Pourquoi l’application mobile de la FNAC a été élue meilleure application de l’année par la FEVAD ?

Parmi les nombreux lauréats de la Nuit des Favoris 2014 de la FEVAD, j’ai surtout été séduit par l’application mobile de la FNAC élue meilleur nouveau site de l’année. Eh oui, vous avez bien lu, cette année, c’est une application mobile qui a remporté la palme du meilleur site (ou plutôt du cube, puisque les Favoris ressemblent plus à des briques en plexiglas qu’à une palme). Un choix qui démontre, s’il en était encore besoin, le développement irrésistibledu m-commerce. Même si, il y a débat, la prise de commande sur mobile ne restera dans une majorité des cas qu’une exception, la plupart des internautes préférant encore finaliser leur commande sur PC, et cela, selon moi, pour longtemps encore. (Et là, j’entends déjà les gens de Vente-privée ou ceux de la SNCF me dire : « Mais non, nous on fait beaucoup de commandes sur mobile ». Certes, mais pour des raisons particulières propre au modèle économique de ces sociétés).

Les plus de l’application mobile de la FNAC

Un tutoriel lors de la première utilisation

Au premier lancement de l’application, un tutoriel décrit à l’utilisateur les principales fonctionnalités de l’application et comment s’en servir. Et c’est une bonne chose. Car, contrairement à ce qu’on aurait tendance à penser, beaucoup d’utilisateurs courants n’ont pas l’aisance des concepteurs d’application. Exemple simple : le fameux « hamburger » que beaucoup de personnes n’identifient pas comme un icône de menu. Ici, tout est expliqué de manière claire, dans des couleurs fraîches et tranchantes, à l’aide de petits dessins facilement compréhensible grâce à l’utilisation d’une ligne claire blanche.

Tutoriel de la FNAC
De manière ludique, le tutoriel présente les fonctionnalités de l’application et l’ergonomie. Seul bémol, pour un utilisateur expert, il n’est pas possible de zapper ce tutoriel (cliquez pour agrandir)

Une navigation fidèle aux recommandations d’Android

Afin de respecter au mieux les habitudes des internautes, l’application colle aux recommandations exactes d’Android pour la conception de sites mobiles. Elles sont évidemment compatible avec celle de l’iPhone. On trouve donc une navigation en cascade à plusieurs niveaux. Un peu fastidieuse étant donné la quantité de menus et de sous-menus.

La navigation de l'application est une application en cascade. Une fois enfoncé dans les catégories, il n'est pas possible de revenir directement à la page d'accueil. Ceci permet à l'utilisateur de ne pas se perdre dans les différents niveaux et de se repérer plus facilement dans l'arborescence. L'inconvénient d'un tel système est, en toute logique, de ne pas pouvoir revenir directement à l'accueil (cliquez pour agrandir)
La navigation de l’application est une application en cascade. Une fois enfoncé dans les catégories, il n’est pas possible de revenir directement à la page d’accueil. Ceci permet à l’utilisateur de ne pas se perdre dans les différents niveaux et de se repérer plus facilement dans l’arborescence. L’inconvénient d’un tel système est, en toute logique, de ne pas pouvoir revenir directement à l’accueil (cliquez pour agrandir)

Un design « vendeur »

Le design graphique est un atout essentiel pour une application. Un mauvais design graphique donnera un mauvais ressenti à l’utilisateur. A l’inverse, un bon design attirera sa sympathie (ce qui ne veut pas dire pour autant qu’un bon design graphique signifie une bonne utilisabilité. Lire sur Wexperience.fr : Un beau site fait-il vendre plus ?). C’est donc un point important à considérer pour faciliter l’adoption de l’application par le public.

Screenshot de l'application FNAC
Un gros bouton rond appétissant pour la recherche. Des icônes simples. Une interface claire grâce à l’emploi d’un nombre restreint d’éléments. Peu de couleurs, ou des couleurs vives et appétantes. Tout cela contribue à donner une apparence sympathique à l’application.

