Vous souhaitez lancer votre marque dans le ecommerce, mais ne savez pas comment vous y prendre ? La solution est alors peut-être pour vous de « déléguer » votre activité ecommerce à un spécialiste comme MixCommerce.
Pour y voir un peu plus clair dans ce métier nouveau, j’ai interrogé, Philippe Rodriguez, son fondateur et patron.
Qu’apporte Mixcommerce à une marque qui veut vendre sur Internet ? Etes-vous spécialisé dans un segment de marché en particulier ?
Réussir son commerce électronique, en développant une activité de commerce électronique rentable basée sur une plateforme ecommerce ( technologique, logistique et marketing ) et un groupe d’expertise. Notre segment de marché est l’ensemble des marques, des marques enseignes distribuant des produits pour l’équipement de la personne et de la maison.
Quels sont les avantages de Mixcommerce par rapport à ses concurrents (cf Inspirational Stores, autres) ?
Nos avantages sont essentiellement d’une part une meilleure expertise provenant de notre expérience réelle dans le domaine de la gestion de grandes enseignes (Celio, Kookai, Alain Figaret) et d’autre part une plus grande flexibilité dans le choix de solutions économiques pour notre partenaire.
Prenez-vous en charge les ventes à l’étranger ?
Oui, nous opérons déjà plusieurs sites en Europe, et de plus nous lançons dans quelques jours un site dédié au UK pour le groupe VIVARTE.
Comment Mixcommerce se rémunère ? Est-ce que ce n’est pas trop cher ?
Mixcommerce se rémunère grâce à une commission calculée sur la performance de plusieurs indicateurs ; le CA et le développement du fond de commerce digital. Ceci permet de donner de la souplesse dans le cadre du développement rapide du commerce électronique des marques.
Notre proposition de valeur permet à une marque de limiter au maximum ses investissements, tout en mettant en place avec nous un plan ambitieux de développement. Nous reprenons aussi beaucoup de sites existants ce qui me laisse penser que nos couts de commissions sont bien inférieurs aux couts internes d’opération d’un site de commerce électronique…
Combien de clients compte Mixcommerce aujourd’hui ?
Nous gérons une dizaine de marques enseignes aujourd’hui.
Comment voyez-vous l’année 2010 dans le ecommerce ?
L’année 2010 va être une année de développement de quelques secteurs d’activité qui sont très en dessous de leur capacité : la mode au sens général, les enseignes du prêt-à-porter, la présence de marques (petit électroménager par exemple) aujourd’hui distribuées qui vont faire vivre une expérience «directe» avec leurs clients.
Dans le domaine de la mode, que je surveille avec attention, je crois que le marché va créer des catégories de sites apportant des usages différents autour de la consommation de prêt à porter : les sites de commerce électronique de marques, des sites de style et de contenu, les ventes privées…
La mode sera toujours drivée par une inspiration qui jusqu’à maintenant provenait d’une presse mode, de leader d’opinion…
Graduellement, ces références basculent vers un univers interactif… je crois que l’inspiration proviendra de plus en plus de sites de style et de contenus mode qui sont en train de trouver peu à peu la formule pour capter l’intérêt des consommatrices (exemple français www.puretrend.com exemple américain http://www.fashionair.com/index.php?action=watch&itemID=57393 ), ces sites seront liés et complétés par des sites de e-commerce privilégiant les transactions.
Dans le même temps, les sites de e-commerce devront développer des fonctionnalités apportant plus de services et améliorant la qualité des transactions.
Je crois que les sites de ecommerce vont se concentrer dans l’avenir, sur la facilité de choix, facilité de mener des transaction et de service client. Pendant que les sites de contenus vont faire vivre d’une part une meilleure recommandation inspirationnelle et surtout de meilleurs liens vers les points de ventes.
L’environnement des marques va basculer également d’un cross channel un peu uniforme (partout le même prix, et la même offre ) à un cross channel multiforme ( le bon assortiment/prix dans le bon canal ). Dans ce cadre là les offres pourraient rentrer en concurrence les unes avec les autres mais elles seront supportés par des offres de service différentes (online/magasin/ventes privées)
Dans ce cadre là on peut imaginer que l’expérience magasin restera la plus valorisante, l’expérience online ( qui comprend du self service) sera moins « couteuse » pour l’internaute et l’expérience ventes privées permettra de saisir des opportunités de prix, avec un niveau de services ou de choix en correspondance.
Tout ceci devra être aussi organisé par la marque qui devra éviter le « free-riding » qui consisterait au consommateur, d’utiliser le magasin comme une cabine d’essayage pour pouvoir acheter ensuite online avec un prix inférieur. Et c’est ainsi que les modèles de rétribution des différents points de contacts online et offline doivent être progressivement mis en place pour augmenter la contribution de chaque point de vente à la création de valeur globale.
Philippe, je vous remercie.








Actus Business – Délégation ecommerce : interview MixCommerce – blog ecommerce du capitaine commerce -…
Vous souhaitez lancer votre marque dans le ecommerce, mais ne savez pas comment vous y prendre ? La solution est alors peut-être pour vous de déléguer…
Bonjour Olivier,
Je suis heureux de lire vos articles réguliers sur la délégation e-commerce preuve que ce mode de lancement et de test e-commerce a encore de beaux jours devant lui.
Je voudrais apporter une précision sur la délégation e-commerce.
En effet, après plusieurs RdV (je travaille chez http://www.solucia.fr/neeetcommerce), nous constatons que les marques ont souvent 2 craintes / délégation e-commerce en terme de transparence et de clause de sortie.
Chez Neeetcommerce, nous avons pris un parti assez fort (sans doute parce que nous avons tous travaillé sur des sites e-commerce auparavent dans des groupes tels que PPR, Kiabi, 3 Suisses) :
- les investissements marketing sont partagés avec nos clients (nous construisons leur plan webmarketing et faisons un point trimestriel sur les résultats) : ils ont donc une bonne transparence de leur activité et de la rentabilité de l’activité,
- la clause de sortie est prévue au contrat, le client est propriétaire de sa base clients. La preuve : http://www.vetaffaires.fr a choisi d’internaliser son e-commerce depuis décembre dernier après un test réussi en délégation comme en témoigne leur président : http://www.labourseetlavie.com/Videos/L-interview/video-Remy-Lesguer-President-du-Directoire-Vet-Affaires
Au plaisir d’échanger avec vous sur le sujet
Olivier R. Neeetcommerce – délégation e-commerce
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