Au LengowDay, j’ai vu le futur du ecommerce mobile (et il existe déjà en Chine)

Les chatbots, c’est ma nouvelle passion et, à chaque fois que j’en vois un nouveau, je fais des bonds comme un petit cabri.

Plus sérieusement, au Lengow Day, hier, j’ai eu le droit à une démonstration live d’achat en ligne de Wechat, par Tony Qiu, le Directeur Général de JD.com, le numéro 2 du ecommerce chinois, qui m’a totalement bluffé. Avec 2 ans d’avance sur Facebook, Wechat (800 millions d’utilisateurs actifs en Chine quand même !) permet à n’importe quel marchand de se payer un nouveau canal d’achat, exactement comme Facebook Messenger est en train de le proposer. La vidéo que j’en ai fait est éloquente. Tout le processus d’achat se fait à travers Wechat, couplé à un bot d’achat. Même le paiement est intégré, si bien qu’à aucun moment, l’utilisateur ne sort de l’application pour terminer son action. Autrement dit, pour moi, le futur du ecommerce mobile est déjà là. Et il est en Chine.

 

 

Demain, n’y aura-t-il plus que des chatbots ?

Alors maintenant, si vous me demandez si demain, il n’y aura plus que des chatbots, je dirais que je ne crois pas non plus qu’il faille imaginer que l’expérience d’achat actuelle, via des interfaces « classiques » disparaisse. Au contraire, il y aura toujours une place pour elles, dans la mesure où les habitudes prises ces dernières ne disparaitront pas si facilement. Mais ce qui est certain, c’est que les expériences d’achat menés sous la forme d’un dialogue avec une machine vont augmenter et se propager rapidement.

  • Parce qu’elles seront nativement intégrées dans des outils utilisés quotidiennement par une partie de plus en plus large de la population (j’ai lu, par exemple, qu’un utilisateur de mobile, utilisait en moyenne 13 fois par jour Facebook et je suis sûr que c’est bien plus concernant les applications de chat)

 

  • Parce que les moteurs d’intelligence artificielle et les outils de reconnaissance vocale commencent à atteindre un niveau de performance suffisant pour proposer des expériences fluides, pratiques et et rapides.

Faut-il se lancer dans les chatbots aujourd’hui ?

Très certainement. On l’a vu avec Wechat ou Facebook Messenger, c’est déjà possible. Et tous les outils sont d’ores et déjà disponibles pour proposer une telle expérience. Mais les freins sont sans doute encore trop nombreux pour qu’on voit apparaître une adoption massive :

  1. Le budget supplémentaire pour créer de telles interactions. On sait déjà que les e-marchands souffrent de leurs marges. Alors investir en plus dans un nouveau canal ne se fait pas sans réflexion et prendra encore du temps.
  2. Les chatbots obligent à repenser presqu’entièrement l’expérience utilisateur et les équipes chargées de créer les interfaces n’y sont pas encore habituées. Là aussi, il faudra du temps.
  3. Les utilisateurs sont-ils prêts ? Sans doute les plus jeunes d’entre nous qui ont déjà massivement adoptés des outils comme Snapchat ou Messenger, mais pas la majeure partie de la population.

En tout cas, en France, certains ont déjà franchi le pas, comme Voyage-sncf. Mais l’application, même si elle fonctionne parfaitement, demeure encore expérimentale.

Merci à Lengow

Pour finir, un grand merci à Lengow de m’avoir invité au Lengow Day, parfaitement réussi et parfaitement novateur : conférences en anglais, intervenants internationaux prestigieux, sujets riches et sans blabla, organisation impeccable. On se reverra l’année prochaine 🙂

Retrouvez mes photos de l’évènement sur Instagram

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Capitaine

Article de : Capitaine

Olivier Sauvage est le fondateur de Capitaine-commerce.com et de Wexperience, agence spécialisée en expérience utilisateur digitale.