Groupon : startup de la décennie ou bulle de savon ?

Par Capitaine | décembre - 2 - 2010 | 98 commentaires  
Auteur de ce billet : Olivier Sauvage, l'auteur, est le fondateur de Capitaine-commerce.com et de Wexperience, agence d'ergonomie digitale pour le ebusiness. Il travaille pour les plus grands comptes du ecommerce en France et est spécialiste de l'optimisation des sites sur mobile, tablette et web. Pour plus d'informations sur cette critique, n'hésitez pas à le contacter ou à l'appeler directement sur son portable.
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Maison Bouthier, Coiffeur: A Hairdressing Salon From the Belle Époque (c.1910)

Autrefois, on avait pas besoin de Groupon, Monsieur !

Groupon tient-il vraiment ses promesses ou son succès actuel repose-t-il sur un effet de mode ?

On devrait tous écouter son coiffeur. Une fois par mois, avec grandes difficultés, je passe donc une bonne demi-heure à essayer d’expliquer au mien comment il peut se servir d’Internet et des réseaux sociaux pour faire la promo de sa petite affaire. Entreprise ardue, car, si tout semble clair pour qui baigne ses collants toute la journée dans la soupe numérique, il en va tout autrement pour celui dont la profession consiste à éclaircir les zones capillaires autour des oreilles de retraités et d’inactifs en mal de lien social, du vrai, celui là.

Donc, bref, en réponse à ses lamentations incessantes sur la difficulté à gagner sa vie quand on est artisan, et sans réel espoir de le convaincre, je lui évoquais la capacité d’action étonnante à exploser le chiffre d’affaire des commerçants de quartier, de Groupon, le dernier petit miracle en date de la Sillicon Valley sur lequel tout le milieu du web s’extasie (lire aussi : Groupon, killer concept). Je lui expliquai donc de long en large le principe d’achat groupé, celui des remises exceptionnelles et du succès incroyable du concept en Amérique, tout cela en usant de mon meilleur blabla marketing afin de le convaincre. Autant expliquer la théorie de la relativité à un chat, ça revenait au même, me disais-je, mais bon… peut-être que pour une fois, attiré par l’appât du gain, il se laisserait envoûter par mon charabia 2.0

Ce qu’il fit ! Miracle de la technologie, Ô merci mon Dieu (Google), Saint Bill Gates, priez pour nous. Mais… un mois plus tard…

« C’est de l’arnaque, votre truc, là, Capitaine, me lança-t-il, lors de ma coupe (de cheveux) suivante.

- Quoi, quel truc ? lui demandai-je à moitié endormi par le massage cranial prodigué un instant auparavant par sa ravissante nouvelle stagiaire.

- Grouponne, là. C’est de l’arnaque, ce machin là.

- Ah oui (tout en essayant de me rappeler à quoi faisait allusion « Grouponne »)… Tiens donc, ça par exemple, m’étonnai-je, mais comment cela ?

- Ben oui ! Non seulement, ils te demandent (mon coiffeur passe facilement du vouvoiement au tutoiement sans prévenir) de baisser tes prix de 80%, mais en plus, ils te prennent 50% de commission.

- Ah bon, lui répondis-je dubitatif ?

- Ben, tu gagnes rien ! C’est de l’arnaque ! Moi, j’ai pas signé.Et puis, j’ai un copain, là. Lui, il a signé. Eh ben, il a eu 1595 clients et il a pas pu fournir la demande. C’est de l’arnaque, quoi ! Parce qu’ils lui avaient pas dit qu’il pouvait arrêter l’offre quand il y avait suffisamment de clients. Il s’est fait arnaquer.

- J’ai bien compris. Eh bien, vous me l’apprenez. »

Cette anecdote me laissa dubitatif. Avec sa prose, mon coiffeur me fit comprendre que Groupon permettait bien de faire du chiffre d’affaire, mais pas de bénéfices, bien au contraire !  Les ristournes exigées par Groupon ne permettant absolument pas de dégager de marge. Il m’expliqua que le système s’apparentait plutôt à une forme de publicité, mais publicité dont il doutait même des effets bénéfiques. D’après lui, toujours, les clients apportés par Groupon n’étaient pas des bons clients, en ce sens, qu’ils étaient surtout attirés par la bonne affaire et pas par le service. Autrement dit que c’était une clientèle sans lendemain qui ne revenait pas.

Pour une fois, c’était mon coiffeur qui m’avait appris quelque chose.

Et vous, vous en pensez quoi de Groupon ?

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98 commentaires pour l'instant.

  1. mathias dit :

    Mon avis : groupon c’est de la grosse m…e, limite grosse escroquerie organisée. A priori pas mal de commerçants débordés par la charge en lisant des témoignages sur des forums. A titre personnel j’y ai acheté un bon pour un tirage photo sur cadre : le code ne fonctionne pas et j’en suis à presque dix relances sur 2 mois avec des promesses de résolution que je ne vois pas arriver. Du coup je fais ma pub autour de moi pour dissuader tout le monde de s’y intéresser.

    • Mickaël dit :

      Bonjour, moi j’ai acheté chez openprice.fr la y’a pas de mauvaise surprise ! c’est des enchères avec des prix dégressif

  2. Quentin dit :

    Même avis d’une amie restauratrice qui a organisé une opération qui ne lui a apporté, d’après ses dires, qu’une population de grippe-sou. Son offre était une remise valable une fois par table. Les couples qui voulaient bénéficier de l’offre s’installaient en célibataire chacun à une table pour pouvoir bénéficier deux fois de l’offre (50% sur un plat) !! Par ailleurs, ils n’ont rien commandé d’autre, pas même une petite bouteille. Résultat : des clients qui n’ont aucune intention de revenir (ils avaient fait des kilomètres et ne faisaient pas partie de sa zone de chalandise), et qui ne lui ont cette fois là pas fait gagner d’argent, au contraire. Bref, la prochaine fois qu’un commercial viendra la voir, elle le « mettra à la porte ».
    Est-ce à dire que tout ce qui fonctionne aux USA ne fonctionne pas en France ? De toute façon (suis-je ciblé ?) Groupon ne m’envoie que des offres pour des massages/cures de bien-être/instituts de fitness. Ça tourne en boucle depuis des mois, c’est un peu décevant…

  3. [...] This post was mentioned on Twitter by MarketingOnTheBeach, Camille Jourdain, Gregory Janssens 【ツ】, Hubert de Cartier, E-commercant.com and others. E-commercant.com said: Groupon : startup de la décennie ou bulle de savon ? http://ow.ly/3iE6Z [...]

  4. Sébastien dit :

    J’aurais plutôt tendance à être de l’avis de ton coiffeur…

  5. Romain BOYER dit :

    Intéressant cet article, je n’aurais jamais cru que t’allais une fois par mois chez le coiffeur !

    J’ai écrit un article hier sur le même sujet :
    http://www.info-ecommerce.fr/1660/groupon-un-modele-a-6-milliards-qui-a-ses-limites/news

    Ma conclusion d’alors :

    Si Groupon a un succès indéniable et une capacité de progression importante, je pense que ce modèle social présente quelques limites et risque de nuire à la qualité de l’offre. Groupon écrase clairement ses concurrents avec une puissance marketing importante, et se soucie peu de la rentabilité de ses partenaires et de la qualité de service produite derrière.

    Toutefois, si l’on est conscient de ces aspects, on peut effectivement profiter de très bons plans via ce nouveau système de deals. Et les bon-prive.com et consorts ne peuvent que profiter de cette manne et de ce nouvel intérêt qui est en train de se créer pour le E-Commerce Social (appelé Social Commerce)

  6. Capitaine dit :

    @Romain : si, j’y vais une fois par mois. Pourquoi ? Pas toi ?

  7. Romain BOYER dit :

    Il aimerait bien mon coiffeur, mais niveau ROI c’est pas top : si je vais chez le coiffeur, je vais devoir m’acheter un bonnet (t’as vu le prix des bonnets ? http://www.headict.com/) ; Question de bon sens ;-)

  8. Mickael dit :

    D’accord avec ton coiffeur également ;-)

  9. Nicolas C. dit :

    Et bien je donnerai un autre son de cloche; en tant qu’utilisateur régulier de groupon, j’en suis satisfait.
    Tous mes bons ont fonctionné… et le service m’a permis de découvrir de nouveaux lieus… dans lesquels je ne serai pas forcément aller sans bon (notamment les restaus) et qui, maintenant que je les connais, je peux y retourner.

