Qui le ecommerce enrichit-il ?

Eldorado by Night
Le ecommerce, ce n'est pas l'Eldorado (photo par Truus, Bob & Jan too!)

Le ecommerce peut-il rendre riche ? Gagne-t-on vraiment de l’argent en vendant en ligne ? Et si on en gagne, combien en gagne-t-on ?

Comme tout bon entrepreneur, je suis sans cesse en quête de la bonne idée de business. Celle qui pourrait me permettre d’aller me dorer la pilule ad vitam aeternam sous le soleil de Waikiki Beach avec un verre de Duvel à la main (chacun ses rêves).

Mais ce rêve peut-il devenir possible en devenant ecommerçant ?

Les chiffres, hélas, semble démontrer, pour l’instant, le contraire. Car, d’après ce que j’en crois, rares sont ceux qui s’y retrouvent vraiment.

Les pure-players peu rentables

Si on s’attarde sur les grands comptes en pure player, par exemple, hormis Vente-privée.com, peu sont réellement rentables (Cdiscount, Pixmania ou Rueducommerce le sont à peine et les profits qu’ils dégagent semblent insuffisant à assurer une réelle pérennité hors le soutien de financeurs sur le long terme). Et je ne parle pas des vadistes qui ont dans l’ensemble raté le virage du ecommerce et qui peinent toujours à trouver un nouveau modèle.  En fait, pour s’enrichir en ecommerce, la recette consisterait (à l’instar d’un PriceMinister ou d’un Pecheur.com) à revendre. Là, effectivement, c’est le « gros lot ». Mais, pour rappel, ni l’un ni l’autre n’étaient rentables et ce genre d’évènements fait plutôt exception.

Peu d’exceptions

Bien sûr, si on regarde les 80,000 ecommerçants français, un certain nombre tirent sans doute bien mieux leur épingle du jeu et même parfois très bien (comme Motoblouz.com dont je vous parlerai bientôt). Mais, dans l’ensemble pas de miracle (d’après ce que j’en crois). Le ecommerce pâtit certainement encore trop d’une légende dorée, mais bidon, de revenus faciles en restant à la maison et continue d’entraîner dans son sillage des milliers d’entrepreneurs certainement pas assez compétent pour créer de vrais business. Dites-moi si je me trompe, mais à en croire les témoignages nombreux de mes comparses blogueurs et consultants, ils tombent beaucoup trop souvent sur des gens plein de bonnes volonté, mais se trompant naïvement sur les sacrifices à accepter pour réussir. Lisez d’ailleurs à ce propos les quelques conseils de Converteo, remplis d’un certain bon sens pour ceux qui voudraient encore se lancer dans l’aventure.

La victoire des marchands de pelles ?

B.O. Holtermann (2nd from left), Richard Ormsby Kerr (centre) and Beyers (2nd from right), with reef gold from Star of Hope mine, 1871-1875 / American & Australasian Photographic Company
Ecommerçants au XIXème siècle. A l'époque, ils n'avaient même pas Internet 🙂

A l’inverse, et sans grande surprise, il semblerait que les grands gagnants du ecommerce soient pour l’heure les prestataires de services et autres consultant. Certes, les perspectives de réussite sont beaucoup moins attractives. Aucun prestataire ne peut se targuer de faire plusieurs dizaines de million d’euros de CA. Mais à l’inverse, la probabilité d’être rentable vite et bien est beaucoup plus importante. Je ne vous donnerais que les chiffres d’Aufeminin.com, qui n’est rien d’autre qu’un apporteur de trafic et dont le résultat net atteignait plus de 20% l’année dernière. Et je suis sûr que ce n’est pas le seul.

Certes, le marché du ecommerce est encore en phase de croissance et la consolidation n’a pas encore démarré, mais pour l’heure, ceux qui s’enrichissent semblent bien être « les marchands de pelles et de pioches ».

Qu’en pensez-vous ?

