Microformats, Google et e-commerce

Par Kevin Ha | mars - 30 - 2010 | 42 commentaires  
Auteur de ce billet : Growth Hacker au profil hybride, Kevin HA, actuellement Directeur E-commerce Alice's Garden (vente d'équipement d'extérieur exclusivement en ligne, 20 millions de CA). Plongeur dans les méandres du Web, il arpente les ruelles de l'Internet depuis 2000. En 2013, parallèlement à son activé salariale, il a revendu wookz.com (plateforme de jeux Facebook), avant d'y revenir par le biais d'un nouveau site : Noogga ! Il aime aussi le blog deco design de Frieda.
» Voir tous les articles de Kevin Ha

J’abordais le sujet des microformats, il y a tout juste un mois, au travers d’un billet SEO :

« Certaines informations sur les produis (prix, marque, évaluations) peuvent aujourd’hui être formatées dans le corps de vos pages, en n’utilisant que des classes et attributs XHTML, afin d’être réutilisées comme métadonnées par Google. Il s’agit des microformats, un des pendants du Web sémantique. »

Voyons aujourd’hui de quoi il s’agit.

Définition des microformats [Wikipedia]

Un microformat (parfois abrégé sous μF ou uF) est une approche de formatage de données basé sur le web qui cherche à réutiliser le contenu existant comme les métadonnées, en n’utilisant que des classes et attributs XHTML et HTML. Cette approche est conçue pour permettre à l’information destinée aux utilisateurs finaux (comme le carnet d’adresses, les coordonnées géographiques, les événements et autres données en rapport) d’être traitée automatiquement par le logiciel ou robot d’un moteur de recherches.

Même si le contenu des pages web est déjà capable techniquement d’être « traité automatiquement », et cela depuis la conception du Web, il existe certaines limites. Ceci parce que les balises traditionnelles de marquage étaient utilisées pour afficher l’information sur le Web et non pas pour décrire ce que voulait dire l’information. Les microformats sont destinés à combler ce fossé en attachant de la sémantique, et par conséquent éviter d’autres méthodes plus compliquées de traitement automatisé, comme le traitement du langage naturel ou le screen scraping. L’utilisation, l’adoption et le traitement des microformats permet aux éléments de données d’être indexés, cherchés, sauvegardés ou référencés de manière à ce que l’information puisse être réutilisée ou combinée.

Les microformats actuels permettent l’encodage et l’extraction d’événements, d’informations de contact, de relations sociales et ainsi de suite.

Un peu d’histoire autour des microformats

L’idée du Web sémantique ne date pas d’hier mais plutôt de 15 ans. La notion de métadonnées a été abordée très tôt, dès 1994, par son inventeur Tim Berners-Lee. C’était lors de la conférence WWW 94 où fut annoncée la naissance du W3C.

Web sémantique et métadonnées ont ensuite été abordés moult fois, ici, là et ailleurs. Au sein de sujets SEO mais également et surtout au travers de l’intégration normée et valide (XHTML, CSS, W3C, CHIC etc.).

Les microformats ont ensuite émergé d’un mouvement pour rendre les éléments de données reconnaissables, aptes à pouvoir être traités automatiquement par le logiciel, tout en étant directement lisibles par les utilisateurs finaux. En parallèle à la croissance de la communauté des microformats et sous impulsion de CommerceNet, microformats.org a été fondé.

Notons toutefois que, ni CommerceNet ni Microformats.org ne sont un corps de standards.

Ainsi, les microformats ne sont pas nouveaux, une simple recherche suffit pour s’en rendre compte. Fred Cavazza abordait le sujet en 2005 sur son blog – Connaissez-vous les micro-formats ?. Autre exemple : en 2007, Chris Messina, John Allsopp, Tantek Çelik, Jeremy Keith et autres acolytes s’organisaient un diner microformats à San Francisco.

Google, microformats et référencement naturel

Tout simplement parce que Google utilise officiellement, depuis moins d’un an, les microformats pour améliorer ses pages de résultats de recherches, et ce, en qualifiant la description (snippet) des pages indexées. Je vous invite à lire l’article sur Google Webmsater central blog au sujet des descriptions enrichies.

Comprendre une description enrichie

Comprendre une description enrichie

Notons que, régulièrement, Google introduit de nouveaux formats de descriptions, dernier format en date : la description enrichie liée aux événements. Ou comment, pour le site d’une salle de spectacle, Google remonte, liste et trie par date, les futurs événements de la dite salle directement à partir d’une page de résultats.