Une ergonomie conviviale

L’adoption d’une application dépend en très grande partie de son utilisabilité. Plus elle sera simple à prendre en main, plus elle est aura de chances d’être réutilisée.

L’ergonomie ne dépend pas de quelques « trucs » ergonomiques, mais d’un ensemble de petits éléments concourant ensemble à donner une impression de facilité et de simplicité. Il serait donc vain d’analyser entièrement l’application FNAC, car cela prendrait trop de temps. On peut toutefois s’arrêter sur quelques exemples qui montre que l’application a été bien pensée dans ce sens là.

 

Afin de gagner de l'espace sur l'écran, les éléments de navigation standard (en noir) sont escamotés pendant le scroll. (cliquez pour agrandir)
Afin de gagner de l’espace sur l’écran, les éléments de navigation standard (en noir) sont escamotés pendant le scroll. (cliquez pour agrandir)
Le placement des filtres et des tris prend en compte la propension des écrans à être de plus en plus grand en étant placé en bas de page, de manière à être accessibles par le pouce.
Le placement des filtres et des tris prend en compte la propension des écrans à être de plus en plus grand en étant placés en bas de page, de manière à être accessibles par le pouce. (cliquez pour agrandir). Leur design est simple et clair grâce à un espacement plutôt grand entre les lignes de choix.

Et vous, avez-vous essayé l’application de la FNAC ? Qu’en pensez-vous ?

12 commentaires

  1. Je n’ai pas (encore) testé l’application. Mais à partir du moment on il faut un tuto pour expliquer le fonctionnement d’une appli de m-commerce (ou autre d’ailleurs) c’est à mon avis qu’il y a un problème de design. Oui je sais parfaitement que c’est difficile de faire simple et clair sur de petits écrans.

    1. Assez d’accord avec toi. Mais 2 remarques :
      – comme je l’ai dit dans l’article, on peut y parer en permettant aux utilisateurs expérimentés de sauter l’étape tutoriel. Ce qui est une amélioration à apporter à l’appli FNAC
      – ça reste quand même encore un peu nécessaire. Hier, en test utilisateurs, certains de nos testeurs ne comprenaient pas le fameux icône « hamburger »

      1. Oui, je suis d’accord. Le problème ne se limite pas à cette appli. C’est bien plus global. Comment faire plus clair que le hamburger avec les contraintes liées au mobile ? Je n’ai pas de réponse et je n’en ai pas vu une seule 🙁

      2. @Kenny : avec le temps, les utilisateurs apprendront à comprendre cette icône. Mais c’est certain que le choix qui a été fait n’est pas le plus clair qui soit.

  2. Un vrai exemple à  suivre cette application de la Fnac ! Je serais curieux de savoir le cout d\’une telle application ? Développement en interne à votre avis ?

      1. hello Capitaine, En effet l’appli a été faite avec le partenaire Cap Gemini à Lille. Quant au budget, il est effectivement plus élevé que les montants précités, il faut prendre en compte dans le prix la création/ajustements de plusieurs services interagissant avec le tronc commun.
        Heureux de ces belles récompenses pour ce gros travail d’équipe sorti en janvier dernier.
        Beaucoup d’évolutions sont dans les tuyaux depuis pour ne faire qu’améliorer votre experience Fnac.

        Faites y vos achats de Noël

  3. ce que la Fnac pourrait clairement améliorer ce sont ses tactiques CRM. Les offres reçues par push (entre autres canaux) sont très faibles, peu personnalisées, peu contextualisées.

    par ailleurs il semble que pour certains produits y moins il y ait de l’incohérence cross-canal: dans l’app ou le site mobile on ne me propose pas le lien avec un magasin (pour info dispo ou click-and-collect)

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Capitaine

Article de : Capitaine

Olivier Sauvage est le fondateur de Capitaine-commerce.com et de Wexperience, agence spécialisée en expérience utilisateur digitale.