PS : Sur le même sujet, et de manière plus fouillé, vous pouvez également lire le dossier de Flore Fauconnier sur le Journal du Net : L’e-commerce est-il rentable ? (pas tout récent, mais encore tout à fait d’actualité)

48 commentaires

  1. Ceci me paraît être une réflexion très intéressante, et que je m’étais d’ailleurs déjà faîte moi-même.
    D’autant que certaines prestations techniques ou de conseil, « sur mesure », sont quand même vendues, aux ecommerçants, par certaines web agencies, à prix d’or, et pour une plus-value finalement très discutable comparativement à certains services beaucoup moins onéreux, voir même gratuits parfois, et disponibles clé en main…
    ;]

  2. Bonjour
    Merci pour cet article qui je dois le reconnaitre m’a surpris. Il est en effet inquiétant d’apprendre que les « pure players », comme vous dites, ne sont pas retables !
    Il me semble que l’un des facteurs clés de réussite de la vente sur le web reste l’hyper spécialisation, renforcé par un CRM qui ne ressemble pas à de l’acharnement. Une très bonne connaissance des produits vendus par les téléconseillers avec en relais avec le site en question, une mise en avant de solutions.
    A vous lire
    Cordialement
    Luc Emmanuel Bertolelli

    1. Une des clefs de la réussite, en tout cas, pour les plus petits, serait de se positionner de niche en ne devenant pas trop gros pour ne pas marcher sur les plate-bandes des gros. C’est le cas, par exemple, pour un marchand comme motoblouz.
      Il peut aussi s’agir de fabriquer soi même ses produits et être le seul à les proposer.
      Pour les marques et les distributeurs, la question de rentabilité se fait moins pregnante, car le site est adossé à des magasins ou à d’autres réseaux de distribution.

      1. Oui capitaine les marchés de niche c’est bien , mais pour un temps , apres le marché de niche lui aussi va saturé

      2. « peut aussi s’agir de fabriquer soi même ses produits et être le seul à les proposer. »
        C’est exactement notre positionnement avec les savons naturels Gaiia. Mais quant on créer une marque et des produits, internet ne suffit pas, il faut retourner vers les canaux de distributions classiques.

  3. Quid de la situation en grande Bretagne ou le web est beaucoup plus mûr?
    Le statut d’auto entrepreneur n’est pas le plus adapté pour le statut de ecommerçant, mais bizarrement c’est ce que l’on a en tête lorsqu’on veut se lancer dans le ecommerce. Je pense que beaucoup néglige le non web : sourcing, logistique et emballage de produit. JE pense que c’est le sourcing qui est le plus important.

    1. Tout est sûrement important. De la maîtrise ou la connaissance technique au marketing en passant par le sourcing, il n’est pas possible de négliger un pilier.
      Savoir acheter des produits ne peut pas être suffisant pour savoir vendre en ligne, tout comme savoir faire un site et du référencement naturel ne peut pas être suffisant pour savoir faire du commerce.
      Le métier n’est pas devenu complexe, il est complexe à la base. Ceux qui ont réussi jusqu’à aujourd’hui ont réussi parce qu’ils étaient les pionniers, les premiers et que la concurrence n’avait pas atteint le degré de puissance qu’elle a atteint aujourd’hui.

      1. Tout à fait d’accord.
        Après 7 années de web, sur un marché artisanal de niche, on est passé d’une période où il n’y avait pratiquement pas de concurrence, mais très peu de client à, aujourd’hui, un eldorado de prospects, mais avec une concurrence en très forte croissance ; qui ne tiendra sans doute pas plus d’un an ou 2, mais qui fait du mal, aux petites boutiques sérieuses, dans une conjoncture très difficile. Casser les prix pour prolonger sa survie de quelques mois, ne permet que de tirer le marché vers le bas, même lorsque l’on parle de commerce équitable. Alors c’est pas le discours angélique de « capital » d’M6, mais c’est la réalité aujourd’hui !
        Et pour maîtriser les achats, le marketing, l’évolution technique du site, le référencement, la relation client, la gestion financière, la logistique, … il va falloir passer un doctorat d’e-commerçant … pour un salaire payé en francs CFA

  4. Perso ceci ne me choque pas …
    Il y a un probleme sur la formation des createur d’entreprise en france et surtout avec l’arrivé des auto entrepeneur …
    Combien de personne on crée des petit site web en auto-entrepreneur pour vendre des produits X ou Y sans aucune notion de :
    – Comment calculé le prix de mon produits
    – Difference CA / Bénéfice
    – J’ai envie de vivre de mon E-Commerce

    Au final on tombe sur des auto-entrepreneur qui casse les prix car ils on juste envie d’etres moins cher que les autres… de plus aucune charge a avancé donc il on des emploi a coté et c’est un peu comme allez au casino…

    Je pense qu’une formation d’entrepreneur devrai etre obligatoire pour crée une entreprise , auto-entrepreneur ou pas…

    1. Je ne pense pas que la formation soit fondamentalement en cause. On a, en France, beaucoup d’organismes d’accompagnement des entrepreneurs.
      Je pense qu’il y a deux problèmes :
      1) les gens qui accompagnent les entrepreneurs n’y connaissent rien au Web eux mêmes ou ont très peu de recul
      2) l’entrepreneuriat n’est pas dans la culture française, même si ça change
      Et un troisième problème, la légende de l’eldorado courre encore beaucoup trop. Il serait temps de lui trancher la tête.