Description enrichie pour les événements

Description enrichie pour les événements

Google a donc reconnu officiellement certains microformats proposés par microformats.org. Cela se traduit par une simple propriété, un simple nom de classe XHTML (class=) à apporter sur vos balises. Le robot Google pourra ensuite récupérer et utiliser pour ses pages de résultats, une information se trouvant au sein de votre site dans telle balise avec tel nom de classe.

Face aux améliorations proposées par Google, le sujet des microformats revient ainsi au coeur des débats. Nous verrons un peu plus bas, que, Google propose même aujourd’hui, un outil pour tester une page microformatée avec prévisualisation de la future description enrichie.

En outre, si vous avez lu le billet – Améliorer mon taux de clics sur la page de résultats Google ? J’optimise mes descriptions ! – vous savez que Google n’opte pas toujours pour la description (snippet) offrant le meilleur taux de clic sur vos pages indexées. Il vous faut donc impérativement optimiser vos balises META DESC (<meta name=’description’>) afin de maximiser les résultats.

Dorénavant, l’utilisation des microformats peut vous donner encore plus de contrôle sur la manière dont les descriptions de vos pages sont proposées dans la SERP (page de résultats de recherches Google). Si vous êtes en cours de développement d’un site Internet, je vous recommande fortement d’inclure dès à présent les microformats sur toutes vos pages. En outre, pour les utilisateurs WordPress ou Magento, les changements sont relativement simples à apporter.

Voyons ensemble les microformats utiles au e-commerce : hProduct et hReview.

Les microformats liés aux avis : hReview

Lorsque des commentaires ou avis sont balisés à l’aide des microformats sur vos pages, Google peut les identifier et en rendre une partie visible dès ses propres pages de résultats. Les éléments de commentaires, tels que une note ou un prix moyen, peuvent aider les utilisateurs à identifier les pages avec un contenu de qualité et donc les inciter à visiter votre lien plutôt que celui du concurrent.

Vous pouvez baliser chaque commentaire individuellement (ex. l’avis de la rédaction sur un produit), ou agréger plusieurs informations issues de commentaires – ex. : la note moyenne, le nombre total de commentaires etc.

Il vous faudra utiliser le format commentaire individuel pour les pages contenant un seul avis (c’est le cas sur un article de blog). Pour des pages contenant plusieurs avis, optez pour le format d’agrégation. Si vos pages contiennent les deux, (ex.: l’avis du webmaster plus des avis clients), vous pouvez opter pour l’un ou pour l’autre.

L’avis ou le commentaire individuel

Description enrichie (microformats : hReview)

Description enrichie (microformats : hReview)

hreview Nom de classe racine.
item (itemreviewed) Cette propriété item est requise. Elle doit avoir au minimum le nom (en utilisant la sous-propriété « fn » – le texte formaté correspondant au nom) de votre produit (un hReview ne décrit seulement qu’un item), devrait fournir au moins un URI (« url ») pour l’item, et peut fournir au moins une URL vers une photo ou une représentation (« photo ») de l’item.
rating La propriété optionnelle rating est un nombre entier [1.0 – 5.0]. Vous pouvez utiliser une autre échelle grâce aux alternatives optionnelles worst (par défaut:1.0) et/ou best (par défaut:5.0).
reviewer La propriété optionnelle reviewer spécifie la personne qui a écrit la critique. Si l’auteur de la critique est spécifié, une hCard représentant l’auteur de la critique doit être fournie. Pour les critiques anonymes, utilisez « anonymous » (sans guillemets) pour le nom propre de la critique.
dtreviewed La propriété optionnelle dtreviewed doit fournir un « date time » absolu ISO8601 du moment où la critique a été écrite ou autrement publiée.
description Cette propriété optionnelle contient le texte clair représentant l’opinion écrite du critique. Le champ peut inclure un balisage valide XHTML (par ex. des paragraphes).
summary Une courte description optionnelle de l’avis.

