La révolution discrète d’Alexa

La place de marché des skills d'Alexa
La place de marché des skills d’Alexa

Préparez-vous à la révolution Alexa !

La France ne semblant pas être dans les priorité d’Amazon (les dash buttons ne sont arrivés chez nous que récemment), les aventures d’Echo, l’assistant vocal qui parle et comprend tout nous échappent sans doute encore quelque peu. Et pourtant, il faut vraiment prêter attention à ce petit assistance vocal, en train de pénétrer les foyers américains et européens (GB et Allemagne).

Notamment, parce que le temps passant, Amazon n’arrête pas d’apporter des innovations à ce qui fait le coeur d’Echo : Alexa, son moteur de reconnaissance vocale.

Deux nouvelles, en provenance Chatbotsmagazine, devraient pourtant nous alerter sur le marché potentiel énorme qu’est en train de se créer Amazon (et si on ne parle que d’Echo, rappelez-vous qu’il s’agit d’un marché de plus de 20 milliards de dollars que le géant de Seattle est en train de se créer et d’avaler juste pour lui même).

Quand on y prête bien attention, Amazon est tout simplement en train de nous refaire le coup de l’iTunes store et de l’app store qui avait relancé la machine Apple en son temps.

Les skills : la nouvelle denrée rare d’Amazon !

Comment ? Grâce à une fonctionnalité qui existait déjà de longues date sur Echo, mais qui n’était pas encore très pratique à utiliser. Les skills (« compétences ») sont des add-ons fonctionnels qui peuvent ajouter des fonctionnalités à Alexa/Echo. Vous souhaitez, par exemple, qu’Echo puisse répondre à la demande « Trouve-moi une place de cinéma pour la prochaine séance de … », ajoutez le skill « Cinéma ».

Etc.

La nouveauté, c’est que ces skills peuvent désormais être ajoutés en commande vocale, alors qu’il fallait il y a encore peu de temps, passer par une app pour pouvoir le faire. Ce moyen permet tout simplement de transformer l’expérience utilisateur en rendant complètement indolore et sans efforts l’ajout de nouvelles fonctionnalités à Echo/Alexa.

Pour connaître les skills existants pour Echo, il suffit de se rendre sur la place de marché qui leurs est spécialement dédiée et ensuite de l’ajouter vocalement à Alexa.

Comme le note fort judicieusement Chatbotsmagazine, ces skills ne sont pas payants, mais devraient le devenir très bientôt.

Bientôt en entreprise

Mais, plus fort encore ! Alexa jusqu’alors cantonné au BtoC, pourrait bientôt aussi débarquer dans le monde du BtoB. Et là, les champs du possible prennent une ampleur plus grande encore. En effet, si l’assistant vocal d’Amazon peut encore apparaître comme un gadget superflu pour le particulier. En entreprise, il pourrait jouer un grand rôle, en facilitant les tâches et les interactions qui existent en milieu professionnel. Le nombre d’applications à imaginer est très large.

Connecté à des robots ou à des machines, Echo via Alexa pourra aussi, on peut l’imaginer, prendre des commandes en magasin (par exemple dans une boucherie).

En réunion, Echo via Alexa pourrait prendre des notes de tout ce qui est dit et en faire une restitution.

Bien sûr, les fonctionnalités classiques de domotique d’Echo pourraient être adaptées pour commander l’ouverture ou la fermeture d’un écran, allumer un Barco ou appeler un correspondant en confcall à l’autre bout de la planète sans connaître son numéro.

Ce qui pourrait vraiment faire la différence dans de nombreux domaines professionnels, c’est tout simplement une transformation de la manière dont on interagit avec les machines en intégrant une part de plus en plus grande de la commande vocale au détriment des boutons, des écrans et autres cauchemars digitaux qui encombrent nos vies de bureau.

Tout est prêt ! Il n’y a plus qu’à s’y mettre.

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Capitaine

Article de : Capitaine

Olivier Sauvage est le fondateur de Capitaine-commerce.com et de Wexperience, agence spécialisée en expérience utilisateur digitale.