    Le soucis d’un restau, on ne sait pas forcément ce que ça vaut et on peut pas s’amuser à tout tester!
    De plus, j’ai souvent dépassé le budget du « bon » car je payais moins.

    Pour moi, groupon sert à faire de la pub à « moindre prix » et si le service est bon, les gens retourneront. Bien sur y aura des « grippes sous » mais pas plus qu’ailleurs. Ce site est un formidable outil promotionnel et permet de se faire connaitre

  10. Quentin dit :

    @Nicolas C. : tu ne travaillerais pas chez Groupon par hasard ? ;-)

  11. Salut Capitaine,

    Super anecdote qui montre bien l’envers du décor et le fait que Groupon n’est pas pour tout le monde. Je suis attentivement l’évolution du concept depuis 2 ans et suis assez étonné du succès (juste du marketing ?) de Groupon en France. J’attends aussi de voir si c’est durable car j’ai plusieurs pistes de réflexion qui me laissent penser que ce n’est pas gagné pour Groupon en France.

    Le couponning est un concept culturellement très américain qui n’est pas vraiment dans la culture française. J’ai vécu à San Francisco en 98, et j’ai été très étonné de voir à quel point les américains sont friands de ce système de coupon de réduction qu’on retrouve la bas chez tous les commerçants, même le plus petit. Vous savez, ces coupons de reduction imprimés derrière les tickets de caisse. Eux, ils les collectionnent, et ne partent jamais faire leurs courses sans avoir leur porte-monnaie remplis de ces bouts de papier. C’est pas de la radinerie, c’est presque un jeu, pour eux c’est normal. C’est culturel, et ca dure depuis 30 ans. Quand Groupon est sorti aux US, c’était une extension naturelle de ce principe de coupon papier, mais adapté au web, qui a tout de suite rencontré son public, car celui-ci (commerçants & consommateurs) est aguerri à son fonctionnement.

    Maintenant en France, c’est un autre affaire… Du côté du consommateur, le couponning est un peu un truc de radin, ou d’opportuniste (= une personne qui n’aurait jamais acheté le produit en question s’il n’était pas en promo). Donc forcément, ce n’est pas une « bonne » clientèle pour les commerçants dans le sens ou il a peu de chance de pouvoir les fidéliser.
    Ensuite, globalement, les commerçants n’ont pas cette culture de la promotion. Déjà que faire une carte de fidélité avec 15% de réduc à la fin, ça leur arrache le cœur, alors 50% de réduc pour 500 clients !

    L’autre point est la puissance marketing de Groupon qui risque de se retourner contre eux, comme tu l’as bien décrit dans ton article et d’autres dans les commentaires. Quand on est un commerçant de quartier avec une capacité de service maximum de quelques dizaines de clients par jour, aller sur un média tellement puissant qu’il vous envoi 500 clients en 48 heures est juste la meilleure fausse bonne idée de l’année.
    Et je ne vous parle pas de l’intérêt financier très réduit, vue le niveau de réduction imposé, et la commission prise au passage.

    L’utilisation de Groupon peut être intéressante pour des entreprises qui font une TRES FORTE marge sur leurs produits ou services, et qui sont capables d’absorber un flux important de clients sur un court lap de temps.
    Et pour ceux qui ont besoin de se faire connaitre, c’est clairement une bonne option.

    Pour les autres, je ne vois pas l’intérêt. Comme le dit ton coiffeur, c’est plus d’emmerdes qu’autre chose.

  12. Lapinlove404 dit :

    A vous lire, le premier ‘problème’ de Groupon me semble plus être dans les comportements agressifs et irresponsables de ses commerciaux (avec l’approbation de la maison mère ?).

    Proposer un deal sur Groupon n’est pas un geste anecdotique. Il ne faudrait donc pas « pousser » le commerçant a consentir un gros deal avec remise de 80% sans réfléchir avec lui à l’impact que cela pourrait avoir (en terme de CA, de bénéfice, d’aflux de client,…).

    Les témoignages de certains me rappellent ceux que j’avais eu à propos des pages d’or (ou jaunes, c’est selon). Un beau commercial à la langue bien pendue promet monts et merveilles pour une annonces bien chère mais bien plus visible… dont le ROI sera décevant (voir négatif). Mais lui, il s’en fout : L’année prochaine, ce ne sera plus lui qui devra voir le client et ramasser les miettes.

    Le prochains commercial groupon qui débarquera chez l’amie de Quentin aura beau être honnête, venir avec des idées pour éviter le coups des grippe-sous (j’y reviens),… Elle n’en aura rien à battre de son offre de voleurs.

    A long terme, à moins d’être vraiment très très fort, cette stratégie commerciale nuira à Groupon. C’est vrai.

    Viens ensuite le problème des grippe-sous. C’est en effet une faiblesse de Groupon… Mais qui ne le condamne pas forcement à mourir.

    Ceci dit, ca risque d’être un plus gros problème dans des pays comme la France et la Belgique.

    Vous avez déjà vu un Mac Do avec un refill sur les boissons en France ? Pourtant ils le font aux USA. La raison est la même : ici, une famille de 6 prendrai une boisson et il boiraient tous dans le même verre en faisant 5000 refills. Aux USA, ils prennent 6 boissons… et font chacun leur refills.

  13. Lapinlove404 dit :

    Concernant la capacités des commercants :

    D’autre offres du type « bon cadeaux » pour des restos et hôtels sont souvent avec réservation obligatoire et limités à « X/jours » (ce n’est pas dis, mais c’est clairement le cas).

    N’est-ce pas possible avec Groupon ?

  14. Romain BOYER dit :

    Je rejoins @LudoPassamonti sur l’ensemble de sa réflexion.

    Mais Groupon n’est pas le Social Commerce, lequel nous réserve de belles surprises dans les 6 mois à venir (chut ;-) )

  15. Olivier dit :

    Je suis également intrigue par le business model Groupon, en y pensant je pense que ca ne peut marcher que pour des business a fortes marges ou qui ont des besoins de déstockage (ce qui revient +- au même que les ventes privées).

    Les marges nettes de la plupart petits commerces en France sont trop serrées pour pouvoir faire des promos a -50% (sans même compter la commission)!

    Ça peut faire une bonne opération de pub pas trop chère si tant est que le commerçant ait un produit et/ou service a déstocker en volume car encore une fois, comme Romain l’écrit, la marge doit être proche de 0, ce qui correspond a une vente a perte si l’on rajoute les frais fixes de la société.

  16. Nicolas C. dit :

    @Quentin: Non… et je dirai presque malheureusement parce que si la boite se fait racheter par Google, ça va devenir super sympa d’y bosser.

    Je pense que groupon est arrivée avec un concept qui fonctionne chez nous (côté conso) car il propose de vraies réduction. A part si tu es vraiment à côté de tes sous, tu t’ennuies pas à garder les 20 000 papiers de ton super marché te donnant droit à 1 euros de réduction… on s’en fout à peu près tous.
    Avec groupon, quand on te donne 20, 30 ou 40 euros de réduction… tout de suite, c’est pas du tout le même enjeu.

    Je pense aussi que l’intérêt de groupon est dans le long terme… dans le cas d’un restau (ou d’un coiffeur), quand on y est allés, on va pas y retourner sous 10 jours. Par contre dans 1 mois, 2 mois… voire 3, et bien si on a aimé le restau, on y retournera, on le conseillera… alors que sans groupon, on serait pas forcément aller dans ce restau ou chez ce coiffeur.
    C’est vraiment une vision à moyen voire même long terme (6 mois à 1 an).

    Je pense en effet qu’il y a un peu une « bulle » autour de groupon qui se dégonflera quand les commerçants auront compris la « bonne » utilisation de groupon: un outil de communication pour se faire connaitre donc utile quand on vient d’ouvrir par exemple ou si on veut renouveller sa clientèle.

  17. Alban dit :

    C’est le même soucis que pour les coffrets cadeaux. Je suis réellement surpris que cela ne tombe)sur le tapis (enfin plus bruyament qu’avant) que lors de l’annonce de rachat, car les commerciaux on sensiblement le même discours que celui des (nouvelles) box.

