Auteur de ce billet : Jacques Terrier Premier site en 98, puis de belles références au palmarès. Je propose mes services en temps que consultant e-commerce, assistant MOA/MOE. Passion du moment : l'optimisation des temps de chargement. Site : Cobolian - ViadeoTwitterfacebook

Pouvez vous vous présenter rapidement ?

Je suis la fondatrice de Bagatelles, une boutique de cadeaux en ligne qui existe depuis 2004. Nous proposons un catalogue qui est basé sur une offre de cadeaux originaux et personnalisés.

Qu’est ce qui vous a poussé à faire du ecommerce ?

Je suis tombée dans la marmite du web quand j’étais petite, je ne pouvais que finir dans un métier du secteur…
Plus sérieusement, mon premier job (au sein d’Apple Europe) m’a permis de mettre un pied dans le secteur high tech. J’ai ensuite bossé pour une SSII avant d’avoir  une idée, du temps et un peu d’argent devant moi. L’essentiel était là.

Quelle plateforme utilisez vous ? Après usage, quels en sont les  avantages/inconvénients ?

La première version de Bagatelles était un site OsCommerce. Nous avons fait une refonte complète, il y a quelques mois pour migrer sous Prestashop (open source, quand tu nous tiens). C’est une bonne solution e-commerce même si nous avons basculé un peu tôt (sur la version 1.0) et que nous allons devoir faire un upgrade pour bénéficer d’un certain nombre de nouvelles fonctionnalités et résoudre des bugs.

Côté avantages, c’est une solution relativement économique, facile à prendre en main (le back office est très ergonomique) et assez bien pensé dans la structure. Les modules sont installés d’un simple clic, le marchand a la main sur toute sa boutique de manière vraiment simple.

Côté inconvénients, je regrette vraiment que Prestashop ne gère pas le multi-boutiques ou que son back office ne soit pas assez évolué pour l’utilisation que je voudrais en faire (sur notre version, il n’y a aucun tableau de bord).

Externalisez vous certaines tâches ? (logistique ou graphisme par exemple)

Comme nous travaillons de la même manière que les fleuristes en ligne, nous ne pouvons pas externaliser la logistique. Tous les colis sont préparés et expédiés de chez Bagatelles, en flux tendu.

Sont externalisés : le graphisme, le développement du site, le routage d’emailings et la gestion de nos campagnes d’affiliation.

Si c’était à refaire, que changeriez vous ?

Me connaissant, je repartirais dans les mêmes conditions : from scratch, avec une idée de produit qui me plairait (et peut-être  un peu plus de cash que les 12K€ des débuts de Bagatelles).

Sinon, je m’obligerais à :

- utiliser les solutions d’accompagnement pour la création d’entreprise (vive les incubateurs et les pépinières d’entreprises)
- mettre en place dès le départ des tableaux de bord (suivi financier, évolution de l’activité et projets de développement)
- me faire conseiller par de vrais professionnels (mieux vaut un bon conseil payant qu’un mauvais bricolage gratuit)

Quelles difficultés rencontrez vous au quotidien ?

Comme tous les dirigeants de PME, j’ai plusieurs casquettes. Pour éviter de se perdre en cours de route, il faut donc être endurant, apprendre vite et surtout bien prioriser ses actions.

Avez vous des projets pour l’avenir ?

A court terme, finir le travail d’amélioration des taux de conversion qu’on a entamé cet hiver (qui a donné de bons résultats puique nous avons fait 45% de croissance du CA sur un traffic en hausse de 8%), améliorer encore l’ergonomie du site puis recommencer à ouvrir les vannes côté trafic.

A moyen terme, sans doute une deuxième boutique qui sera ouverte sur un univers connexe à celui de Bagatelles.

Quelles actions vous ont permis de décoller ? (pub, blog, produits de niche…)

Comme je n’avais pas une grosse mise de départ, j’ai du être inventive pour capter des clients. Le blog de la boutique a été très utile au tout début : cela a été un vecteur de notoriété on et offline, tout autant qu’un moyen d’améliorer notre référencement.