Exemple d’utilisation :

T-shirt American Apparel L'avis de la rédaction par Kevin HA le 6 Janvier . American Apparel, les basiques tendances made in USA Ce t-shirt American Apparel vert prend tout son sens lorsqu'il est revêtu par le Capitaine Commerce Notre note : 4.5

Les avis ou commentaires multiples

Google est également capable de réutiliser des données issues de plusieurs commentaire et/ou notes. Exemple ci-dessous, d’un restaurant ayant reçu 15 avis avec une note de 8/10. La description riche s’affiche de cette manière :

Description enrichie (microformats : hReview-aggregate)

Description enrichie (microformats : hReview-aggregate)

hreview-aggregate Nom de classe racine. Tout le contenu agrégé concernant les avis d’utilisateurs, doit être embarqué dans un élément assigné à la propriété racine obligatoire.
item (itemreviewed) Cette propriété item est requise. Elle doit avoir au minimum le nom (en utilisant la sous-propriété « fn » – le texte formaté correspondant au nom) de votre produit (un hReview ne décrit seulement qu’un item), devrait fournir au moins un URI (« url ») pour l’item, et peut fournir au moins une URL vers une photo ou une représentation (« photo ») de l’item.
rating La propriété optionnelle rating est un nombre entier [1.0 – 5.0]. Vous pouvez utiliser une autre échelle grâce aux alternatives optionnelles worst (par défaut:1.0) et/ou best (par défaut:5.0).
count Propriété optionnelle stipulant le nombre total d’avis pour le produit.
votes Propriété optionnelle spécifiant le nombre de personnes ayant voté sans pour autant laisser de commentaire. Il est possible de spécifier la propriété count, votes ou les deux.
summary Une courte description optionnelle de l’avis.

Exemple d’utilisation :

T-shirt American Apparel 8 sur 10 basée sur 24 notations. et 5 commentaires d'utilisateurs.

Les microformats liés aux produits : hProduct

Actuellement, Google expérimente un balisage dédié aux produits, les informations récupérées ne sont pas encore utilisées dans la SERP, mais ce n’est qu’une question de temps.

Chaque produit peut être qualifié avec un certains nombre de propriétés : le nom, la catégorie, le prix et la marque. Pour que Google utilise vos informations, il est indispensable de labelliser vos produits à l’aide de ces propriétés.

Concernant les produits, Google reconnait les propriétés suivantes :

hproduct Nom de classe racine. Tout le contenu de votre produit doit être embarqué dans un élément assigné à la propriété racine obligatoire.
fn Contient le nom du produit (texte). Utilisez une seule fois la propriété obligatoire fn.
brand La propriété optionelle brand est utilisée pour identifier la marque du produit. Dans certains cas, il peut s’agir d’un fabricant il faudra dans ce cas utiliser une hCard.
category Pour spécifier la catégorie du produit (telle qu’un t-shirt, un livre ou encore un jeu vidéo), utilisez la propriété optionnelle category. Il est possible de l’utiliser plusieurs fois dans hProduct. Bon à savoir : vous pouvez aussi transformer le contenu des catégories en tags en créant des liens pour chacune et en ajoutant la propriété rel= »tag » sur les <a>.
price La propriété optionnelle price spécifie le prix du produit. Le contenu prix à l’intérieur de l’élément assigné class= »price » peut apparaître dans le format de la devise/monnaie. C’est un nombre avec une virgule flottante écrite avec un point et le prix doit rester unique.
description Utilisez la propriété optionnelle description pour y ajouter le contenu décrivant le produit.
photo Vous pouvez assigner la propriété optionnelle photo, autant de fois que vous le voulez, pour toutes les images ou liens vers des images dans votre contenu produit.
url La propriété optionnelle url  peut être assignée à un lien qui redirige vers une page web contenant des informations détaillées sur le produit.

Notons qu’il existe d’autres propriétés (identifier ou encore listing) mais ces propriétés ne sont, a priori, pas (encore) reconnues par Google.

Exemple d’utilisation :

Marque : American Apparel T-shirts

T-shirt vert du Capitaine

Disponible à partir de 29.95 €. Tee shirt manches courtes. Col rond. Surpiqûres contrastées à la base et aux bas des manches. Jersey 100% coton. Plus de détails sur le t-shirt vert du Capitaine

Étapes de mise en place des microformats

1. Vérifiez et, si besoin est, mettez à jour la validation de votre site Web aux normes W3C (soyez sur de bénéficier d’un site valide).

2. En utilisant les propriétés reconnues par Google, ajoutez à vos pages les classes nécessaires détaillées ci-dessus. Aidez-vous également des différentes ressources Google et du Wiki dédié aux microformats.