  18. Olivier dit :

    Et je rejoins Ludovic sur son analyse ayant également vécu longtemps aux US aux UK: il est impensable pour un américains de faire du shopping sans ses coupons, quel que soit ses revenus. Il est d’ailleurs impensable pour un américains de payer plein pot: le shopping est un loisir et ramener un bon deal a la maison et le montrer a ses amis fait partie du plaisir!

    Apres je pense que groupon en France va s’associer aux grosses et moyennes enseignes qui ont les moyens de faire ces operations et la le CA France de groupon va facilement monter dans les tours a coup de milliers de deals par jours.

  19. Greg dit :

    Alors en France, dès qu’un truc marche, c de l’arnaque.
    Si le coiffeur X ou Y a pas compris que de pouvoir se faire connaitre grace à une promo c’est 10 fois mieux que de payer X milliers d’euros pour faire de la pub…alors, je peux rien pour lui.
    J’ai téléphoné à Groupon, j’ai eu une longue discussion avec eux. Ils sont clairs! Le commerçant ne gagne pas forcément d’argent sur une opération promotionnelle d’achat groupé. Mais il gagne en visibilité! Et quand on s’appelle tartampion et qu’on est pommés au fin fond du Calvados (t’as vu le jeu de mot?) et bien on profite de cette mise en avant.
    Si j’étais commerçant, je le ferais! POurquoi? Parceque plutot que de payer 3000 euros un message publicitaire sur la radio du coin dont tout le monde s’en tape les nefles, eh bien j’attire mes prospects avec une réduc, une vraie (pas 2 euros pour 200 euros d’achat hein!) et je fais venir du monde ds ma boite à prospects, je me fais connaitre. C’est une opération marketing pour laquelle il faut bien réfléchir sur le retour sur investissement car, je le répéte, le commerçant ne va certainement pas gagner de pognon sur la promo, mais ailleurs véritablement. POil aux dents.

  20. Juliette dit :

    Un engouement certain pour ce nouveau modèle… Mais un succès fulgurant n’est pas pour autant synonyme de pérennité. Et le manque de considération de ce modèle pour ceux qui en constituent l’essence même (les commerçants) révèle pour moi une faiblesse considérable. Groupon devrait revoir son modèle en le basant davantage sur une politique « win-win ». Je trouve d’ailleurs bien dommage que le commerce tende à oublier qu’il se base sur un échange et non sur la meilleure façon d’arnaquer l’autre pour gagner plus…

  21. fab dit :

    pour les restos il y a aussi restoprive.com, ça marche très bien :)

  22. benoit dit :

    En fait il faudrait connaitre le pourcentage de vendeurs qui acceptent de lancer une deuxième opération sur groupon, parce que les commerçants pour râler dès qu’ils perdent 1 point de marge y’a pas pire ! :)
    Si ils recommencent c’est qu’ils ont apprécié l’opération.

  23. Romain BOYER dit :

    ’40% des marchands partenaires de Groupon US déclarent ne pas souhaiter réitérer l’expérience d’après l’Université texane de Rice.’
    http://www.info-ecommerce.fr/1660/groupon-un-modele-a-6-milliards-qui-a-ses-limites/news
    pas de stat connue en France

  24. Romain BOYER dit :

    @Benoit 40% des marchands partenaires de Groupon US déclarent ne pas souhaiter réitérer l’expérience d’après l’Université texane de Rice. (source info-ecommerce ;-) )
    Pas de stat en France

  25. @greg @nicolas .
    Le propos n’est pas de dire que Groupon est une arnaque, ce n’est bien sûr pas le cas, mais plutôt de montrer pour le commerçant les limites d’un outil marketing très puissant qui peut vite se retourner contre lui s’il n’en saisi pas bien le principe, ou la manière d’en faire bon usage.

    Perso, je rejoins à 100% Juliette sur le fait que le vrai gagnant dans l’histoire, c’est Groupon, et que ce système n’est pas viable sur le long terme avec des petits commerçants, si le deal n’est pas plus équilibré entre Groupon et le commerçant.

  26. Greg dit :

    Je suis d’accord avec ça!

  27. Juliette dit :

    C’est évident! Cela dit je serai justement curieuse de connaitre ce pourcentage en France. N’oublions pas que le rapport au commerce reste encore différent entre les US et la France. Quoiqu’il en soit j’ai tout de même tendance à croire qu’un petit commerçant n’est pas en mesure d’assurer un nombre trop excessif de commandes. Pourquoi Groupon ne fixe d’ailleurs pas un plafond du nombre de commandes? (peut être le fait il pour certaines?) Cela pourrait être par ailleurs un levier de plus pour déclencher l’achat compte tenu du caractère d’autant plus urgent de l’opération (dans le temps et par un nombre de commandes limité).

  28. Nicolas C. dit :

    @Ludovic: je suis bien d’accord avec vous mais Groupon ne peut pas être responsable de la mauvaise utilisation de son service du à l’incompréhension des commerçants.

    Que des commerçants soient assez naifs pour croire que groupon ne va rien leur coûter ou presque et que ça va leur faire gagner des milles et des cents… le problème vient il réellement de groupon ou de la naiveté de ces derniers?

    Ce serait comme si un employé qui s’est fait virer de sa boite parce qu’il a insulté son patron sur son mur facebook, le reproche à facebook.

    A terme, la bulle va surement « dégrossir » et comme ça a été dit, seul les enseignes qui margent beaucoup, les destockeurs ou les enseignes qui veulent se faire connaitre… utiliserons le service. Et pour ma part, je pense que ça fait pas mal de monde visé et que, niveau consommateur, ça sera toujours aussi intéressant.
    D’ailleurs, sans être un grand manitou, si Google investit 6 milliards (sa plus grosse dépense d’acquisition), ce n’est peut être pas pour rien… et ils ont, surement, des idées pour « élargir » le spectre de Groupon et le rendre incontournable.

  29. Quentin dit :

    @Nicolas C. : te leurre pas, cette acquisition (surtout à ce prix) c’est purement défensif…

  30. Juliette dit :

    @Nicolas : Donc on parlerait de mensonge par omission? Quand on fait face à l’ignorance, on en profite ou on la combat? A chacun son rapport à l’éthique…

  31. +1 Juliette. Quand il y a des commerciaux « terrain » dans l’histoire, il reste peu de place à l’éthique… surtout quand la cible est des TPE-PME.

  32. Greg dit :

    oooooooooooooo le cliché!!!!!!!!!!!! restez pas sur le stéréotype du vendeur d’aspirateurs!!

  33. Lapinlove404 dit :

    @Greg

    Y’a pas que des vendeurs d’aspirateurs, c’est vrai.

    Mais si t’encadre pas sérieusement l’équipe commerciale et que tu la motive à coup de primes sur le dépassement d’objectif… tu vas avoir du mal à prétendre n’avoir que de vrais commerciaux pleins d’éthique.

  34. Rémy Bigot dit :

    Je suis assez dubitatif sur ce service. J’ai beaucoup de mauvais retours côté commerçants, qui, il est vrai, ne connaissent pas forcément le web.
    J’ai proposé à Groupon de faire un deal avec la boite de ma compagne, ils ont refusé sans trop d’explications. Je n’ai donc pas encore testé en live.

  35. Anne dit :

    J’ai récemment profité via Groupon d’une remise très intéressante sur 10 séances de soins.
    Le deal a été acheté par 280 personnes, et l’esthéticienne est seule pour gérer 280 x 10 séances = 2800 séances de 35 min.
    Soit 1633 heures de travail en gagnant seulement 25% du prix classique.
    Impossible de caser quelqu’un « au prix fort » pendant plusieurs mois.

    la dame semble épuisée et amère, il est difficile d’avoir un rendez-vous, donc résultat pour moi : oui je suis contente d’avoir profité d’une offre super avantageuse, mais avoir des rdv à des heures pas pratiques parce qu’il n’y a plus rien de dispo, et culpabiliser durant une séance censée être agréable parce que la dame vous dit qu’elle enchaîne non-stop sans avoir le temps de manger, ça me donnera pas envie d’y revenir après…

    les commerciaux devraient vraiment prévenir les commerçants de l’impact d’un deal et des conséquences qu’ils peuvent avoir…

  36. Quentin dit :

    @Anne : mais c’est pas possible, c’est une énorme blague ?? Comment Groupon peut-il vendre 280 x 10 séances à une pauvre esthéticienne qui bosse toute seule ? Certes, elle aurait du vérifier il y avait une limite de volume, mais là on voit bien que les commerciaux Groupon prennent leurs clients commerçants pour des pigeons !

