2010 : l’année de la shopabilité ?

Je suis tombé sur un intéressant article d’Internet Retailer hier à propos des orientations stratégiques des sites ecommerce américain dont une des préoccupation principale pour l’année 2010 devrait être d’augmenter ce qui en anglais se dit la « shopability » et qu’on pourrait traduire (c’est pas compliqué) par « shopabilité » (ce qui ne veut donc rien dire dans notre langue).

2010 : l’année de la shopabilité ?

D’après ce qu’on peut en comprendre dans l’article, la shopabilité serait la capacité d’un site à offrir la plus grande « désirabilité » (ou « désirabilitude ») d’achat au client tout en leur fournissant l’expérience la plus efficace. Ce serait une sorte de mix d’utilisabilité et de merchandising donc.

Quoiqu’il en soit, ce constat rejoint le fait que les budgets alloués au trafic ont pour certains atteint leur limite et que rien ne sert d’ouvrir les vannes en plus grand si on ne transforme pas mieux. Ce n’est pas parce qu’on est sur un marché en pleine croissance que le nombre d’acheteurs est infini. Une des conclusions à en tirer, c’est qu’il est temps maintenant d’offrir une expérience client un peu plus excitante que celle qu’on peut encore voir sur la majorité des sites. Séduire, convaincre et fidéliser pourraient être les maîtres mots de 2010.

Quelle seraient les priorités de nos confrères américains ?

La réponse au sondage dont vous retrouverez le récapitulatif dans l’article (en bas de page) nous les révèle à travers quelques chiffres :

  • 43,7% des ecommerçants interrogés répondent que leur priorité numéro 1 sera d’améliorer l’architecture d’information de leur homepage, de leur descente produit et de leur fiche produit
  • 40,2% affirment qu’ils amélioreront leur SEO
  • 31,7% qu’ils travailleront sur la navigation
  • 30% sur une recherche plus rapide et plus intuitive
  • 28,3% sur un tunnel de commande plus rapide
  • 27,8% sur plus de fonctionnalités communautaires
  • 25,6% sur des images plus grandes et de meilleure qualité

Je sais, ça fait un total de plus de 227%, mais ils sont comme ça les américains, un peu comme les marseillais, ils exagèrent tout. Pour ma part, j’en retire qu’une grande part de l’activité d’amélioration de leur site passera par un redesign de l’interface et une optimisation du merchandising.

Adjoindre des services de facilitation de l’achat

Autre axe d’amélioration, l’adjonction de services externes à la plateforme permettant d’enrichir encore l’expérience client :

  • ajout de vidéo ou de médias en streaming
  • avis consommateurs
  • recommandation personnalisée de produit
  • recherche avancée (intégration d’un moteur de recherche sémantique, par exemple)
  • fonctionnalités communautaires

Quand on apprend que plus de 60% des ecommerçants américains veulent s’embarquer dans une refonte ou un redesign de leur site, on comprend qu’il s’agit là d’un mouvement de fond (mais ça n’est là peut-être qu’un interprétation personnelle).

Il serait intéressant de connaître la part du budget alloué à l’évolution de leur site des ecommerçants français ? Progresse-t-elle par rapport au budget marketing ? Est-elle en régression, en progression ? Et si oui, quelles sont leurs priorités ?

Et vous, chers lecteurs, vous allez faire quoi, cette année, pour améliorer votre site ?

2 commentaires

  1. Merci pour l’article.
    Concernant les remontée produits lors des recherches, les moteurs de recherches loués par les grosse sociétés du marché font un travail formidable pour un temps de mise en place assez faible (pour de très grosses sociétés web en comparaison du développement qui devrait être fait pour une solution home-made). Toutefois, cela a un coup extrêmement important.
    Mais le résultat est la grâce à des remontées automatique suivant les fautes d’orthographe ou de prononciation …
    Il serait intéressant de présenter une étude de cas la-dessus.

  2. De mon point de vue, le design pour un site e-commerce est à la fois fondamental et secondaire.
    Il est fondamental car la première impression à l’arrivée sur le site est stratégique : quelques secondes suffisent à détourner l’internaute.
    Mais sur un site e-commerce, il se traduit surtout par un besoin très important de soin apporté au catalogue produit et à la page produit. C’est dans ce sens qu’il est secondaire : l’effort de design est présent mais il se met au service de l’expérience utilisateur.
    Un exemple ?
    http://www.crocs.com/
    Une home avec un design efficace mais très classique.
    Un soin chirurgical apporté au traitement des listings et de la page produit.
    On a ici respecté la tendance graphique du moment, ce qui met en confiance, mais tous les efforts graphiques se sont portés sur l’expérience utilisateur.
    Voilà ce que je recommanderais de faire en 2010 !

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Capitaine

Article de : Capitaine

Olivier Sauvage est le fondateur de Capitaine-commerce.com et de Wexperience, agence spécialisée en expérience utilisateur digitale.