[Interview] Adrien Saix, CEO et co-fondateur de MyArtMakers

Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour, je m’appelle Adrien Saix, je suis le CEO de MyArtMakers que j’ai fondé avec Bertrand Debrie et Yohann Doaré.

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Bertrand Debrie, Adrien Saix et Yohann Doaré, fondateurs de MyArtMakers.

Pouvez-vous présenter votre site ?

Notre site est la toute nouvelle plate-forme sociale de l’art contemporain. Nous offrons aux artistes la possibilité de gagner en visibilité et en notoriété en vendant leurs œuvres et en répondant à des commandes d’œuvres personnalisées. Parallèlement, nous permettons à toutes et à tous, particuliers ou entreprises, novices ou collectionneurs, de trouver les artistes qui leurs correspondent. Dessin ou sculpture, peinture classique ou street art, l’art est universel et propre à chacun d’entre nous. C’est au service de cette diversité que MyArtMakers s’engage, en œuvrant pour son épanouissement !

L’approche, très flexible, est pensée pour faire naitre un lien durable et personnel. Pour commander, c’est très simple. Le client peut soit passer un appel à projet à toute la communauté puis choisir son artiste ou bien passer directement commande à un artiste coup de cœur. Grâce à la galerie en ligne, il peut également acheter les œuvres que les artistes vendent.

Afin de se rémunérer, nous prélevons une commission de 15% net sur le montant des ventes TTC des artistes. Il n’y a pas d’abonnement, nous établissons une relation « gagnant-gagnant » avec les artistes. Pour les clients, notre offre est entièrement gratuite.

Qu’est-ce qui vous a décidé à vous lancer dans le e-commerce ?

Le marché de l’art contemporain français est en crise et sa situation se dégrade progressivement depuis plusieurs années. Les artistes ne parviennent pas (ou peu) à vendre leurs œuvres, de nombreuses galeries ferment leurs portes et même les salons et les expositions les plus réputées connaissent des déboires encore jamais vus auparavant.

Quelle en est la cause ? La société connait une mutation profonde, portée par la digitalisation de l’information et les nouvelles technologies de communication. Nous croyons que cette vague de fond, perçue par beaucoup comme destructrice, est porteuse de valeurs salvatrices et vertueuses pour le monde de l’art et plus particulièrement pour les artistes. Il nous faut réinventer le modèle. Nous souhaitons nous engager aux côtés des artistes et les accompagner dans cette transition en qualité d’expert dans le domaine du digital. L’e-commerce ne représente qu’une partie de notre expertise qui s’inscrit dans un spectre plus large.

Vous êtes-vous fait aider ? Avez-vous fait appel à des organismes ?

Etre le fondateur d’une startup, c’est un peu comme être lâché sans parachute d’un avion avec une ficelle et une toile de jute dans les mains ! Il faut aller très vite, comprendre les problématiques, les opportunités et prendre de nombreuses décisions.

Dans ce contexte d’incertitude, il est fondamental de se faire accompagner. Cela est d’autant plus vrai quant il s’agit de votre première expérience de créateur d’entreprise. Nous nous faisons accompagner par la CCI, la BPI, le CFI et nous sommes actuellement en discussion avec Scientipole Initiative. A côté de ça, des personnes expérimentées et de confiance nous apportent conseils et recommandations.

Qu’avez-vous fait en interne et qu’avez-vous fait faire par des prestataires extérieurs ?

Pour des raisons stratégiques nous internalisons toutes les activités de notre cœur de métier, à savoir, le développement de la plate-forme et la communication digitale.

Qu’est-ce qui est le plus difficile pour vous aujourd’hui ?

Notre plus gros challenge est de casser les barrières idéologiques et culturelles attachées à l’art contemporain. C’est la raison d’être de MyArtMakers.

Et qu’est-ce qui vous procure la plus grande satisfaction ?

Notre concept séduit rapidement. Il n’y a rien de plus encourageant que de s’entendre dire « C’est une excellente idée pourquoi personne n’y avait pensé avant vous ! ».

Quel est votre objectif pour cette année ? Et pour dans 3 ans ?

Pour cette année, notre objectif est de finaliser tous les projets de développement de la plate-forme. Ils sont nombreux, les plus prometteurs restent à venir. Se projeter sur 3 ans n’a pas véritablement de sens aux jours d’aujourd’hui. Cependant, nous savons vers quoi nous voulons aller. Nous avons tracé une ligne dans le sable !

Si c’était à refaire, le referiez-vous ?

Oui, sans aucun doute, la création d’entreprise est la meilleure chose qui me soit arrivée dans ma vie professionnelle.

Une petite phrase « historique » pour la fin ?

Restons dans l’art avec cette citation de Pablo Picasso : « Un tableau ne vit que par celui qui le regarde. ». Il résume ici l’essence même de l’art.

2 commentaires

  1. « C’est une excellente idée pourquoi personne n’y avait pensé avant vous ! ».

    Il faut se renseigner, d’autres y ont pensé avant vous : Creads pour l’appel à projets, Artistoon pour la commande artistique, Artsper sur l’art contemporain, même votre newsletter s’inspire fortement de ce que propose Artips ! Je ne crois pas que ce soit une bonne idée de faire un gros gloubi-boulga du benchmark de l’art en ligne, qui plus est en rabotant votre com à 15%. Bon courage 😉

  2. Bonjour 15%
    vous devez
    vous ne connaissez visiblement pas les prix du marché en illustrations et maisons d’éditions
    et quoi des droits ?

    Cordialement Dankerleroux

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Mecano Commerce

Article de : Mecano Commerce

Alexis Sauvage aka Mecano est webmaster du blog Capitaine Commerce. Dans le civil, il travaille comme webmaster/intégrateur freelance pour des E-commerçants (PME et grands comptes).