. « Performer » sa relation client (ça y est, je parle comme les gens du marketing) en optimisant son CRM (« comment ? Vous n’avez pas de logiciel de CRM ? Mais comment faites-vous, mon cher ? »). Accroître sa visibilité en se positionnant sur les réseaux sociaux. Faire du multicanal (pour peu que l’on ait la masse critique pour développer son offre sur les mobiles, dans les magasins, sur des catalogues).

Et même s’il restera toujours une place pour les petits (merci la Longue Traîne (et encore… voir l’article de Julien à ce sujet)), le chiffre de 40,000, le nombre de e-commerçants en France, finira par fondre comme une motte de beurre oublié sur la table du petit déjeuner un lendemain de cuite (Hum ! quelle métaphore).

La bataille sera rude, donc, pour les grands joueurs comme les petits. Concentration, dépot de bilan, reconcentration, achats-rachats, 2009 sera l’année du Monopoly. Un grand Monopoly à l’échelle de l’Europe et à coups de millions (des centaines plutôt que des dizaines) d’où émergeront (mais ils existent déjà) les acteurs majeurs de demain (et qui ne seront pas forcément ceux que l’on imagine).

Le Capitaine était né dans un contexte d’euphorie, de naissance d’un marché (réminiscence d’une nouvelle forme de Conquête de l’Ouest), il était né pour parler aux petits entrepreneurs, aux audacieux qui voulaient prendre leur destin en main, aux courageux pionniers du e-commerce… et comme il n’a pas l’intention de laisser tomber ses collants verts, il continuera dans cet esprit (si possible).

Au programme de cette année, donc :

  • la mutation vers un blog collaboratif écrit par des spécialistes indépendants (Cobolian et Christophe en sont les principaux acteurs aujourd’hui, mais d’autres ont déjà collaboré) avec pour objectif principal la mise en relation entre ces auteurs et les acteurs du marché
  • l’ouverture d’un forum et d’un digg-like prochaine pour fournir encore plus d’information spécialisée et triée sur le volet par des experts (avec Bac +5 et tout les diplômes qui vont bien)
  • plus de pubs ! (oui, il faut bien que ça rapporte un peu ce truc là)

Quant à moi, je devrais publier un peu moins, mes fonctions dans un groupe de vente en ligne m’appellant à d’autres projets dont vous devriez entendre parler prochainement.

Voilà, c’était (à nouveau) les voeux du Capitaine. Re-bonne année 2009. Et à bientôt pour des prochaines aventures !

5 commentaires

  1. Ping : pligg.com
  2. > plus de pubs ! (oui, il faut bien que ça rapporte un peu ce truc là)

    une question me taraude, comment sont établis les tarifs des banners des blogs ?

  3. aussi, à ajouter à mon sens (car souvent oublié au profit de la conquête pure) : optimiser la fidélisation, la connaissance du client (ok, en lien avec le crm, mais la machine ne fait pas tout, loin de là dans ce domaine). donc, en un sens : gérer la valeur du parc clients existant, la première richesse d’un commerce.

  4. > le chiffre de 40,000, le nombre de e-commerçants
    > en France, finira par fondre

    Mon intuition est que ce nombre devrait plutôt grossir. L’avenir me semble ouvert – dans le e-commerce – aux petites structures légères :

    Dans un monde ou le prix devient de plus en plus un facteur de choix il faut abaisser les frais fixes. Quoi de plus simple qu’un « auto entrepreneur » dont la seule charge fixe est son salaire ?

    Aujourd’hui la technique devient pratiquement secondaire et la logistique peut être externalisée.

    Pour appuyer le concept de la longue trainte : on peut aujourd’hui pratiquement faire une boutique en ligne par requette Google en vue et devenir le leader sur ce secteur.

    Il reste a l’entrepreneur la sélection des produits, l’animation de la communauté (comme le souligne frédo), la communcation sur Internet et un peu de suivi de commande.

    Petit parmi des millions d’autres. Ma copine se lance dans le commerce en ligne autour du Thé.

    On commence par la mise en place d’un blog : C’est « gratuit » (c’est moi qui l’ai fait). La boutique en ligne devrait suivre dès que les produits seront sourcés.

    La seule charge pour le moment c’est le dépôt de marque à l’INPI. Pour le reste il n’y a que son temps.

    http://www.fleur-des-thes.com

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Capitaine

Article de : Capitaine

Olivier Sauvage est le fondateur de Capitaine-commerce.com et de Wexperience, agence spécialisée en expérience utilisateur digitale.