Application iPhone d’Amazon : le vrai début du m-commerce ?

amazon-iphoneVu hier sur le fil twitter de Thierry Rousseau, l’application iPhone d’Amazon, apparemment nouvelle, car je ne sais pas à quelle date exacte elle est sortie.

Qu’Amazon propose une application pour le roi des smartphones ne peut pas laisser insensible un coeur de Capitaine Commerce et je me suis donc précipité sur mon fidèle iPhone 3G pour l’essayer. Et à l’évidence, il s’agit d’une application ecommerce comme une autre, mais pas complétement, nous allons voir pourquoi.

Un moteur de recherche uniquement

Première caractéristique, le catalogue d’Amazon étant quasimment infini (merci la Longue Traîne), elle ne dispose pas d’une présentation par arborescence, mais uniquement d’un moteur de recherche.

Autre caractéristique, on retrouve dès la page d’accueil de l’application le moteur de suggestion bien connu des utilisateurs d’Amazon, basé sur vos visites et vos achats précédents. Pour qu’il fonctionne, il suffit de se loguer sur votre compte, ce qui est vivement suggéré depuis cette même page. Pour la suite, ce n’est rien que du classique pour ceux qui sont déjà habitués aux applications ecommerce sur iPhone au détail près que l’ergonomie a été bien soignée. J’aime bien notamment le fait que le téléphone vibre et émette un bip lorsque vous ajoutez un produit au panier.

Une fonction expérimentale intriguante

Une surprise quand même : la fonction expérimentale « Remembers », symbolisée par un noeud à un doigt, qui permet de photographier un objet, n’importe lequel, même des collants, et de l’enregistrer dans votre compte. Pourquoi cette fonctionnalité dans une application ecommerce ? En réalité, il s’agit d’un aide-mémoire pour le shopping, car, une fois l’objet en question photographié, Amazon lancera sur ses traces sa communauté d’enquêteurs (des vrais êtres humains en chair et en os) pour retrouver l’objet en question dans sa base de données et y faire un lien avec votre photo.

On retrouve là toute la subtilité de l’application TextBuyIt lancé il y a plus d’un an par le même Amazon qui permettait à ses utilisateurs de scanner les codes barres de produits en magasin afin de se voir faire proposer un produit similaire et le commander. Si la fonction est expérimentale ici, c’est parce qu’elle va plus loin. Vous êtes à la FNAC, à la barbe du vendeur, vous prenez une photo, disons, d’un magnifique portable Sony, et vous attendez qu’Amazon le « reconnaisse » pour éventuellement l’achetez chez eux à un prix inférieur à celui de la FNAC. C’est ce que j’appelle de « la concurrence jusque dans les chiottes », si mon ami Vladimir P. veut bien que je reprenne une de ses expressions.

Alors pourquoi cette reconnaissance visuelle est encore manuelle, me demanderez-vous ? Sans doute, parce qu’Amazon a besoin pour éduquer son logiciel de reconnaissance d’images d’une base de données large que seules des milliers de photos et une analyse à l’oeil nu par de véritables être humains pourra constituer.

Le véritable début du m-commerce ?

Si Amazon lance une application de ecommerce, il y a fort à parier que tout le monde s’y mette. Alors, est-ce le vrai début du m-commerce ?

PS : petite précision, l’application est pour l’instant réservée au marché US et il faudra sans doute patienter encore un bon bout de temps avant de la voir débarquer en France. En attendant, vous pouvez toujours commander des bouquins là bas, mais il vous faudra avoir de la patience, car la livraison par bateau, ce n’est pas moins de 3 semaines.

rePS : au moment où j’écris cet article, en moins de quelques minutes Amazon avait presque déjà trouvé l’article que j’avais photographié. Il s’agissait d’un téléphone sans fil Siemens Gigaset A140 et l’article proposé par Amazon était une batterie pour téléphone sans fil. (Presque) bien joué !
.

17 commentaires

  1. Pour info il y a encore deux semaines il fallait un compte iTunes US pour télécharger cette application qui est maintenant dispo depuis le store FR. J’imagine donc que la connexion avec le SI de Amazon FR sera disponible très bientôt

  2. Je regrette deux choses: ne pas avoir d’Iphone, et ne pas voir de norme apparaitre au sein du web-m. Ce qui, a mon sens, va encore freiner pendant un certain temps l’apparition de ce genre de démarches m-commerce, c’est l’absence de standards inter-fabricants. En effet, bien que la communauté Iphone grossisse a vue d’œil, les usagers moins ‘high-tech’ sont, du coup, sur le carreau.

    Ceci dit, avec des annonces telles que celle-ci (http://labs.adobe.com/technologies/flashcs5/appsfor_iphone/), et du coup, un spectre de compatibilité très étendu (Windows Mobile, Palm WebOS, Windows, Mac, Linux, Android et Symbian OS), on ne peut qu’espérer voire se démocratiser ces applications innovantes. Malgré tout cela reste un produit qui cherche à se standardiser ‘par la force’; on aura toujours un petit malin pour sortir sa propore norme, ou rendre ses machines volontairement incompatibles avec la ‘norme émergente’.
    Wait and see.

  3. @Julien :
    Comment ca ‘si meme Amazon si met’ ?
    Si tu fais allusion à l’image un peu paléolithique du géant du e-commerce, je ne partage pas ton point de vue. Bien qu’acteur historique, et donc victime d’une image certes un peu poussiéreuse, l’emarchand fait tout de meme preuve d’initiatives constantes, dans tous les domaines qui l’intéressent (cf son Kindle)

  4. @pixelboy : à priori on s’est pas compris, je suis bien sûr sur la même longueur d’onde, mais c’était mal exposé 🙂 Le « même » était peut être de trop 😉

  5. Dans le même genre et tout à fait fonctionnelle en France, je recommande l’app iphone
    RedLaser. Tout simplement bluffant.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Merci de taper les caractères de l'image Captcha dans le champ

Merci de saisir ces caractères dans le champ
ci-dessous afin de valider votre commentaire.

Capitaine

Article de : Capitaine

Olivier Sauvage est le fondateur de Capitaine-commerce.com et de Wexperience, agence spécialisée en expérience utilisateur digitale.