      1. A force de suivre certain blog spécialisé dont le tien, je n’arrive pas à comprendre comment perdure cette légende de l’eldorado. Serait-ce peut-être parce que ceux qui se lance dans cette aventure ne prenne pas le temps de découvrir par eux-mêmes toutes les facettes de ce métier si spécifiques.

        Une réponse parmi d’autres à ta question « qui le ecommerce enrichit-il » … les sociétés de transporteur 🙂

  5. Beaucoup d’organismes d’accompagnement exsite oui , mais vu qu’il n’y a aucune obligation …Perso j’ai fait une formation et j’ai vu des choses assez folle , on a quand même eu quelqu’un qui dans son prévisionnel n’achetai jamais de marchandise … mais les vendait quand même ….

    Et je trouve que l’auto-entreprise a amplifier le système, aucune formation et des gens qui son pas la pour vivre de leurs commerce mais juste faire un peut d’argent de poche …. combien d’auto entrepreneur ne dépasse même pas 50 voir 25% du smic tout les mois avec leurs auto-entreprise

  6. Hello,

    Je rebondis sur la notion d’accompagnement des futurs entrepreneurs, qui (je rejoints l’avis du Capitaine sur ce point) est une des nombreuses causes du problème, et je vais l’illustrer avec un peu de vécu.

    L’un des plus grands soutiens en France à la création d’entreprise est les Chambres Régionales de Commerce et d’industrie (CRCI) par lesquelles transitent de nombreux porteur de projet web / e-commerce.
    L’année dernière, j’ai été consulté à 3 reprises par des entrepreneurs qui m’ont envoyé le cahier des charges de leur site/projet, rédigé avec l’aide d’un « accompagnateur » de la CRCI. Il leur a fourni un modèle et les a orienté dans la rédaction.

    Je les ai lu, et je suis tombé sur le cul devant la quantité d’inepties que ces documents comportaient. Puis au téléphone avec ces prospects, j’ai creusé le sujet, et là encore, j’ai halluciné devant le niveau de connerie que la CRCI leur a sorti sur les besoin d’un projet web, sur les prestataires web, les coûts, etc…
    Après une petite enquête sur le parcours professionnel des accompagnateurs (merci Viadeo) dont les prospects m’ont communiqué les noms, il s’avère que ces personnes n’ont jamais travaillé dans le web de leur vie, ni dans la création d’entreprise ! Incroyable.

    Du coup, aucun des 3 prospects n’a été au bout de son projet…

    @Ciboulette : nous sommes d’accord sur le status auto-entrepreneur. Il n’est clairement pas adapté pour se lancer sérieusement dans le e-commerce, encore moins pour réussir. C’est bien pour une activité de conseil ou il n’y a pas ou peu d’achats externes, mais pas pour faire du commerce de détail.

  7. C’est clair que les « grands gagnants » se sont toutes les sociétés qui tournent autour des ecommerçants : référenceurs, agences de webamarketing, plateforme d’affiliation…

  8. Une chose est sure, avec près de 100 000 e-commerçants français, les vendeurs de pioches (et de rêves) on de beaux jours devant eux 😉

  9. C’est clair que quand je vois mes potes qui ont monté leurs boites dans le retail, ils ne se posent plus la question de savoir si ils seront rentables un jour… ils le sont et surtout ils se développent…

    Mais malgré tout, nous voyons des petits e-commerçants sur eBay ou Price(désolé je parle de ce que je connais…) qui font des chiffres de ventes intéressants et avec de belles marges. C’est ce que j’appelle de vrais vendeurs :
    1- Ils ont une vraie intuition pour savoir ce qui va se vendre.
    2- Ils achètent à des prix et des conditions, que vous ne pouvez pas même pas imaginer que cela puisse exister 🙂
    3- Ils font une crise d’urticaire dès que vous évoquez avec eux le moindre programme de communication
    Après on peut douter d’une vraie ambition de développement mais dans tous les cas à leur niveau ils sont rentables.