3. Soumettez ensuite vos pages à l’outil de test Google – l’erreur “Insufficient data to generate the preview” s’affiche ? Vérifiez que votre site est bien valide (étape 1) et prenez soin d’utiliser un nombre suffisant de propriétés pour prévisualiser votre description riche.

4. Pour terminer, faites savoir à Google via ce formulaire, que vous êtes l’un des premiers sites e-commerce français à adopter l’utilisation des microformats.

Malgré une prise en compte non garantie de votre site par Google, il existe aucune raison de ne pas inclure dès à présent les microformats sur vos pages. Notons que, bénéficier de données web structurées est dans tous les cas bénéfique, voire nécessaire , à l’optimisation du référencement naturel.

Des sites comme : MashableLinkedInUrbanspoon et beaucoup d’autres ont, d’ores et déjà, adopté les microformats.

Et vous ? Avez-vous mis en place les microformats sur votre site ? Allez-vous procéder à leur implantation ? N’hésitez pas à partager vos avis via les commentaires.

Lectures complémentaires à propos des microformats

Pour aller plus loin :

Google Engineering Explains Microformat Support in Searches – interview sur oreilly.com d’un ingénieur Google à propos des microformats [eng]

The Yahoo! Search Open Ecosystem – Yahoo Search Blog, à propos du web sémantique et des microformats [eng]

Google Rich Snippets Tips and Tricks – Astuces à propos des descriptions enrichies [eng]

Using Microformats to extend Web Analytics tagging – article de Dennis Mortensen (Yahoo), à lire absolument sur le futur des microformats et du Web Analytics. [eng]

Pour vous aider :

Google Webmaster Central à propos du hProduct [eng]
Wiki sur les microformats (microformats.org) à propos du hProduct [fr]

Google Webmaster Central à propos du hReview [eng]
Wiki sur les microformats (microformats.org) à propos du hReview [fr]

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42 commentaires pour l'instant.

  1. [...] Capitaine-Commerce nous propose aujourd’hui un excellent article sur les microformats liés aux e-commerce. Le but de l’utilisation de ceux-ci est d’avoir une description la plus complète possible dans les SERP, de Google notamment, pour inciter les internautes à cliquer.  Les 2 microformats proposés sont hReview et hProduct, c’est un must read : Microformats, Google et e-commerce [...]

  2. Munchausen dit :

    Bonjour

    Article très intéressant mais qui occulte le coté obscur de ces MicroFormats jeune Micro Jedi !

    Je suis d’accord sur le fait qu’il faut aider les moteurs d’indexation du web a classer sémantiquement le contenu de nos sites.

    Je dirais même que dans les années à venir la sémantique et les cartographies liées à celle ci va devenir l’outil de base de tout référenceur qui se respecte.

    Néanmoins lorsque aux Etats Unis on voit comment Google traite ces informations au point de rendre souvent inutile la visite des sites indexés on se dit que l’adoption des Micro Format est une arme a double tranchant bien plus coupante qu’il n’y parait.

    http://bit.ly/doA4nN

    Bref en cas d’adoption massive des microformats dans le e-commerce on peu dire adieu aux business-model des comparateurs de prix, des sites délivrant les commentaires d’internautes comme « Ciao » ou « Tom Hardware ».

    La moindre recherche d’un internaute sur google va non-seulement lui donner immédiatement vos tarifs, mais également ceux de vos concurrents au dessus et au dessous de vous sans que vous n’ayez l’occasion de démonter la moindre valeur ajoutée de votre offre par rapport a celles de vos confrères.

    Les internautes peuvent ainsi vous éliminer de leur choix sans même être venu visiter votre site.

    Si vous avez adopté les microformats pour améliorer votre référencement vous risquez de perdre votre clientèle (et votre trafic) avant même qu’elle vienne visiter votre site, et cela même si vous être très bien positionné.

    Bref attention aux Microformats si vous faites du e-commerce. Ils pourraient s’avérer très dangereux !

  3. Jean-Noël dit :

    « Insufficient data to generate the preview » < Euh ! Je crois, de mémoire, que le problème se pose quelque soit le nombre de données soumises. Par contre, il montre bien quelles sont les données qui sont extraites.
    Par ailleurs, les métadonnées permettraient de mieux indexer les vidéos.
    Dommage que, pour l'instant, l'utilisation des microformats reste cantonner à certains sites américains.
    C'est clairement Yahoo! qui avait donné le la. Que va t-il en rester une fois que la technologie Yahoo! sera intégrée à celle de Bing ?
    Enfin, les retombées en termes de SEO sont nulles. Mais, peut-être que quelqu'un est d'un avis différent ?