  37. Romain BOYER dit :

    Voilà, l’exemple d’Anne résume absolument tout le problème.

    Anne, As-tu l’URL du deal pour l’exemple ?

  38. Juliette dit :

    @Quentin : C’est bien ça le problème et c’est pourquoi, sauf changement de politique, je ne crois pas à un succès pérenne pour Groupon. Qui vivra verra ;)

  39. Anne dit :

    oui voilà :
    http://www.groupon.fr/deals/paris-extra/capdetentemarine/96429?CID=FR_SM_1_12_2_1&utm_source=sm_1&utm_medium=sm_12&utm_campaign=sm_2&utm_content=sm_1&nlp

    apparemment 217 participantes (et pas 280 comme m’avait dit l’esthéticienne), mais ça reste énorme pour 10 séances de 35 minutes, et une seule personne pour les assurer (et ils n’ont qu’un seul appareil de toute façon !)

  40. Anne dit :

    Ah oui, et de ce que j’ai pu voir, ils envoient au fur et à mesure des mails à Groupon avec les noms et n° de réservation des clientes (une fois le 1er rdv passé), pour être payé.
    Donc les commerçants (en tout cas dans cet exemple) n’ont même pas la totalité de la somme en avance, et si un client ne profite pas de son deal, c’est Groupon qui garde la somme..

  41. François dit :

    Je dis peut-être une connerie, auquel cas elle sera vite corrigée, mais de mon point de vue (et je parle des ecommerçants, l’esthéticienne du coin, c’est autre chose) il faut considérer groupons comme un moyen de faire de l’acquisition client ou du déstockage, la marge, on l’oublie (c’est pas facile à entendre pour un commerçant).

    Pour une grande enseigne qui veut déstocker c’est un moyen comme un autre : ça transforme un stock de nanards en trésorerie sonnante et trébuchante, ça ne peut pas faire de mal. Pour un « petit » e-commerçant en phase de lancement, ça peut être un moyen d’acquérir un nouveau client qu’on pourra par la suite « travailler » pour rattraper la vente « blanche » de l’opération de départ. Quoi qu’il en soit un peu de réflexion et une calculette devraient permettre de faire le bon choix non ? Si quelqu’un connaît le % de rachat après la découverte d’un service ou d’un produit via ce canal, je suis preneur ! Faut pas rêver, si ce chiffre existe et qu’il n’est pas publié ou au moins connu, c’est qu’il ne doit pas être folichon.

  42. Lucie dit :

    Pour ma part, Groupon m’a permis d’accéder à des services que je n’ose pas me payer d’habitude (spas, massages etc) mais j’avoue que je n’y retourne pas après. C’est vraiment le prix qui me fait y aller.

    Par contre j’ai aussi été confrontée au problème qui se pose quand il y a trop de participants. En octobre, on me proposait un rendez-vous en juin prochain ! Et les coupons ont une durée de validité limitée… La commerçante n’avait pas vraiment l’air ravie, elle m’a expliqué que ça lui ne faisait que de la pub et qu’elle était très déçue puisqu’en refusant des gens, elle perdait probablement des clients.

  43. Lapinlove404 dit :

    L’exemple de esthéticienne est frappant : Comment peut on en arriver là ?

    Groupon prévient-il les commerçant du possible « succès » d’un deal ? De ce que ca représente en volume de clients ?

    Est-il possible de mettre une limite sur le nombre de deal accordé ? Genre « ok, je peux faire ce prix pour 100 personne, pas plus) ?

    Légalement, qu’est-ce qui empêche cette esthéticienne de ne prendre que 50% de clients Groupon par jours ?

    En fait, il semble que le problème de Groupon soit son succès… et le manque d’accompagnement des commerçants.

    Par contre, je comprend mieux le moyen de gagner de l’argent pour Groupon. Avec de l’argent qui rentre à l’achat du bon, mais qui ne sort qu’a son utilisation, il doit y avoir perpétuellement un petit pactole disponible en banque…

  44. Julien C dit :

    Il y avait eu il y a quelques mois une étude hyper intéressante de de la Jesse H. Jones Graduate School of Business de Rice University sur le retour d’expérience des commerçants sur Groupon:
    http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1696327

    Globalement, la conclusion est que Groupon marche bien pour les commerçants à coûts d’acquisition élevés et dont les services sont récurrents : typiquement, les spas, massages… et coiffeurs !
    Une fois qu’on a trouvé un bon coiffeur, en général on y retourne (souvent).
    Pour les restaurants, la « fidélité » client est beaucoup plus faible.

  45. Nicolas C. dit :

    Enfin après faut peut être pas prendre tous les commerçants pour des limites neuneus complets. Si ces derniers font de la pub, c’est pour avoir un retour.
    Si ces derniers sont allés sur groupon, ils ont vu le succès potentiel et l’ont clairement mesuré.

    Je suis désolé mais si un commerçant s’inscrit à un service sans trop en mesurer les conséquences sur son CA, sur son activité etc etc… ben vaut mieux qu’il change de métier. Désolé d’être sévère mais il faut arrêter la logique perverse de l’assistanat.
    Je dis pas que les commerciaux de Groupon sont des anges, loin de là… mais faut pas abuser dans l’autre sens.

  46. AdelineB dit :

    J’ai moi aussi été très intriguée par le business model de Groupon. Perso, j’ai testé en tant qu’utilisatrice, alors quand je suis allée chez le coiffeur grâce au bon acheté j’ai pu demandé au commerçant comment ça fonctionnait. Pour le coup, la prestation valait 80€ et je l’ai payée 28€. Le commerçant m’a expliqué que sur les 24€ lui en touchait 14 et le reste était pour Groupon. J’avoue avoir été surprise par la marge que ce faisait Groupon en étant au final seul intermédiaire… En tout cas, le coiffeur semblait satisfait. Le deal avait permis de récupérer 190 participants il me semble. Pour lui cette méthode (qu’il a bien identifiée comme étant purement marketing) était plus rentable que de faire de la distribution de prospectus dans la rue. Il était bien conscient qu’effectivement certains clients ne venaient que pour la bonne affaire (phénomène qui doit être amplifié par rapport aux méthodes traditionnelles du marketing, l’internaute étant souvent un chasseur de bonnes affaires), mais en faisant le calcul par rapport à du street marketing c’était plus rentable en termes d’acquisition de nouveaux clients.
    Comme ça l’a été dit plus tôt, je pense que les commerçants, restaurateurs ou autre qui y ont recours doivent bien être conscients qu’il faut considérer cette opération comme une opération de publicité et que tous les clients ne reviendront pas forcément. Mais si le service est de bonne qualité, il y a quand même des chance qu’une part de ces clients reviennent.

  47. durand eric dit :

    Je suis content de voir enfin un blog d’intervenant qui maitrise leur sujet (certains…)
    J’ai quelques question pour faire avancer le débat
    pourquoi une armée de commerciaux sur le terrain une centaine en france et 1500 dans le monde?
    pourquoi un turnover si élévé?
    pourquoi les licencier avant la fin d eleur période d’essais? une association s’est crée à ce sujet?
    pourquoi plusieur deal par jour?
    pourquoi avoir racheté ludic labs?
    pourquoi dépenser 380K€ en adword par mois pour des frites et des hamburgers?
    pourquoi ne pas dépenser cette somme en publicité géolocalisé avec l’offre du commerçant?
    pourquoi cette course à la mailing list?
    pourquoi payé les commerçant à réception du clients? (en réalité 1 mois après)
    que fais-ton de ces centaines de millions d’euros qui rapporte 3% (en moyenne)lorque’il dorment trankilement à la banques?
    qui est derrière DST?
    pourquoi cette frénésie de développement?

