Un chatbot peut-il vous faire tomber amoureux ?

Comment aider les hommes à être plus « vendable »

Le saviez-vous ? Sur les sites de rencontre, les hommes ont tendance « à bâcler » leur fiche produit, alors que les femmes font exactement l’inverse. Une femme, avant de rentrer en contact avec un éventuel partenaire, cherchera à en savoir beaucoup plus sur lui que l’inverse. Plus il y aura de photos sur l’objet de ses désirs, plus elle sera intéressée. Plus il y aura de détails sur sa vie, plus elle aura l’impression de mieux connaître sa « cible » masculine.

Foxsy, un chatbot de rencontre tente de remédier à cette incompabilité en rendant plus convivial la création d’un profil utilisateur pour les hommes.

Au lieu d’avoir à remplir un formulaire, ces messieurs devront plutôt dialoguer avec une machine et répondre à des questions sous la forme d’un chat, ce qui serait un moyen, selon les concepteurs de Foxsy, d’améliorer nettement le taux de complétion des formulaires.

Le chatbot doit être aussi intelligent et ne pas se contenter de récolter des données

J’ai évidemment essayé Foxsy et si l’expérience est amusante, elle me laisse tout de même un peu dubitatif, car si d’un point de vue fonctionnel, le chatbot est très efficace. En revanche, d’un point de vue qualité de la donnée, de la relation et de l’intelligence, il demeure extrêmement basique et renvoie dans les cordes les gens qui, comme moi, s’attendaient à quelque chose de plus envoûtant.

Finalement, Foxsy n’est rien d’autre qu’un formulaire déguisé en outil de dialogue. Toutes les questions auxquelles on doit répondre sont fermées et quand elle sont ouvertes on sent bien que le système s’attend là aussi à avoir des réponses très précises qui ne sortent pas des sentiers battus.

C’est dommage, car c’est là qu’on aurait attendu un plus d’un véritable chatbot. La possibilité de reconstruire un profil à partir de données « ouvertes », de phrases en langage parlé ou imagé, etc…

Ce qu’aurait pu faire Foxsy

Bref, tout le problème des chatbots est là. Il ne s’agit pas tant de transformer des formulaires en dialogue, ce qui sera aussi vite lassant qu’un formulaire, que d’être capable de comprendre et d’interprêter ce que pourrait dire une personne si elle parlait réellement. Là serait la magie, là serait vraiment le gain en terme d’utilisabilité pour un utilisateur.

Imaginez par exemple que plutôt que de répondre à des questions, le chatbot me demande de me décrire avec des phrases en français (soit au clavier, soit au micro). Je pourrais par exemple dire :

« Je suis un homme d’une trentaine d’année, plutôt beau, intelligent, plein d’humour. J’adore la pop, mais aussi Mozart. Je suis très soucieux de l’égalité des sexes et de l’avenir de la planète »

Et le chatbot créerait mon profil ainsi :

  • « Olivier Sauvage
  • Homme
  • Menteur et vantard
  • etc… »

En somme, la victoire du chatbot sur les formulaires sera totale le jour où ils seront plus capables de déconstruire des phrases en langage naturel et d’en tirer des données exploitables. Mais également, d’apprendre à interpréter ces phrases pour les reformater, voire poser d’autres questions.

On en est loin avec Foxsy. Car un véritable chatbot n’a d’intérêt qu’en mélangeant possibilité de dialogue, reconnaissance du langage naturel et intelligence artificielle. Ce qui n’est pas encore le cas

 

Via Chatbots Magazine

3 commentaires

  1. Peut-être que dans quelque temps, il ne sera même plus nécessaire de répondre aux questions de Foxsy ou d’autres chatbox.

    On donne son email ou son nom, une recherche automatique dans les datas centers en tire alors un profil complet…. et une prédiction de son comportement (par le biais des logiciels de ce type qui commencent à faire leur apparition.

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Capitaine

Article de : Capitaine

Olivier Sauvage est le fondateur de Capitaine-commerce.com et de Wexperience, agence spécialisée en expérience utilisateur digitale.