  4. Rentashop François dit :

    Ce billet est passionnant !

    Je viens de me faire engueuler par les dev rien qu’en soulevant la question (ils me haïssent, les dev de Rentashop… j’arrête pas de leur demander l’impossible)

    J’avoue (je n’ai pas honte de le dire : je découvre le sujet…) que la question risque de me gâcher la soirée : to go or not to go microformat, that’s the question (tonight’s question). Comme ça, à chaud, je me dis « voilà un truc qu’on pourrait mettre en place vite fait bien fait sur notre solution » et puis je lis l’article que le baron nous propose et le débat qui s’en suit : oui, ça pose problème. Mais de toutes façons Google pose problème au e-commerce quoiqu’il en soit du fait de sa position monopolistique, mais ça, ça peut se décliner aussi au niveau de l’économie globallisée (ok, faut suivre, mais bon).

    Je veux dire quoi par la (par la bouche, je veux dire) ? Tout simplement qu’on est devant un dilemme : soit on fait l’impasse parce que le méchant Google va nous piquer du contenu, et on laisse d’autres nous passer devant dans les pages du moteur parce qu’on est pas d’accord avec ce monopole (notez que d’un point de vue personnel, je ne suis pas pour), soit on se jette dessus pour être les premiers et profiter de cet avantage jusqu’à ce que d’autres suivent et que tout le monde y perde ?

    Je sais, c’est pas très clair, mais, ami lecteur, vois-tu ou je veux en venir ?

    Certes, y’a un loup planqué dans le bois, mais nous, on vend du gui, donc on doit bien y aller non ?

  5. Capitaine dit :

    @François : Je pense que ceux qui vont être lésés par un tel système sont, comme le disait Munchausen, les comparateurs de prix, les sites d’avis clients.
    Rappellez-vous ce qui s’était passé avec Allo Ciné. Il leur est arrivé exactement la même chose depuis que Google affiche directement les horaires de cinéma dans ses pages de résultat.

  6. Renaud Joly dit :

    A priori la mise en place des microformats sur les pages n’influe pas directement sur le positionnement. Mais on peut déjà signaler 2 influences indirectes :
    - l’impact sur le taux de clic des pages concernées dans les pages de résultats de Google. Ce critère de positionnement prend de l’importance.
    - le fait de structurer l’information permet au moteur de mieux cibler le contenu principal de la page (ex dans le cas de plusieurs produits en cross-selling sur une fiche produit principal). Ce qu’il fait deja bien à mon avis.

    Ensuite les microformats concernent souvent des reviews (notation et commentaires) qui sont des informations que le moteur devrait utiliser à terme pour qualifier les liens / sites à l’image du fameux pagerank. Plusieurs brevets ont été déposés dans ce sens.

  7. Rentashop François dit :

    Ah oui, c’est vrai, j’y pensais mais j’ai oublié d’en parler : moi je fais du e-commerce, plus précisément des sites dans l’intérêt de mes clients. Je n’ai pas d’actions chez RueduCommerce et par conséquent je m’en fous comme de ma première chemise, et je me fous également de « qui va me manger », ce qui m’intéresse c’est que ma petite personne et ceux qui ont choisi de m’accompagner dans cette aventure, c’est à dire mon équipe et mes clients chéri (un petit coup de lèche ne mange pas de pain) passent au travers des gouttes. Je sais, je pourrais faire preuve de plus de civisme, en règle générale… je pourrais être affecté par la baisse du cours de l’action Rono, des pauvres traders qui sont obligés de s’expatrier pour toucher à nouveau leurs bien méritées primes etc. mais oui, je l’avoue ici publiquement : ça m’en touche une sans faire bouger l’autre…

    ok, ok, je sors ;)

    @Renaud : tu fais bien de faire remarquer qu’outre le positionnement, l’aspect plus ou moins attractif d’un résultat de recherche à plus que de l’importance : entre une position 3 avec une description pourrie et une position 4 avec une belle description précise, lisible et intelligible, de mon point de vue il n’y a pas à hésiter : être bien positionné c’est bien, susciter ou provoquer le clic, c’est encore mieux

  8. Cobolian Cobolian dit :

    Et avec HTML5 la hiérarchisation des infos va également changer.
    Moi je vous le dit, va y avoir du boulot pour les référenceurs.