    La réponse est simple : Groupon sait très bien que le modèle n’est pas perenne dans le temps et ils se dépeche de s’en mettre plein les fouilles avant que des études sérieuses sur l’impact réel d’une campagne couponing éclate au grand jour ou que les commerçant aient suffisament de recul pour ce rendre compte qu’il n’ont pas généré de nouveaux clients (les français sont des pique assiettes pas des consommateurs qui « cherche un prétexte pour découvrir de nouvelles activités »
    il est très facile de s’attaquer à des PME qui au premier abord avale l’argumentaire bien rodé des commerçant : nous sommes une alternatives au médias traditionnels mdrrrrrrrrrrrrrr, la différence est que groupon ne génére aucune publicité de qualité (celle que tout le monde recherche et qui fera venir des clients qui paieront plein pot)

    Avec quel outils? Le mail quotidien noyé dans les 22 autres newsletters des groupon-like? depuis kan un mail fait venir de nouveaux clients?
    Groupon prépare déja l’après couponing et ca les commerçant ne le savent pas…

    eric

  48. Anne dit :

    Je m’appelle aussi Anne, mais je ne suis pas la même… et pourtant, moi aussi je viens ramener ma mauvaise aventure Groupon.
    Alléchée par une offre spa/bien-être, je me lance il y a quelques semaines, aussi pour tester le concept.Je me souviens avec émoi de cette supeeer sensation d’avoir fait une supeeeer affaire.
    Hop, le rendez-vous est pris rapidement, pas de pb avec ça.. en revanche pour les horaires, c’est la galère.
    Je me suis retrouvée dans une boutique de soin avec deux esthéticiennes débordées. Le deal c’était genre hammam+soin balnéo+massage d’1h (genre pour 30€, avouez, ça fait rêver). Ça devait durer 2 heures, ca en a duré 3, on me faisait patienter dans le hammam entre les soins,le temps que les autres clientes dégagent des différents lieux, tout le monde était pressé, moi j’avais plus de peau et pour finir, je lui ai demandé de stopper le massage qu’elle me faisait à la va-vite parce qu’il était déjà 19h, qu’il y avait des clientes habituées qui attendaient et que normalement le salon ferme à 18h30. L’horreur.

    Je voyais bien qu’elle était emmerdée, mais pour moi ça reste l’expérience ultime de l’arnaque : un truc où tu peux pas râler en tant que cliente parce que t’as payé 15% du prix que ça vaut réellement et pour une pub de spa, bonjour… je suis sortie excédée alors que je m’attendais plus à être super zen.

    Je n’y remettrai évidemment plus jamais les pieds, j’ai tellement eu l’impression de les faire chier !Et pour moi c’est typiquement ça : une mauvaise explication du commercial de Groupon au petit commerçant des enjeux, du temps qu’il faudra consacrer, du retour sur investissement…

    Il n’y a pas de recette magique.. TOUT se paie ! (cf « c’est quoi l’arnaque? » et l’almanach des sports ;) . Vive les références.)

  49. Anne dit :

    eheh, c’est la fête de Groupon aujourd’hui !
    suite à ce deal : vol en montgolfière à -50%
    https://www.groupon.fr/deals/paris/airshow/143261

    je viens de recevoir ce mail :
    Objet : « Réservez rapidement chez Air Show »
    « Bonjour,
    Nous vous remercions d’avoir participé au deal: « Journée montgolfière pour 89 euros au lieu de 185 avec Airshow »

    Ce deal a rencontré un grand succès; nous vous conseillons, donc, d’appeler dès maintenant Airshow au [...]

    En effet, nous vous informons, contrairement à ce qui était inscrit dans le deal, que vous avez trois mois, soit jusqu’au 12 février, pour appeler notre partenaire afin de recevoir, par courrier, un bon qui sera valable 1 an. »

    Je viens d’appeler… comme la plupart des 898 autres personnes qui ont toutes reçues le mail en même temps..
    on entendait le téléphone sonner non-stop derrière, la personne me rappelera car ils n’arrivent pas à gérer les demandes…

  50. Capitaine dit :

    Pour prolonger le débat, je vous conseille de consulter cet article également très instructif :
    http://www.ecommercewall.com/2010/12/ecommerce/rachat-de-groupon-par-google/

  51. Da Scritch dit :

    Mais personne ne se pose la question évidente ?
    « La vente à perte étant interdite en France, qui peut se permettre de faire des rabais de plus de 60% ? »

    (et puis personnellement, quand je vois les pubs “localisées” de Groupon avec un gros quadruple cheeseburger en illustration, euh désolé.., moi je trouve ça peu ragoûtant)

  52. Mickael dit :

    Wouah !! les 2 exemples des 2 Anne sont affligeant !
    C’est vraiment l’arnaque. Et qu’on ne dise pas que ce sont les petits commerçants qui ralent comme toujours…
    Non ! c’est bien le principe de Groupon qui est en cause.

    Forcément, le principe c’est de vendre groupé, si on groupe 5 par 5 ou 10 par 10 c’est plus vraiment de l’achat groupé surtout à « l’échelle d’internet » et en plus ça ne serait par rentable pour Groupon.

    Ce que Groupon propose ne convient pas à la plupart des petits commerçants. Mais si ils n’avaient pas ces petits commerçants ils n’auraient rien à proposer !

  53. Juliette dit :

    @Da Scritch : C’est pas faute d’y avoir pensé… Mais pour m’être renseignée sur le sujet, les lois ne sont pas si simples. Il existe des cas où la loi ne s’appliquerait pas, la différence entre produits et services et aussi à prendre en compte… Bref, faute de certitudes j’ai préféré ne pas soulever le sujet… Mais je serais ravie qu’un expert en matière de droit puisse m’éclairer sur ce point. :)

  54. Da Scritch dit :

    @Mickael : Il n’y a pas que le principe .
    Annoncer dans une publicité « Buffet à volonté dans (votre ville) à partir de 5€ », c’est soit délibérément mensonger, soit réellement Groupon a dans son catalogue local une offre immédiatement disponible, mais qui est forcément dangereusement à perte pour le commerçant en question.

    Chaque fois que j’ai vu leurs pubs, immédiatement, mon réflexe a été « Trop beau pour être vrai ». Et franchement, la première fois que je les aient vues, j’ai immédiatement pensé aux pourriels quotidiens concernant des médicaments achetables au Canada.

    C’est pas parce qu’un business-model est parfaitement intégré par les consommateurs Américains qu’on va forcément l’adopter en France.

    Et heureusement.

  55. Romain BOYER dit :

    Da Scritch, malheureusement, le modèle de facturation complexe permet ce genre de chose.

    En effet, Groupon prend les 100€ de montant de vente qui sont virtuellement reversés totalement au marchand.
    Groupon émet ensuite une facture de sa marge, 60€ par exemple.
    Le marchand est donc contraint de reverser 60€ à Groupon.

    Dans les faits, pour simplifier les choses, Groupon ne reverse que les 40€ de différence mais tu vois qu’en fait, il s’agit bien d’un budget marketing, mais la marge pour vente à perte se calcule par rapport aux 100€.

    Par ailleurs, l’entreprise qui peut être taxée de vente à perte est bien celle qui vend via Groupon, et non Groupon.

    Enfin, cela est considéré non comme un délit mais comme une pratique déloyale, en position dominante ; c’est donc aux concurrents des vendeurs via Groupon de montrer que (1) l’acteur en question est en position dominante, (2) qu’il vend bel et bien à perte, ce qui n’est pas simple..

    Groupon fait aussi de la publicité mensongère, oui.

  56. Bien joué aux créateurs de Groupon d’avoir réussi à revendre leur truc à Google, et ainsi, de sortir de leur concept court-termiste en empochant le pactole.

    Groupon est une machine à cash, certes, mais si Google veut faire durer le concept, ils ont intérêt à sérieusement revoir les mécanismes de vente – pour ne pas dire, tout le business model.

    Pas sûr que Google ait fait une bonne affaire, en définitive.

    Moralité, jeunes entrepreneurs: inventez une cash machine, ne vous prenez pas la tête avec des notions stupides comme l’éthique, et revendez à un gros avant que la merde ne déborde.

  57. Romain BOYER dit :

    Bien résumé, je crois :-)

  58. Xu dit :

    Pas besoin d’aller chez le coiffeur pour deviner que pour un commerçant Groupon représente un investissement publicitaire, dont le ROI est à estimer pour chaque commerce… Le hic est qu’il n’y a pas de tracking pour les ventes physiques, c’est sûr.

    A mon avis, seuls les commerces à l’offre différenciante – restos à recettes originales, deltaplane à 2 pas de Paris, couleurs qui ne te crament pas le crane ;) – ont un intérêt à se faire connaitre via Groupon.

