Adoreme.com : un bon mannequin peut faire acheter n’importe quoi ou presque !

Chez Adoreme.com, ce sont les réactions des internautes qui dictent la manière de shooter les produits
Chez Adoreme.com, ce sont les réactions des internautes qui dictent la manière de shooter les produits

Compte-rendu vraiment très intéressant sur FastCompany à propos de Adore Me, une marque de lingerie américaine fondée par un français.

Qu’y apprend-t-on ? Comme on s’en doutait, dans le domaine de la mode, et certainement plus particulièrement encore, dans le domaine de la lingerie, la photo et le mannequin sont les vecteurs les plus puissants de la vente. Rien de nouveau, me direz-vous ? Et pourtant si ! Car Adore Me ne se base pas sur le discours de ses directeurs artistiques ou photographes pour l’affirmer, mais bien sur les résultats de test A/B menés en permanence sur le site e-commerce de la marque.

Et ils peuvent surprendre ! Ainsi, comme on l’apprend de la bouche de Hermand Waiche : « Vous achetez le produit pas seulement pour son apparence, mais aussi par l’émotion qu’il produit en vous et que vous allez produire à travers vous. » Et la conclusion a fini par s’imposer d’elle même : plus le mannequin portant le produit plaît à l’utilisateur, plus il aura tendance à l’acheter, quelque soit le prix. A l’inverse, quelque soit le rabais consenti, un produit porté par un mannequin qui ne plaît pas aura du mal à se vendre. Tout est question « d’emballage », me direz-vous.

Chez Adore Me, les tests A/B pilotent la photographie, ce qui est encore impensable chez toutes les autres marques où ce sont, très généralement, les directeurs artistiques qui font la loi, avec des recettes qui, en e-commerce, ne fonctionnent pas forcémment (ex : des poses suggestives, des accessoires métaphoriquement suggestifs, etc…)

L’exploit est d’être parvenu à inverser la manière de produire des images. Comme l’explique FastCompany, le coût de cette politique n’est pas à négliger, car elle oblige à reshooter plusieurs fois le même produit avec différents mannequins, accessoires ou décor. Mais les résultats seraient là et seraient rentables (sinon, pourquoi s’obstiner ?).

Adore Me ouvre-t-il la voie à une nouvelle manière de photographier les produits ? Est-ce le e-commerce qui doit désormais dicter la manière dont on les photographie ? Pas forcément, mais certaines marques devraient certainement réfléchir à la question.

6 commentaires

  1. Bonjour,

    Bon exemple !

    C’est ce que l’on appelle apporter le preuve ! On met en action son produit afin de dire aux clients : « voilà le résultat que vous aurez ». C’est la promesse.

    Sur des sites, où les mannequin sont peu attrayants, il est vraiment que j’ai moins envie de sortir la carte bleue.

    Et effectivement, avec les très jolies photos ci-dessus, cela pousse en effet à se rendre sur le site de Adore me.

    1. En fait, les DA savent très bien depuis longtemps que certains mannequins font vendre bien plus. Mais dans le cas des sites e-commerce de mode, étant donné le nombre de produits à shooter, il n’est pas toujours possible d’avoir le mannequin star de la marque. Il faut donc tester d’autres modèles. C’est là que les tests prennent leur sens.

  2. Merci Capitaine pour ce partage.

    J’ai également remarqué ce phénomène sur les différentes mises en avant que je peux faire sur les sites de mon groupe.

    Pour promouvoir un jeu vidéo par exemple, mettre une femme sexy en avant (même si ce personnage n’est que secondaire) génère plus de clics et d’inscription au jeu.

    1. Attention à ne pas en faire trop dans le « sexy ». J’ai eu l’occasion récemment de faire tester Etam.fr par des clientes finales. Les images intégrant de la nudité pouvaient provoquer soit un rejet, soit distrayait de l’offre. Il faut donc trouver un bon équilibre et puis, surtout, ne pas tomber dans le sexisme.

      1. Je suis d’accord avec toi.

        En l’occurrence, le jeu qui m’a servi pour l’a/b test était destiné à un public masculin. J’imagine que les résultats de mon test auraient été différents si la cible du jeu avait été féminine.

        J’imagine donc qu’il est important de trouver la bonne limite en fonction de la cible de son site. Tester, tester et encore tester, y’a pas de secret ! 😀

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Capitaine

Article de : Capitaine

Olivier Sauvage est le fondateur de Capitaine-commerce.com et de Wexperience, agence spécialisée en expérience utilisateur digitale.