  9. Social comments and analytics for this post…

    This post was mentioned on Twitter by ledocdoc: Microformats, Google et e-commerce http://bit.ly/abFwlY

  10. [...] article fait suite à un excellent article de Kevin HA chez Capitaine Commerce : Microformats, Google et e-commerce . Dans cet Article Kevin nous explique comment tagguer le code de votre boutique en ligne pour [...]

  11. Renaud Joly dit :

    @Cobolian
    Surtout qu’il y en a déjà du boulot pour les référenceurs. J’en profite pour rappeler qu’Altima recrute un Chef de projet référencement sur http://www.altima.fr/

  12. frangy dit :

    microformat or not microformat
    flash or not flash
    IE6 or not IE6
    css3 or not css3
    ligne de flottaison or not ligne de flottaison
    standard or not standard

    that are a lot of question…

    ^^

    C’est terrible à chaque fois que je viens sur ton site capitaine faut que je fasse une réunion de stratégie avec mon collègue :)

  13. wizishop Grégory dit :

    Merci pour cet article qui résume parfaitement l’intérêt des microformats.
    Chez Wizi, nous avons inclu les microformats sur tous nos designs gratuits il y a quelques temps déjà. Je suis sûr que cela apportera beaucoup dans l’avenir, nous allons voir fleurir, à coup sûr, des services web s’appuyant sur les microformats.

  14. Rentashop François dit :

    @Gregory :
    Et vous avez des retours de vos utilisateurs sur ça ? Contents, pas contents ?

    @Frangy :
    Ah toi aussi ? Bon, ben je me sens moins seul…

  15. wizishop Grégory dit :

    @François : Pour le moment nous n’avons pas de réels retours. Je ne pense pas que cela serve réellement dans les prochains mois en France (à priori google.fr ne les utilise pas encore). Nous les avons mis pour préparer l’avenir surtout.
    Mais je préparerais un billet sur le sujet si je vois des choses qui bougent ou si nous avons plusieurs retours clients intéressants, promis ! ;)

  16. patrice dit :

    article vraiment intéressant, merci pour les infos

  17. Rentashop François dit :

    #Grégory :
    Merci pour ton retour, c’est agréable de travailler en bonne intelligence avec des confrères. Etant donné que techniquement c’est pas compliqué à intégrer, de notre côté on bougera en temps et en heure (j’ai collé 3 ans de boulot dans les pattes de l’équipe de dev… ils en ont pour un moment : saisie de commande à la volée, générateur de newsletter, programme de gestion du service client etc., ils ont de quoi s’occuper en attendant :) )

  18. Alex Chauvin dit :

    Excellent d’en remettre un couche de temps en temps sur ce sujet passionnant.

    Chez Bikeo, nous avons mis en place cela fin 2008 sur nos pages produits (hProduct) et le référencement sur Google le prend en compte de temps en temps, ce n’est pas systématique. L’idée initiale était de tester giftag en attendant une version .fr

    cf http://simple.devue.org/920/google-et-le-microformat-hproduct/ et http://simple.devue.org/883/e-commerce-et-microformats/

    J’attends avec impatience que cet usage se généralise sur les boutique et les robots d’indexation de produit, même si comme cela a été dit plus haut par @Munchausen il pourrait y avoir du risque.

    Bonne journée, Alex.

  19. Manu1400 dit :

    Google tiens aussi compte de rel= »license » (voir http://microformats.org/wiki/rel-license ) pour la réalisation de recherche par licence (disponible dans recherche avancée). Beaucoup de site l’utilisent.

  20. [...] Microformats, Google et e-commerce Article très intéressant publié sur Capitaine Commerce sur l’utilisation et [...]

  21. Michelle dit :

    [...] Google et les microformats [...]