  10. Ah, la grande idée du commerce.
    50% des entreprises coulent en moins de 3 ans. Les bras cassés ne sont pas que dans le ecommerce, mais j’attends avec impatience une étude sur le statut d’auto entrepreneur pour savoir à quoi cela sert et ce que gagne ces gens.

    L’eldorado sera toujours pour celui qui possède le savoir, mais bon personne n’est interdit d’apprendre par lui même. Je suis pas comptable, mais j’arrive à comprendre ma comptabilité. Pas besoins d’être un expert, mais savoir est primordial.

    1. oui les entreprise non E-commerce coule aussi … après j’aimerai savoir le taux de réussite d’une entreprise quand la personne a fait un stage dans une CCI par exemple et qu’on la aidé a calculé la viabilité de son projet, a comprendre les différentes taxes, etc et les gens sans aucune formation de ce type …

      pour voir un bilan sur les auto entreprise
      http://www.suite101.fr/content/le-statut-dautoentrepreneur-pour-ou-contre–a2824

      on peut retenir certaine phrase choque
      – Seul un auto-entrepreneur sur deux déclare un chiffre d’affaires mensuel : 775€ en moyenne
      (mine de rien sur 440 000 auto entreprise donc, il y a 210 000auto entreprise qui ne dégage aucun bénéfice)

      après dans le statut auto entrepreneur il y a aussi le revers de la médaille pour les Pro il y a une concurrence totalement déloyal …

  11. Comme d’hab, l’entrée en matière est excellent et on aimerait tous rentrer dans ce fameux cinéma pour nous la couler douce ensuite 😉
    Trêve de blahblah, ça ne m’étonne que peu pour les pure-players, leur argument principal étant le prix et la concurrence féroce. A service client identique, qu’est-ce qui ne fait choisir entre 2 sites : le prix et donc leur marge est minimale et leur rentabilité se fait j’imagine sur le volume.
    Donc clairement, ceux qui s’en sortent bien sont ceux qui tournent autour, web-agencies, consultant SEO, webmarketer, …
    Selon moi, il y a aussi les enseignes retail spécialisées qui se sont tournées vers le web et qui réussissent à bien vendre sur internet. A moins que les produits soient exclusifs ce qui peut être le cas pour un Jules, un Camaïeu, c’est l’atout prix qui prime. Ensuite vient l’effet marque que les jeunes pousses ont plus de mal à avoir logiquement, du genre, je pense que le site e-comm d’abercrombie doit cartonner (quoique leur frais de port étant trop cher)
    Et on ajoute à ça la fameuse crise…
    (ceci n’étant que mon point de vue, travaillant dans le retail et bientôt en web agency 😉

  12. Analyse véridique qui confirme bien qu’on ne se lance pas dans le Ecommerce si facilement !
    Il y a tellement de sites !
    Et déja quand on s’y connait un petit peu c’est galère et ça demande beaucoup de rigueur…alors pour ceux qui se lancent sans connaître…
    A moins d’avoir un budget énorme, et payer comme un Américain les sommes folles proposées par les agences web…

  13. Le problème est assez simple,
    le gâteau est en théorie gigantesque (acheteurs et marchés potentiels)… mais le nombre de parts (ecommerces, ecommerçants, vendeurs de tout poil) est aussi gigantesque que le gâteau, et surtout pas forcément au bon endroit quand c’est l’heure de manger…. alors résultat, y en a pas pour tout le monde!
    Certains se goinfrent et d’autres crèvent la dalle et au milieu il y en a qui mangent un peu!
    Finalement c’est un simple problème d’économie et de société, et pas besoin de faire une formation spécialisée pour s’en rendre compte!
    Bon c’est bientôt 4 heures je vais grignotter quelques chose….

    1. faut pas se mentir non plus il y a une concurrence deloyal , tu a d’un coté des societé enorme qui son capable de tout vendre et qui on des partenaire de malade et d’un autre coté des gens qui ne paie presque pas de charge(exemple auto entrepreneur , vendeur sur Ebay sans rien déclaré)
      ou/et qui on deja un salaire , donc n’on meme pas besoin de margé reelement sur le produits et au final tu a pas mal de gens aussi qui se retrouve entre les deux … qui on que le E-commerce pour vivre mais qui paie plein pots eux

  14. Merci pour cet article. En effet, l’e-commerce n’est pas un eldorado contrairement à ce que montre beaucoup de reportages télé. C’est un métier très exigeant où il faut s’accrocher, se différencier d’une concurrence toujours plus nombreuse.

