Vous devez le savoir, je n’ai jamais été un grand fan de la 3D pour le ecommerce. Pourtant, à chaque fois, c’est pareil, dès que je lis le mot 3D, je ne peux m’empêcher d’aller jeter un oeil inquisiteur.
Las, encore une fois, 3D ne rime qu’avec prouesse technologique et pas commerce. Car, comment peut-on croire que montrer des sacs à main de luxe pixellisés fera mieux vendre ? Il me semble que c’est une illusion de développeur ou de marketeur mal réveillé.
Prenons donc l’exemple d’Espacemax.com dont Ecommerce Mag se fait l’écho (EspaceMax, le luxe en 3 dimensions). Quel est l’apport de la 3D dans la vente de sac à main ?
En tant qu’utilisateur, en tout cas, c’est d’abord à l’expert informatique qu’on s’adresse à moi. Avant de pouvoir accéder à la vue en 3D, il faut télécharger un plugin qui sur Mac ne fonctionne pas (Alors non, ne me dites pas que oui, c’est bon, on ne va pas développer un plugin en plus sur Mac pour les quelques utilisateurs qui utilisent un ordinateur de chez Apple. D’abord, regardez vos stats et ensuite vous me direz si ça ne vaut vraiment pas le coup). Ensuite, il faut attendre des temps de chargement passablement longs, puis lorsque c’est fini et que tel apparait le sac (parmi un choix de 3 sacs, j’imagine le coût de la modélisation), vlan ! Vous avez le droit à une représentation en 3D digne des plus mauvais jeux vidéos des années 90. Je ne vous raconte pas l’image que cela donne de la marque. Pire encore que la pire des imitations chinoises ! Bords pixellisés, matières inexistantes, réalisme zéro.
Le plus drôle là dedans, c’est l’idée qu’on eu les concepteurs de pouvoir simuler l’ajout d’objets dans le sac pour voir sa déformation. Je vous liste les objets : un rouge à lèvre, une bouteille d’eau, un téléphone portable, un magazine féminin et un carnet d’adresse. Tiens, ils ont oublié les tampax ! C’est un sac de blonde ou quoi ?
Plus sérieusement, la 3D reste une technologie difficilement compatible avec le ecommerce.
- Les temps de téléchargement sont toujours trop longs
- Les rendus sont affreux
- Ca coûte beaucoup plus cher qu’une bonne série de photos
Quelqu’un n’est pas d’accord ?
(et aurait de bons exemples à nous donner ?)








On fait pas ses backups hebdomadaires Capitaine ?
C’est retour vers le futur ?
quotidiens les backups, pas hebdomadaires
intéressant ! A mon humble avis, tout dépend du produit en question.
Certains méritent d’être manipulé virtuellement pour voir les finitions par exemple.
Bonjour,
Je suis dans l’ensemble d’accord avec votre article, mais je pense qu’il doit être mitigé.
Basé son site ecommerce sur la présentation des objets en 3D est certes une mauvaise stratégie. Ca coute cher à réaliser, c’est long à charger, et c’est compliqué sous certaines configurations. Ainsi, je reste persuadé que des images bien optimisées pour la présentation des articles restent le meilleur compromis. D’autant que si vous manifestez l’envie de montrer plusieurs angles à vos visiteurs, il reste toujours la solution de proposer plusieurs photos. Ca coute moins cher, le résultat est quasi identique, et il est rapide et uniforme.
Ceci dit, je pense que le fait de montrer un objet particulier en 3D dans le cadre d’un marketing et d’une promotion de l’objet particulière peut être un concept viable : si l’objet en vaut la peine, ca étonne, intrigue, donne envie d’en voir plus, et fait parler de lui.
Pour conclure : un site e-commerce « classique » avec un prolongement en 3D qui s’insère dans une campagne marketing réfléchie.
Je pense pour ma part que les technologies 3D temps réel ont beaucoup de sens lorsque le produit est configurable et qu’il doit être adapté à la problématique unique du client.
Dans ce cas, on rentre dans l’idée d’une maquette virtuelle permettant de simuler le réel et cela présente une valeur très forte pour le consommateur et pour le commerçant.
L’histoire de la personnalisation de masse démontre que le client perçoit positivement l’idée d’un choix large lié à la configuration du produit mais que ce choix large induit paradoxalement une crainte de mal choisir et freine la décision d’achat.
Il est alors nécessaire de lui permettre de valider l’impact de ses choix en lui apportant des moyens de les simuler, en 3D ou en 2D et demi.
Enfin, certaines catégories de produits nécessitent une expertise métier ou technique qu’un e-commerçant peut difficilement promulguer en ligne. La 3D est alors précieuse si elle est accompagnée d’une notion de règles et d’assistance à la configuration.