  22. Nicolas dit :

    Pour l’instant je n’ai vu aucune intégration de ces microformats sur Google FR. Pourtant ca fait plusieurs mois que j’ai intégré les microformats sur allogarage…

  23. Yannick Simon dit :

    Bonjour

    merci de votre information

    Google vient de rendre disponible à l’international cette fonctionnalité

    http://googlewebmastercentral.blogspot.com/2010/04/rich-snippets-go-international.html

    je n’ai pas pu m’empecher de la mettre en test sur une page que je vous communique

    http://www.rueducommerce.fr/ordinateur/showdetl.cfm?product_id=3005995&vainqueur=rdc_microformat

    @Francois : moi, j’ai des actions RueDuCommerce ;)

  24. DeSabàTom dit :

    Bonjour,

    Avez vous tester avec le hproduct car j’ai l’impression que cela ne fonctionne pas encore. Même les exemples google donne du Insufficient data to generate the preview.

    Avez vous rencontré ce problème

  25. Nicolas dit :

    @Yannick : c’est vrai, je vais corriger ca rapidement. En même temps un warning ce n’est pas une erreur, ca devrait pouvoir être géré, non?

  26. Yannick Simon dit :

    @Nicolas :

    ce n’est pas une erreur, c’est un warning, c’est vrai
    mais bon, sur la meme page tu as mis un hreview-aggregate
    et plusieurs hreview

    google dit, dans ces cas là, qu’il ne va retenir que le hreview-aggregate

    donc, sur cette page là, ca ne sert pas de mettre plusieurs hreview

    bon, moi, j’ai mis ces hreviews (hreview-aggregate) sur RueDuCommerce, et déclaré mon site dans l’interface de google prévue pour, mais ca n’apparait toujours pas en ligne. Je ne sais pas si et quand ca va viendre ;)

    Y

  27. Nicolas dit :

    Je viens de corriger, mais j’y crois pas trop… Je veux bien passer du temps à intégrer ces formats, mais si ils ne le prennent pas en compte, c’est moyen.

    Pourtant les possibilités sont énormes pour les utilisateurs comme pour Google !

  28. NZexplorer dit :

    Bonjour,

    J’ai la même question que Nicolas, j’ai monté les micro-formats sur un très gros site il y a plusieurs semaines et rien n’apparait dans GG.

    Quelqu’un sait-il si il faut plutôt une semaine, un mois ou un an pour apparaître dans les résultats?

    Merci à vous

  29. magento dit :

    Officiellement chez google, les microformats ne sont pas affichés sur GG France.

    A mon avis, ils vont lancer ça en même temps que leur moteur de recherche produits, et là, ça va faire mal aux comparateurs existant, et modifier la relation des marchands aux moteurs de recherche…

  30. magento dit :

    @munchausen
    Aujourd’hui, sur les comparateurs, on a aussi toutes les infos nécessaires pour choisir sans avoir à visiter le site du marchand. Je ne pense donc pas que ça soit un réel problème de base. En revanche, ça peut modifier l’approche merchandising du marchand dans le cadre de sa politique d’acquisition de nouveaux clients : segmenter plus son catalogue entre les produits d’appels destinés à faire decouvrir l’enseigne, et les produits margés normalement, pour la fid.

  31. cadeau geek dit :

    Merci pour cet article !

    Je me suis mis sur google shopping et j’ai utilisé les microformats…

    Le référencement, quel Boulot !!!

  32. Doudoune dit :

    Je viens de corriger, mais j’y crois pas trop… Je veux bien passer du temps à intégrer ces formats, mais si ils ne le prennent pas en compte, c’est moyen.

    Pourtant les possibilités sont énormes pour les utilisateurs comme pour Google !

  33. [...] des technos du web sémantique et en particuliers les microformats et balises RDF (dont Kevin Ha nous parlait sur ce blog), désormais supportées par les moteurs grand public (voir les annonces récentes de Google et [...]

  34. outsideman dit :

    merci pour ces tableaux et toutes ces indications

  35. id meneo dit :

    Le meilleur article français sur les microformats.
    Clair, complet, indispensable.
    Merci!

  36. Mathieu dit :

    Du nouveau au sujet des microformats, les 3 grands (Google, Yahoo & Bing) se sont mis d’accord sur un standard de « microformat » appelé « Schema ».

    Tout porte donc à croire que les microformats (mentionnés dans l’article) vont peu à peu disparaître au profit du nouveau standard,

    Les microformats mentionnés dans l’article restent fonctionnels, il faut cependant éviter de mélanger sur une même page « schema » et « microformats » afin de faciliter le traitement par les crawlers.

    http://schema.org/

  37. [...] Pensez également à l’intégration des « rich snippets » ou « microformats » pour votre référencement (pour en savoir plus, je vous recommande cet excellent article sur le site capitaine commerce) [...]

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