  15. Bonjour,

    Article très intéressant. Sa m’étonne fortement que les pure-player, comme vous les appelez, ne dégagent pas de marge.

    Participant au développement de certains « très petits » e-commerçants, je peux témoigner que l’activité d’un e-commerce peut être rentable. Sans gagner des fortunes, leur site internet permet tout de même de vivre très convenablement.

  16. Intéressante analyse …
    En effet, vivre du ecommerce n’est pas donné à tout le monde.
    Il y a de plus en plus de concurrence. Après, il faut savoir ne pas trop être gourmand pour durer !

  17. A mon avis, le ecommerce aura encore longtemps cette légende d’argent facile. Je pense que c’est comme le loto ou le poker: la trés grande majorité des joueurs perdent de l’argent mais on en parle pas. En revanche, celui qui touche le gros lot fait beaucoup parler de lui et alimente tout les fantasmes.
    L’époque des start-up rachetées à prix d’or est fini depuis longtemps mais il a toujours quelques success story trés mediatisé (Lafraise s’est créé avec 8000€ est à été revendue 2 millions si ma memoire est bonne. Et faut il parler de Facebook? ) Pas contre il n y a encore jamais eu de film sur la faillite d’un e-commerce (ça serait peut etre instructif mais surement tres ennuyeux ! )
    La nature humaine est ainsi faite, on s’identifie plus volontié aux héros, aux leaders et aux gagants aussi rares soient ils! pour vous en convaincre sachez qu’on à plus de chance d’être frappé par la foudre que d’avoir tout les bons numeros du loto…

  18. Pour résumer, on pourrait peut être dire que ce n’est pas plus facile de réussir dans le monde virtuel que dans le monde réel.
    Tout le monde a vu près de chez lui des boutiques ouvrir et fermer, à peine, 1 an après. C’est la même chose sur le web, sauf que l’on fait tellement miroiter l’universalité du web que les apprentis entrepreneur pensent qu’ils auront des clients au bout du monde…
    Le piège, c’est que tout le monde n’a pas la culture d’entrepreneur.
    Faites un stage de créateur d’entreprise à l’Afpa, ou en général, ils ont bien les pieds sur terre ; et bien leur 1er objectif et de vous en mettre plein la G… pour tester l’homme, ou la femme, et son projet.
    Ensuite si vous survivez à cela, vous rentrez dans la vraie vie économique et là vous vous dites qu’est-ce qu’ils étaient sympas en fait à l’Afpa (j’ai pas d’actions à l’Afpa, juste fait les stages créateurs d’entreprise)

  19. Bonjour à tous et merci à toi Capitaine pour tes articles toujours pertinents et dans le vif du sujet.
    Je suis tout à fait d’accord avec le Capitaine et je souhaiterais rebondir sur le fait que de plus en plus de nouveaux sites se créent par des auto entrepreneurs qui ne sont peut-être pas assez « costaud » pour supporter une telle démarche. Mais pourquoi se lancent-ils alors? Parce que différents acteurs présentent cela d’une manière scandaleusement facile et accessible. Ah bon il est possible de créer une entreprise sur internet et de gagner de l’argent en ne faisant rien du tout? à vivre la vie de ses rêves dans les îles juste après avoir pris 10 minutes pour créer un site/blog gratuit et c’est bon fini? Limite on pourrait se demander mais pourquoi nous autres référenceurs on bataille et on travaille autant alors? S’il était aussi simple tout le monde serait déjà ultra riche….Mais ce n’est pas le cas et aux futurs entrepreneurs sur le web, on ne leur montre pas que ce n’est pas quelquechose à prendre à la légère, qu’il y a un vrai business plan derrière, et qu’il faut tout assumer: logistique, politique de prix, sav….Certains tirent leur épingle du jeu mais cela reste peu par rapport au nombre de sites ecommerce qui sont lancés chaque jour.La réalité du web doit être démystifiée…

  20. Si les mythes du e-commerce étaient aussi vrais, on serait déjà tous sur une plage en train de bronzer et non au boulot, non ?
    Je pense qu’une des causes principales reste quand même la légèreté avec laquelle la plupart des gens prennent le e-commerce. Si on ne prend que les projets sérieux (plein temps + mise de départ conséquente), je ne suis pas sûr que les résultats soient pires que ceux des commerces « classiques ».
    Par contre, je suis plus étonné par le manque de résultat des « gros ».