Ensuite, décoller c’était bien, mais il ne fallait pas s’arrêter de battre des ailes après. Comme l’internaute est très sollicité, on a fait en sorte de se rappeler à son bon souvenir régulièrement et de maintenir notre visibilité (achat de mots-clefs, affiliation, emailing).

Un coup de gueule / un coup de coeur ?

Je pourrais parler de l’ulcère que notre transporteur finira par me refiler un de ces jours… Heureusement, cela pèse peu au regard du plaisir que j’éprouve à apprendre/faire mon métier au quotidien :-)

PS : merci à Capitaine Commerce pour cette interview ! (Note cobolian : c’est pas beau de fayotter).

Trackback

7 commentaires

  1. Grillée en plein délit de fayotage… mais merci quand même :-)

  2. Joli parcours Mathilde (sans fayotage) ;=)

    Le transport est le maillon faible de notre métier si on y réfléchit un peu. Car là, on ne maîtrise rien entre le moment ou on remets les colis au transporteur et le moment ou ils sont livrés aux clients. Tous les transporteurs utilisent une cascade de sous-traitants payés au lance-pierre (normal, nous on veut toujours les prix les moins chers).

    De ceux avec qui j’ai travaillé (la poste, chronopost, GLS et TNT), c’est encore TNT les moins mauvais (mais aussi les + chers et surtout axés B2B).

    Pour le B2C, la poste reste presque incontournable, non ?
    Thierry

  3. Pour le B2C, effectivement, le meilleur rapport service/prix reste la Poste. Ils ont un gros avantage qui est le réseau d’agences.

    Bon, il faut admettre qu’ils s’améliorent avec le temps.

    Il y a quatre ans, mon souci principal résidait dans le respect des délais de livraison : en moyenne 35% des colis étaient livrés en plus de 72h.

    Aujourd’hui, moins de 5% des colis sont vraiment en retard. Par contre, on a encore trop souvent des « disparition » de colis (surtout quand ce n’est pas du Colissimo remis contre signature).

  4. Bonjour Mathilde,
    Bravo pour ce parcours. J’avais déjà lu un article sur ta société il y a quelques temps.
    C’est notamment ce type d’expérience qui m’encourage à créer ma société ( un e-commerce de bijoux éthiques)
    D’ailleurs, j’en profite pour te poser une petite question comme le sujet du transport est lancé.
    A quel pourcentage tu chiffrerais le nombre de colis égaré pour ton activité(en colissimo remis contre signature si c’est ton cas)?
    Cela m’aiderait à peaufiner mes prévisions financières ;)
    Merci!

  5. Bonjour Mathilde,
    Retour d’expérience très intéressant … Merci pour les infos (j’en suis friand). Tout le monde a le droit à son lot de surprises, de déceptions, de réussites aussi … Dans notre cas, nous n’avons pas encore rencontré de problème lors des livraisons de colis par la Poste essentiellement (je touche du bois !). Malgré cela, nous n’hésitons pas à prendre l’assurance colis au cas ou (c’est certes un peu plus cher mais plus rassurant …).
    Bonne route à toi !

  6. Pour ceux qui utilisent la poste comme transporteur, voilà un site à mettre dans vos marque-pages : suividecolis.com.

  7. Sophie > les colis égarés par la Poste sont indemnisés selon une grille de remboursement qui est fonction du poids des produits.

    Tu peux aussi choisir l’option d’assurance comme le suggère Christophe (mais c’est intéressant seulement au delà d’un certain montant d’achat).

    Je dirais donc que le coût des colis perdus est négligeable sur une activité comme la mienne et pour tout t’avouer je ne le rentre pas dans mes prévisionnels.

Ajoutez un commentaire





    Trackbacks
  1. [...] accompagner, comme le rappelle Mathilde de Bagatelles ( boutique de cadeaux originaux ) dans son interview à Cobolian, qui à la question “si c’était à refaire , que changeriez-vous ? ” répond : [...]

  2. [...] accompagner, comme le rappelle Mathilde de Bagatelles ( boutique de cadeaux originaux ) dans son interview à Cobolian, qui à la question « si c’était à refaire , que changeriez-vous ?  » répond : « me [...]