    Après, on remarquera qu’une fois de plus sur le web, la richesse est plus facilement obtenable via l’intermédiation (Groupon) que la vente directe (le petit commerce)…

  59. Voila qui est intéressant et montre quand même, malgré les côtés négatifs (car je ne sais pas si Groupon est sérieux, fiable, fait gonfler sa valo etc.), il me semble qu’un certain nombre de changements sont en train de s’opérer dans le paysage commercial français…

    En particulier :
    1 – Un opérateur comme Groupon, innovant car utilisant tous les leviers de génération de trafic à sa portée, propose à des commerçants de ville de générer du trafic dans leurs magasin. C’est un joli challenger pour des PagesJaunes ou Spir qui obtient des résultats malgré sa fraicheur sur le marché.

    2 – La puissance est là, des deals impossibles à tenir, du volume, de la visibilité. Outil puissant dit difficile à maitriser pour qui n’a pas la surface nécessaire : capacité à traiter les clients, trés petits commerces, etc. A mon sens le niveau de réglage va s’affiner pour les commerçants comme pour Groupon ou consorts.

    3 – De nouveaux usages se profilent chez les clients. Au-delà des grippe-sous que Groupon a réussi à faire sortir de chez eux (!), le couponning a de beaux jours devant lui. Les pratiques s’américanisent, les commerçants marketent, mesurent leur ROI, etc (on espère :-)

    4 – Quid des coûts, des marges réduites, etc ? Je pense que les raisonnements basés sur une analyse de la marge sur le pur coupon sont biaisés. Exemple : je couponne sur un repas pour 2, je fais de la vente additive : bouteille de vin, dessert, etc. et j’augmente mon panier moyen, ma marge, etc.
    Autre option trop souvent négligée par les commerçants alors que Groupon propose des coupons sur les services : la fidélisation. Ma première vente est peu glorieuse mais je connais mon cooût d’acquisition d’un client, je restaure ma rentabilité sur les clients acquis en en fidélisant une partie.
    Le ROI est roi, à condition que la notion soit comprise, testée, maitrisée.

    Tiens, je n’ai pas parlé de boutique en ligne ni de E-Commerce ? Presque… Le multicanal est bien présent, en communication, en vente, en fidélisation, en logistique. Aux commerçants de trouver le bon mix entre tous ces outils puissants sans se brûler les doigts. Au moins il se passe quelque chose, ça change du commerce de mémée ;-)

  60. Patrick dit :

    Bonjour,

    Comme je l’ai lu ici plusieurs fois, groupon n’est pas une arnaque mais elle ne convient pas à tout le monde. j’ai été aussi sollicité par une agréable commerciale, assez agressive commercialement, mais en faisant mes calculs, je me suis vite rendu compte que je ne m’y retrouverais jamais !

    j’ai même calculé qu’il me faudrait 8 ans pour me remettre de l’expérience si elle marchait comme la commerciale me l’annonçait :)

    j’ai donc refusé l’offre avec un sentiment de passer à côté de quelque chose mais finalement, je m’en sors :)

    La commerciale m’avait bien annoncé qu’il ne fallait pas voir cet investissement comme un moyen d’en faire des bénéfices mais plutôt comme une pub que j’achetais qui me ferait une clientèle fidèle par la suite, mais dans mon cas (je vends des initiations au pilotage hélicoptère), le client ne vient qu’une fois et c’est très rare de le voir plusieurs fois revenir !

    Donc l’idée est bonne mais pas adaptées à tout le monde, et surtout pas à moi !

  61. Mag dit :

    Bah c’est le même principe que les box « week-end de charme » et autres trucs du même style, non ?

    Quand on téléphone pour réserver en disant qu’on vient avec une machinbox, ils répondent qu’ils sont complets.

    Et si on retéléphone dans la foulée sans rien préciser, ils ont des dispos…

    Après discussion, dans une chambre d’hôte qui ont bien voulu nous recevoir, ils font peu de marges avec les box et ils n’ont aucune visibilité sur le nombre de ventes. Alors ils limitent le nombre de clients box par semaine, voire ils disent non systématiquement. Mais là au moins ils ont la possibilité de dire non, puisque la box propose d’autres choix.

  62. Il est évident que GROUPON ou CITYDEALS est une opération de marketing pour les commerçants. Comme toute offre promotionnelle, elle doit permettre de développer le chiffre d’affaires et il faut ensuite que le commerçant mette en place les leviers de fidélisation de ses nouveaux clients pour que cette opération soit rentable à terme.
    Il ne faut surtout pas considérer GROUPON comme un simple vecteur de trafic en magasin. C’est un service BtoB avant d’être BtoC

    • Capitaine dit :

      @Philippe : c’est tellement évident que mon coiffeur ne l’avait pas compris. Il ne faut pas oublier que les commerçants ne sont pas des diplômés de grandes écoles de commerce. Ils sont souvent plus proche du particulier que de l’entreprise. Alors, non, les subtilités de de Groupon ne leurs parraissent peut-être pas si évidentes que ça.

  63. [...] Groupon > retour d’expérience et commentaires très intéressants http://ow.ly/3iE6Z via [...]

  64. clicisclic dit :

    nous avons fait une offre sur Groupon à Bordeaux pour un restaurant. La commerciale nous a expliqué qu’il était impossible de limiter le nombre de groupon mis en vente, mais que si ça s’emballait, on l’appellerait et qu’ils pourraient remplacer par une autre offre (quand j’y pense on est cons de croire des conneries pareil). Elle nous a dit qu’au vu de la fréquentation, il y aurait 300 à 500 clients (500, c’est une bonne vente).
    Résultat, nous l’avons appelé en début d’après-midi car il y avait déjà 600 ventes et elle nous a dit que c’était trop tard, il aurait fallut appeler le matin. Nous avons donc fait plus de 1000 ventes de bons pour deux personnes (pour un tout petit restau). Ces bons sont quasiment en train de couler le restau. J’ajoute, que Groupon ne prend pas vraiment 50% de la valeur du bon: ils commencent par enlever la TVA, puis nous reversent 50% du hors-taxe. Et comme ils nous payent, nous ne pouvons pas leur facturer la TVA: c’est contraire aux usages entre professionnels où on se facture de la TVA: ici, nous payons notre TVA (puisque nous devons payer la TVA sur ce que groupon nous reverse) et en plus groupon paye la TVA à 19,6, vu qu’ils ne sont pas restaurateur. Bref sur un bon, il reste vraiment pas grand chose. En réalité, nous faisons finalement de la vente à perte (ce qui est interdit, mais quitte à s’être fait avoir, autant nous obliger à travailler dans l’illégalité…)
    Et je confirme ce qui a été dit plus haut: contrairement à ce que nous espérions, il y a beaucoup de clients qui viennent de plus ou moins loin (Suisse, Lille pour les plus étonnants).
    Au passage quand j’entends des petits cons (je vois pas d’autre mot) sur ce fil moquer des commerçants qui « ne font rien qu’à se plaindre dès qu’ils perdent 1% de marge », j’ai très envie de me mettre en colère.

    • Capitaine dit :

      Merci pour ce témoignagne instructif. Connaissez-vous d’autres commerçants qui auraient eu l’impression d’avoir été abusé par Groupon ? Quand on voit la réussite de ce service, on ne peut pas non plus ne pas la mettre en regard de ce qui s’entend et ce qui se dit. Ce qui m’étonne, c’est que les témoignages négatifs sur Groupon n’aient pas atteint les grands médias de masse.

  65. clicisclic dit :

    En cherchant sur le net, on en trouve facilement, mais ça ne veut pas dire grand chose au regard du grand nombre de deals réalisés.
    Ceci dit, il n’y a pas vraiment d’arnaque: on a signé, on a mal réalisé ce qui allait se passer et on a aucun moyen légal de revenir là dessus. C’est notre première affaire, on a ouvert un restau parce qu’on aime la cuisine, on est tombés sur nos premiers « requins ». Difficile dans ces conditions de se plaindre: pas grand chose à y gagner sauf le fait d’avoir l’air con (et même GAP essaye de pas avoir l’air con, mais honnêtement, vous avez l’impression qu’ils ont fait une affaire?). Par ailleurs, s’il m’est arrivé au début d’expliquer aux clients groupon que cette offre était contre-productive pour nous, j’ai arrêté. Y compris avec les nombreuses personnes qui viennent en me disant « alors quel succès vous avez eu, c’est super! ». Les gens n’ont pas envie d’entendre ce genre de choses, c’est un peu comme leur dire qu’on aurait préféré qu’ils viennent pas: c’est pas ça qui va aider à les faire revenir…
    Sur le fond, à mon avis, la concurrence va jouer et ils vont revenir petit à petit à des commissions raisonnables, mais en attendant, ils prendront tout ce qu’ils peuvent.

