En réaction à Blogrider offre de rémunérer les blogueurs sur le Journal du Net.

Gagner de l'argent grâce son blog ? Oui, plein !

Blogrider fait partie de ces startup qui ont compris tout l'intérêt de surfer sur la puissance d'influence grandissante de la blogosphère pour en faire un véritable espace de marché. Pourquoi compter sur le bénévolat innocent (ou presque) des blogueurs quand on peut les payer et les transformer en véritables professionnels de "l'influencing" (ne cherchez pas ce mot dans le dictionnaire, c'est moi qui vient de l'inventer) au service des annonceurs ? De cette question, Blogrider a fait un business en proposant aux meilleurs de la blogosphère de se transformer en porte-paroles rémunérés des marques, enseignes et tout autre entrepreneur désireux de faire parler de lui et de son entreprise sur le web.

Etant donné l'influence grandissante des meilleurs réprésentants de l'espèce, l'idée est plutôt bonne et, à dire vrai, les bloggueurs n'ont pas attendu Blogrider pour transformer, parfois, leur blog en panneaux publicitaires cliquants et rutilants ou en relais de communication de leur e-boutique.

Monétiser son blog était également devenu le centre de préoccupation de sociétés avisées comme Monblogshopping.com ou Lookmybiz.com, mais Blogrider pousse le bouchon plus loin en demandant aux blogueurs d'écrire directement et contre monnaie sonnante et trébuchante un article selon les besoins des annonceurs. Autrement dit, moi, Capitaine Commerce, je pourrais, mais on ne me l'a pas encore proposé, écrire un article sur un nouveau service web pour une somme allant de 50 à 1000 euros afin de vous en vanter les mérites (attention, Blogrider impose une certaine éthique à ce service en obligeant les blogueurs à signaler le caractère commercial de leur message). Cela semble parfait sur le papier, mais dans la réalité risque de faire passer le blogueurs pour de vulgaires publicitaires (désolé pour les publicitaires), ce qui ne ressemble pas, mais alors pas du tout, à l'idée que je me fais de la blogosphère au sein de laquelle une certaine éthique tend encore à prédominer, et cela, malgré l'influence commerciale dont elle dispose.

Il ne s'agit pas de crier au loup cependant, car la blogosphère, qu'on pourrait dire libre, cultive sans hypocrisie et avec plus ou moins de finesse ses accointances avec le monde marchand depuis bien longtemps. Reste à savoir si nombreux seront les blogueurs prêts à gagner de l'argent d'une telle manière.