10 questions posées à Nicolas Thill, SEO manager chez ColliShop (Colruyt Group).

1/ Bonjour Nicolas et merci d’avoir accepté notre proposition d’interview. Pouvez-vous d’abord vous présenter brièvement ?

Nicolas Thill, SEO Manager chez Collishop
Nicolas Thill, SEO Manager chez Collishop

Merci de m’avoir proposé cette interview, c’est une première pour moi. Je travaille dans le SEO depuis 2010 : j’ai commencé en tant que développeur web dans plusieurs agences au Grand-Duché de Luxembourg avant de me spécialiser par la force des choses dans le SEO. En 2010, mes responsables ont commencé à vendre du référencement naturel aux clients sans vraiment savoir si nous avions les compétences en interne. Je me suis formé en autodidacte, sur le tas.

Plus tard, j’ai déménagé du côté de Tournai en Belgique où je me suis lancé en tant que freelance SEO. Cette période m’a beaucoup plu et m’a permis de rencontrer de nombreuses autres personnes tout en développant mes compétences. Devenu papa, j’ai choisi la stabilité en devenant SEO manager chez ColliShop (Colruyt Group). Voilà déjà presque 3 ans que j’y travaille et je dois dire que le métier de SEO in-house me correspond parfaitement.

2/ Pouvez-vous présenter brièvement votre activité ?

Actuellement, nous sommes 30.000 collaborateurs et il y a de nombreuses autres équipes digital marketing. Paradoxalement, nous sommes très peu nombreux à connaître les différents rouages du référencement naturel. Je collabore donc à plusieurs niveaux : j’apporte mon expertise SEO aux autres enseignes du groupe (DreamLand, Dreambaby, Dats24, Colruyt, Collect&Go, Fiets) et je forme mes collègues aux bonnes pratiques SEO.

Au quotidien, je travaille sur des projets très variés (Spott, Verbolia par exemple) et fais beaucoup de reporting. J’exécute évidemment des tâches plus routinières comme la recherche de mots-clés, la redirection de pages, etc. Il m’arrive d’organiser des évènements PR avec ma collègue des réseaux sociaux au cours desquels nous invitons des blogueurs à tester nos produits.

3/ Pouvez-vous nous présenter votre site e-commerce ?

ColliShop est le webshop non-food de Colruyt Group. Nous sommes spécialisés dans l’habitat, la literie, l’électroménager, la cuisine et les arts de la table. Nous comptons +/- 20.000 références dans notre assortiment et proposons toute l’année de nombreuses promotions.

En 1983, ColliShop était un magazine de vente par correspondance. Depuis les années 2000 les clients peuvent commander leurs produits sur le site qui évolue sans cesse. Notre force est de compter 450 points d’enlèvement à travers la Belgique : vous commandez en ligne et pouvez retirer vos produits dans les magasins DreamLand, OKay ou Colruyt. Si le produit ne vous convient pas, vous pouvez le laisser dans le rayon. Vous pouvez également faire vos courses en ligne sur Collect&Go (webshop food) et ajouter votre colis à votre réservation.

4/ Vous disposez d’un nombre de magasins conséquent. Quelle est votre stratégie store-to-web ?

Nous avons une équipe de promoteurs qui parcourent la Belgique entière pour proposer nos nouveautés aux clients. Ces derniers proposent des dégustations de café, inaugurent les nouveaux magasins ou exposent l’assortiment lors de foires aux vins.

La Colruyt Group Academy propose également des workshops où l’assortiment de ColliShop est utilisé. Les clients peuvent donc tester en situation réelle les produits que nous vendons. Dans chaque magasin Colruyt, ColliShop dispose d’un rayon où les clients peuvent commander sur le site. Enfin, des écrans aux caisses diffusent les promotions ColliShop.
Nous sommes présents aussi bien dans les magasins que chez les clients : nous distribuons de nombreux folders toute l’année, en plus des spots radio ou télé.

5/ Quelle est votre stratégie web-to-store ?

L’avantage d’un groupe comme le nôtre est indéniablement celui de la carte Xtra. Cette carte est utilisable dans toutes nos enseignes. Vous pouvez payer votre plein de carburant ou vos courses via Xtra. Cette source de données permet de créer un écosystème où nous sommes en mesure de recommander les meilleures offres à nos clients, à chaque instant. Pas loin d’une famille sur 3 en Belgique dispose de la carte ou de l’application mobile Xtra.

6/ Techniquement, quels sont les principaux problèmes que vous avez rencontrés ?

Mes « problèmes » sont, je pense, inhérents à ceux rencontrés par les SEO de tous les grands groupes : procédures longues et complexes, rigidité, coûts importants. Les tickets SEO sont toujours sujets à discussion et je passe beaucoup de temps à argumenter / défendre mes propositions. Moi qui avais l’habitude, en tant que freelance, de mettre les mains dans le cambouis et de faire les choses rapidement, j’ai dû apprendre à laisser le temps au temps.

7/ Quels sont les principaux leviers d’acquisition de trafic que vous exploitez ?

Chez ColliShop, nous avons la chance d’avoir une équipe digitale très mature et des responsables qui sont forts de proposition. Nous utilisons tous les leviers d’acquisition : SEA, social, mailing, print, radio, tv… Dans notre équipe, nous disposons d’un spécialiste par canal. Aujourd’hui, le SEA représente notre plus gros canal d’acquisition en termes de trafic et chiffre d’affaires.

8/ Votre site comporte du multilingue (français + néerlandais), comment gérez-vous cette contrainte technique ?

La vie étant courte, je suis depuis deux ans des cours de néerlandais hebdomadaires avec un professeur qui vient au bureau. Cela me permet de mieux gérer cette contrainte linguistique. Etant originaire du Sud (pas celui où il y a des plages et du pastis, mais celui où il y a des sangliers), je n’ai jamais fait de néerlandais avant de travailler chez Colruyt Group. Mon choix s’était porté sur l’Allemand.

Chaque jour, je travaille avec plusieurs agences (ASEOX, ClickTrust) et notamment avec OM Collective qui m’aide beaucoup pour la partie NL : un consultant vient au bureau deux fois par mois pour m’aider à relever certaines subtilités et à élaborer les briefings. Chez ColliShop, les équipes sont majoritairement néerlandophones mais la communication entre nous est très bonne. On passe du français au néerlandais en passant par l’anglais et le Ch’ti.

9/ Avez-vous développé une application mobile en complément ? Et pourquoi ?

Pour le moment, non. D’autres enseignes du groupe ont franchi le pas et disposent d’applications. Nous attendons d’avoir un peu plus de recul pour prendre notre décision. Actuellement, je travaille sur un projet de PWA.

10/ Quels sont vos objectifs E-commerce et vos projets de développement pour 2020 ?

Pour 2020 – 2021, le mot d’ordre est l’hyper-personnalisation de nos contenus et des produits proposés aux clients.

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Robin Commerce

Article de : Robin Commerce

Del, Robin ou encore Abdel ... certains pensent que je souffre d'un trouble dissociatif de l'identité haha. Vif et agile, votre Capitaine a fait de moi son compagnon d'armes dans sa quête sur le web :)