  21. Pourquoi partir du principe que lorsqu’on est e-commerçant, on veut s’enrichir facilement, c’est un raccourci facile et porteur de clichés! Pour ma part, j’ai un e-commerce, je ne désire pas m’enrichir plus qu’un autre, je désire juste pourvoir vivre de mon activité comme toute personne qui travaille! artisans, commerçants, employés,… avoir un travail qui me plait suivant mes choix personnels de vie! J’ai parfois l’impression en lisant les commentaires que vous trouvez idiots les gens qui essaient!!! on essaie avec toutes les conséquences que cela peut engendrer mais on essaie!! Ne faut-il pas le faire pour savoir et apprendre! D’autres vont aussi tenter le e-commerce pour avoir une activité complémentaire, un complément de revenu, pourquoi pas? vous parlez souvent de grands groupes qui sont à peine bénéficiaires mais donnez aussi des exemples de personnes qui réussissent dans le e-commerce, il y en a, ne soyez pas si pessimiste, que ce soit en activité complémentaire ou en activité pleine, dégager une petit revenu, c’est déjà une réussite! faut t-il gagner des millions pour que ce soit le cas??

    1. Merci Frédéric pour ton intervention. Tu as tout à fait raison, le ecommerce n’est qu’une activité de commerce et on peut très bien vouloir en vivre sans vouloir devenir riche. Et effectivement, oui, il existe des réussites en ecommerce. Ce sont souvent des sites peu connus, même s’il y a aussi des vraies success stories, comme, par exemple, celle de Motoblouz et sûrement plein d’autres encore.

  22. Hello capitaine ! Merci pour ton article (+1) car il pose vraiment la question sur le retour sur un investissement pour un commerçant dans une boutique ou d’un espace de vente en ligne.
    Comme le dit « Frédéric » tous les commerçants ne prônent pas à développer leurs activités entièrement sur internet, ni à s’enrichir que par ce canal, mais juste à s’assurer un complément financier et/ou une présence supplémentaire à une activité déjà réelle, ce qui pour moi est déjà une réflexion de fond sur le pourquoi on souhaite être présent commercialement sur la toile.

    Il existe de nombreux exemples comme tu précisais et que je connais qui ne sont pas connus du grand public et qui sont déjà amortis. Ils se situent dans des secteurs d’activités très ciblés et parfois très concurrentiels. La plateforme de vente comme celle citée plus haut « Motoblouz.com » correspond à un public de passionnés avertis, qui connais déjà les produits proposés, ce qui fait la différence entre cette plateforme et d’autres, c’est essentiellement le prix, le sérieux de la livraison, et les « services » annexes qui viendraient se rajouter aux produits vendus.

    Les mots clés que je souhaite mettre en avant à travers mes propos, c’est « réflexion, originalité, patience, simplicité, sens du service ». Ce sont pas les mots clés du succès* d’une plateforme de vente ni à un départ imminent pour Waikiki Beach avec un verre de Duvel à la main, mais ils s’y contribuent en grande partie. C’est du moins l’expérience que j’en ai…

    (*) Le succès est relative à ce que l’on ambitionne.

    1. Merci Karim pour ta contribution.
      Evidemment, ce billet s’adresse plus à des grosses structures qu’à des petites, car elles ne sont pas dans les mêmes problématiques financières. Et comme je le disais, le paysage est beaucoup plus contrastée pour les petites structures, d’après ce que j’en sais. En tout cas, je serai heureux d’avoir une étude qui puisse nous montrer où en sont les ecommerçants (de + de 1M€ de CA) du point de vue de leur rentabilité et en combien d’année. Il serait dès lors possible d’en tirer quelque business model standard qui permettrait d’y voir beaucoup plus clair pour les entreprises qui souhaiteraient se positionner sur ce canal.