  66. Myriam dit :

    Je suis d’accord, Groupon pose un problème majeur pour des « petits » commerçants ou des produits/services ou la marge est faible.
    Par contre, cela peut être un bon point de départ dans une stratégie de publicité+fidélisation de clientèle.

    D’un point de vue de consommatrice : j’ai utilisé pour la première fois Groupon pour une entrée à -50% dans un hammam parisien. Un hammam caché, dans un passage, et dont la façade ne donnait guère envie. Pourtant, à l’intérieur, très beau décor, très cosy, hygiène irréprochable, service discret mais efficace : encore mieux que ce que j’attendais. J’ai consommé en plus de l’entrée payée sur Groupon (un gommage à 15€, et hop pour la marge) et je suis surtout revenue (2 fois en 5 mois) alors que je n’étais pas forcément consommatrice régulière de ce type de service ! J’ai aussi ramené 4 personnes, qui sont revenues et ont ramené des amies à leur tour, etc…

    C’est simple finalement : si le service est à la hauteur du prix (non-réduit) affiché, et que le client est satisfait, il n’hésitera pas à revenir dès que l’occasion se présente, ou à recommander à ses amis et ce, au plein tarif !

    Bref, je ne saurai dire quelles sont les retombées à global de l’opé pour ce hammam, mais si je m’en fie à ma propre expérience, le retour en terme de notoriété et de fidélisation n’est pas négligeable.

    Groupon ne doit, selon moi, pas être utilisé comme un « cache-misère » et un apporteur de traffic ponctuel, mais plutôt comme un investissement comme un autre dans un mix-communication & marketing.

  67. clicisclic dit :

    @ Myriam: je vais vous répéter une conversation que j’ai quasiment chaque jour avec les clients groupon: « alors, vous avez déjà acheté des bons ailleurs? » « oui, c’est génial, ça permet de découvrir pleins de restaurants, moi je suis allé là, là et là… ». Donc, vous vous retrouvez à essayer de fidéliser des gens qui ont chaque semaine (même plusieurs fois par semaine) des opportunités de découvrir de nouveaux restaurants à -50%.
    Une anecdote, nous récupérons les adresses des gens en leur expliquant qu’on leur enverra des infos si on fait « des animations, des soirées spéciales ou des promotions ». J’ai eu deux fois la remarque « ah, c’est bien, il faudra faire des offres à -50% alors, comme avec groupon ». Si les gens se disent que le prix normal est le prix promotionnel, celui qui est sensé être un investissement pour nous, ça devient très compliqué. (Nous avons une variante amusante, c’est le client « honteux », qui vient de lui même nous dire que groupon, « je sais, c’est vraiment difficile de s’en sortir avec les commissions qu’ils pratiquent, mais bon, à notre place, ce serait dommage de ne pas en profiter, alors bon courage… » ça on en a eu quelques uns, dont une qui semblait presque vouloir se mettre à pleurer… (n’en fais pas trop, quand même…)
    Au final, je n’en veux pas à tous ces gens, mais la question est « quel est le prix de référence pour ces clients et est-ce que ça vaut le coup que je paye aussi cher l’accès à ces clients? »

  68. CNPPA dit :

    Bonjour,

    Ce message s’adresse principalement à Anne qui rencontre un problème avec son vol en montgolfière.
    Je suis le président du CNPPA (conseil des professionnels de l’aérostation)et je propose à Anne de nous contacter au 09 62 62 86 24 afin de lui venir en aide. (site web: http://www.cnppa.fr)

  69. A P dit :

    Donc pour bien reussir, comme commercant, avec une promotion sur un site d’achats groupes, il faut:

    - Avoir des marges tes hautes, et/ou aucun probleme a accepter des pertes dans la promotion, et/ou un modele qui implique des couts variables tres faibles en rapport aux couts fixes, et/ou du yield inutilise’ ou des produits a destocker.

    - Pouvoir absorber avec facilite’ un eventuel numero de preneurs plus haut qu’attendu.

    - Etre sur de pouvoir fideliser au moins une partie des gens qui profitent de l’offre.

  70. [...] les critiques du système Groupon par beaucoup de commerçants, le système marche vraiment fort. Groupon prépare même une levée de fond de… 950 millions [...]

  71. [...] sur le site : lien discret des sites partenaires, pas de zoom sur la carte Google… (lire les commentaires de ce [...]

  72. raphi dit :

    tous les commentaires sont très instructifs et se dirigent vers le même consensus.
    Quelqu’un saurait parler de ce fameux social commerce qui semble se développer aux US ?
    Quelqu’un pourrait me faire un exemple de calcul de transaction entre un magasin de service ou produit et groupon ? Car la démo plus haut est bien mais en faisant mon calcul je trouve un taux de marge en période normale de 70% pour ne pas vendre à perte sur groupon!

    merci

  73. A P dit :

    raphi – je te conseille la lecture de cet article du NYT, qui aborde la question. Lis aussi tous les commentaires, il y en a certains qui apportent des corrections au raisonnement de l’auteur.

    http://boss.blogs.nytimes.com/2010/11/23/doing-the-math-on-a-groupon-deal/

  74. kategriss dit :

    Côté cliente de Groupon j’ai déjà pris plusieurs bons et les ai utilisé et je pense que c’est vraiment une bonne affaire.
    Ça permet de découvrir de nouveaux endroits, de changer de coin et de revenir dans les lieux en question plus facilement et en connaissance de cause.
    Ça permet aussi de tester quelque chose sans avoir (trop) peur d’être déçu.
    Exemple pour un restaurant à couscous, j’ai pris un bon Groupon à peu près à moitié prix, je suis allée au resto, commande de plats, dégustation. Et bien franchement pour le prix que Groupon proposait, ça allait mais pour le prix normal jamais je n’y retournerais (plats trop petits, nourriture sans plus) donc au moins ça évite d’avoir de trop grosses déceptions.

    Côté commerçants, je pense que c’est vraiment sur du moyen ou long terme qu’on verra les retours. Je pense aussi que c’est pour une question de visibilité, il ne faut pas s’attendre à se faire de l’argent sur les utilisateurs de Groupon à leur *première* visite, par contre s’ils reviennent, s’ils parlent positivement de votre commerce, s’ils ramènent des amis c’est là que réside le véritable pouvoir de Groupon ;)

    Ensuite côté réservations, il me semble que sur la plupart des deals que j’ai pu prendre il y a une clause qui précisait qu’une réservation était OBLIGATOIRE pour venir donc pas de risque de surcharge, quand on veut annuler, c’est possible aussi mais 24h avant.

  75. Flo dit :

    Alors je suis une utilisatrice plus ou moins réguliere de Groupon ( et kgb deals aussi parfois)
    J’ai pris aussi un bon pour des soins (dans le meme centre qu’Anne mais pas le meme) et la fille avec qui j’ai discute m’a dit que c’etait bien les bons,que ça faisait deja plusieurs fois qu’ils en faisaient(donc ça doit bien rameuter du monde s’ils continuent!)
    d’ailleurs,j’ai vu un autre bon,au meme endroit,et comme je connaissais,j’ai repris..apres j’ai vu sur leur cahier de rdv que y’avait pas les memes cases pour les « groupons » et les autres,sans doute pr ne pas défavoriser ceux qui payent plein pot!
    sinon en tant qu’utilisatrice,j’ai teste plusieurs trucs,par ex des deals sushi,et franchement,comme c’etait le debut,deja c’etait loin de chez moi,et en plus,c’etait pas top!
    donc maintenant,je ne prends plus que ce qui est proche!
    mais pour les restos,je depasse souvent la somme..aussi parce que parfois les boissons ne sont pas incluses..donc on se fait plaisir aussi!
    Après c’est aussi aux commerçants d’etre sympathique et de proposer un service de qualité,si je suis satisfaite,je reviendrais!

  76. [...] ? Les deals ne fidélisent pas toujours et ça énerve, vous pouvez voir cela ici, ou encore là bas . Encore minoritaire en France, ces critiques sont nombreuses aux USA. En attendant, tous les [...]