  23. Bonjour,
    Merci beaucoup pour cet article et les différentes réactions dans lesquelles on sent bien le vécu.
    Un élément important, qui n’est pas assez évoqué ; le coût de mise en place du site. Il y a 5 années, lors de la mise en place de mon site, les devis allaient de 500,00 € à plus de 15 000 € – à prestations similaires ( pour de l’OSCOMMERCE déguisé en autre chose dans certains cas).J’ai choisit celui à 500 €. Banco, le petit prestataire était un passionné et spécialiste d’OSCOMMERCE.Mon site tourne depuis 5 ans sans une panne et a connu plusieurs améliorations avec des mises en place pour quelques dizaines d’€.Il est sur que si nous avions du payer le prix fort, la rentabilité aurait été beaucoup plus longue à atteindre.
    Aujourd’hui, je souhaite passer sur PRESTASHOP et c’est exactement la même chose sauf que maintenant beaucoup de freelance proposent leurs services. Temps d’installation d’une solutions PRESTASHOP 1.4 de base : 1 heure = 50 €.Devis des grosses boites 20000 € ( he oui l’inflation madame Michu)

    Toujours les marchands de pelles !!!

      1. Justement, la vraie question est là, je crois ! Qu’est ce qu’on vend lorsqu’on développe une boutique ou un espace de vente (je parle pour le prestataire qui est retenu dans la compétition des projets eCommerce) ? Une techno, un progiciel, une expérience, un savoir faire, le souci que le client rentabilise vite sont investissement ??? J’aurais plutôt tendance a dire un concept qui inclut tout ça ! Si il y a pas de concept, le projet est voué a être mort né ou juste a être un espace de distribution quelconque. Mais en disant ça on pourrait passer pour celui que l’on est pas hormis si on a une présence suffisamment convaincante pour être « crédible »… C’est le nuage qui fait écran de fumée, voir même qui pousse au crime ! Pardon j’exagère !!! Crime il y a pas juste une fâcheuse tendance a essayer de faire un holdup sur le portefeuille de la société ayant besoin de développer un espace de vente.

        Les solutions techniques existent et en plus elles sont gratuites, oyé, oyé, gentil peuple !!! Lancez vous dans le eCommerce, c’est le nouvel eldorado, sauf que ça ne s’improvise pas, on peut se louper plus facilement dans le eCommerce que dans le commerce classique, c’est sûr ! On ne risque rien, pas de pénalités, pas de jugement même si le client final est floué et que l’on plante les prestataires !!

        En attendant ça fait du mal a un secteur et des professionnels spécialistes
        qui essaient de prendre leurs métiers aux sérieux…

        La mise de fond technique est gratuite, sous entendu elle ne vaut pas grand chose (c’est le mal de l’open-source)…

        J’ai pas de solutions a court terme, mais les apprentis eCommerçants se rendront vite compte qu’au final pour booster une audience donc un chiffre d’affaire l’essentiel c’est de faire appel a des vrai(e)s professionnels, pas essentiellement à une technique et des technologies…

        Amicalement !

  24. Désolé mais il est faux de dire que les gros e-commerçants ne sont pas rentables, ce n’est plus le cas. Priceminister lui même était tout à fait rentable lors de son rachat, mais les mauvaises langues ont analysé sa rentabilité sur les 10 dernières années.

    Il y a aussi des exemples de e-commerces rentables dans le domaine automobile.

    En revanche il est vrai de dire qu’il faut du temps pour être rentable, et que les entrepreneurs qui se lancent sur un secteur qu’ils ne connaissent peu ou pas n’en ont pas toujours conscience.

    Pour finir, je dirais que tout le monde ne pourra pas être consultant marchand de pelle 😉

    1. En tout cas, il serait intéressant d’avoir un panorama de cette rentabilité des gros acteurs. Pour ma part, mais ce n’est qu’une conviction, je pense que cette rentabilité est en général très faible et ne permet pas d’assurer la pérennité de la société sans un bon appui financier (c’est d’ailleurs ce qui s’est passé pour Price Minister).
      Et d’ailleurs, pour PriceMinister aurais-tu des chiffres à montrer ?

  25. arg je ne retrouve plus l’article, mais en gros l’activité e-commerce de Price serait rentable depuis assez longtemps (genre 2002), et c’est leur politique d’investissement en Europe qui plomberait leur résultat net.

    bon on peut aussi relativiser en précisant que Price n’est pas un e-commerçant au sens premier du terme puisque son métier est surtout de la mise en relation d’acheteurs et de vendeurs. Les métiers coûteux que sont le stockage la logistique l’expédition lui sont épargnés si mes souvenirs sont bons…

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Capitaine

Article de : Capitaine

Olivier Sauvage est le fondateur de Capitaine-commerce.com et de Wexperience, agence spécialisée en expérience utilisateur digitale.