  77. .elise. dit :

    merci à tous. je cherchais depuis ce matin un débat constructif sur la question. je crois qu’ici, tout à été +/- abordé. ca ne change pas mon avis, ca l’affine, ca lui donne des arguments, ca le rend moins catégorique certainement. parce que mon avis (grosso modo, on va pas tout répéter non plus), c’est que:
    - les commerciaux Groupon font très bien ce qu’ils doivent faire (vendre pour toucher leur com’), ce n’est pas moral, mais ca ne semble pas clairement illégal. enfin, disons que ce n’est pas encore démontré.

    - certains commerçants n’ont aucune conscience de ce qu’ils signent: quand on ne sait pas, on ne signe pas, on dort dessus, on en parle à son avocat par exemple, on a le droit de pas avoir fait des hautes-écoles mais la première intelligence c’est d’en être conscient et d’être plus vigilant, non? je sais pas moi, c’est la vie, c’est comme pour n’importe quel contrat (abonnement de téléphonie, achat d’une maison, contrat avec son employeur, etc.).. j’ajoute à cela comme nous pouvons le lire plus haut que certains commerçants ne devraient pas signer quoiqu’il arrive, Groupon n’est intéressant que pour certains services/produits dans certaines situations particulières (déstockage/nouvelle enseigne/gros budget pub prévu et remplacé par un bon deal Groupon/ etc.)

    - en tant qu’utilisatrice, je fonce sur les bons deals de ma région (wallonie, belgique) parce qu’effectivement, ce concept tel qu’il existe actuellement ne va pas durer, ce sera sans doute bien plus équilibré dans quelques temps entre commerçants et Groupon, donc pour le consommateur les offres seront moins intéressantes, plus limitées, etc.

    - je crois payer le prix fort pour assez de choses dans mon quotidien, je me permets de profiter d’un système mal fichu pour le moment, et pour l’éthique, je me demande vraiment ce que ca vient faire dans l’histoire Groupon. Groupon n’est pas, ne sera jamais de la famille d’une sorte de « commerce équitable », il ne joue pas dans la même cour. business is business. ca ne m’empèche pas de développer une forme de solidarité avec le commerçant, je lui rend la pièce: quand j’ai apprécié, je fais fonctionner le bouche à oreille (exemple: pour le dernier resto gastronomique grâce à Groupon, j’ai créé un album photos Facebook avec les plats, le cadre, les infos pratiques, et les vrais prix!) y’aura toujours des radins, des grippe-sous, mais les autres, ca peut vraiment faire la différence dans le long terme!

    - je rappelle encore au passage qu’il existe (et j’en connais) des commerçants, ayant bien calculé leur coup, SATISFAITS de la manoeuvre. mais ca semble faire moins de bruit, évidemment.

    je suis une profiteuse ? houuuu !? ok, ca va quoi, je vis pas dans un monde de bisounours, voilà tout ;)

    merci encore donc, merci capitaine, plutot que de tenter d’expliquer la bonne utilisation qu’un commercant doit faire de Groupon, j’enverrai le lien vers cet article, ca me fatiguera moins le copié-collé que les 30min. de conversation, feignasse que je suis :D

    .elise.

    • Capitaine dit :

      Merci pour ton commentaire, Elise. Je le trouve particulièrement bien vu.

      • .elise. dit :

        je me fais tellement « agresser » avec mon avis (certainement textuellement trop tranché, on ne perçoit pas que je reste consciente et désolée de la difficulté pour certains commerçants et de l’immoralité de la démarche des commerciaux Groupon) que quand je lis ton commentaire, Cap’tain, je me demande si c’est de l’ironie ou pas ;)

        p.s. : quant au comment de François ci-dessous, je confirme que nous avons eu un débat « hors-antenne » où nos deux visons se sont rencontrées et où la conclusion est plutôt positive, on était pas si loin d’être d’accord. François est un type « attachant » (private joke, il me comprendra) :D

      • François dit :

        Le Capitaine a des super pouvoirs de super héros, il comprend tout de suite, moi, il a fallu que tu m’expliques… je ne suis qu’un être humain, c’est pour ça…

      • .elise. dit :

        mdr, profondément humain oui :)

  78. François dit :

    Je te dirais bien un truc, Elise, mais je sens que ça risquerait de foutre le bordel… donc je le garde pour moi…

  79. .elise. dit :

    @ Francois : je te propose de me le poster en message privé sur Facebook alors > Elise Solbreux (histoire de pas divulguer ma boite mail, enfin je sais pas si c’est plus sécurisant au final :P )

  80. [...] début de l’année, un article sur le blog Capitaine Commerce intitulé Groupon startup de la décennie ou bulle de savon ? avait déchainé les passions suite aux nombreux témoignages de commerçants dans les commentaires [...]

  81. calypso dit :

    Attention à Groupon.

    Première et dernière expérience Groupon:

    J’ai acheté un deal, pour lequel je n’ai eu droit qu’ à la moitié de la prestation.

    J’ai donc envoyé un mail de réclamation il y a 1 mois pour le remboursement de la moitié du montant.

    J’appelle en moyenne tous les deux jours pour connaitre l’avancement du dossier. Voici les répliques auxquelles j’ai droit à chaque fois: « un commercial est sur votre dossier on vous rappelle aujourd’hui ou demain » « je m’occupe de faire une relance au service, je vais prendre votre numéro et je vous rappelle aujourd’hui » « le commercial est sur votre dossier il vous répondra par mail aujourd’hui ou demain »…et petite touche d’arrogance pour un monsieur qui avant même d’avoir mon mail pour m’identifier m’a dit « mais ça se trouve l’erreur vient de vous, il faut savoir lire l’annonce ». Or l’annonce est claire, il en a finalement convenu.

    Ils ne m’ont jamais répondu ni même envoyé de mail depuis 1mois, et ce malgré leurs propos et les circonstances. Je vais devoir lancer une procédure à leur encontre. J’invite d’ailleurs les personnes en litige avec eux à me contacter.

    Je peux concevoir que la gestion prenne du temps, mais en plus d’arnaquer les clients, ils peuvent s’abstenir de leur mentir. Quoi que….l’un va avec l’autre.

    Enfin, je tenais à partager cette expérience Groupon pour informer les personnes qu’elles peuvent le regretter amèrement.

    • Romain BOYER dit :

      Bonjour Calypso,

      en fait, tu ne pourras engager aucune action, Groupon s’est bien blindée de ce côté-là : c’était au prestataire d’assumer la responsabilité de sa prestation.

      Cela n’enlève rien à la piètre qualité de la prestation de Groupon évidemment.

      Romain BOYER

      • calypso dit :

        Merci pour cette réponse.

        Groupon est l’intermédiaire de vente, ils sont donc responsables.

        Je suis en contact avec une célèbre association de défense des consommateurs et je ne vais pas hésiter à les attaquer désormais.

        Aucune société ou groupe n’est protégé pour l’escroquerie, heureusement.

      • Romain BOYER dit :

        Bien, tenez-nous au courant ! je serais curieux de voir si Groupon peut assumer la responsabilité de cela.
        Leur responsabilité en tant qu’intermédiaires se limite à une obligation de moyens : ils doivent vous aider au mieux à trouver une solution.

        Il y a une particularité dans les intermédiaires : les agences de voyages qui ont une responsabilité accrue mais ce n’est pas le lot de tous les intermédiaires.

      • jano dit :

        Beaucoup de prestataires se font aussi avoir par groupon qui vend plus de prestations que possible!
        C’est effectivement de l’arnaque organisée (./)

  82. calypso dit :

    Je ne suis pas tout à fait d’accord concernant votre remarque sur l’intermédiation.

    Je suis avocate spécialiste assurance et je suis confrontée tous les jours à ce problème du fait du courtage. Le courtier est toujours responsable mais peut se retourner contre la compagnie par la suite.

    Pour Groupon, le lien contractuel n’est pas avec le prestataire mais avec Groupon.

    Je n’hésiterai pas à vous tenir informé et encore une fois, j’invite les personnes lésées par Groupon à me contacter.

    Cordialement

  83. [...] économiques < tchaomanu Get flash to fully experience Pearltrees Groupon : startup de la décennie ou bulle de savon ? On devrait tous écouter son coiffeur. Une fois par mois, avec grandes difficultés, je passe donc [...]

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