Adieu papier, bonjour pixels ?
Par Capitaine Commerce, mercredi 3 octobre 2007 à 18:52 :: Conception site :: #352 :: rss
Il est temps que je vous le dise, mais depuis peu, l'essentiel de mon activité est consacré aux 3 Suisses, puisque je suis désormais un élément parmi des milliers de collaborateurs du vépéciste français.
Bien obligé de me cultiver pour m'intégrer à mon nouveau milieu, ma conscience professionnelle m'a demandé de m'intéresser de plus près aux catalogues papiers (quelle horreur !). Feuilleter doucement les pages d'un de ces gros blocs de papier a soulevé en moi le souvenir lointain du temps où je parcourais avidement les pages jouets du catalogue de La Redoute sur le canapé de ma grand-mère lorsque j'étais en vacances et, lorsque récemment, un journaliste belge, l'outrecuidant, titrait "Comment Internet tue la vente catalogue", il me plongea dans des abîmes de désarroi et de doute. Mais qu'allaient devenir ces pauvres catalogues ? Et mes filles, ne connaîtraient-elles jamais la joie de tourner de leurs petits doigts potelés les pages légères de ces délicats ouvrages ? Un pan entier de mes convictions s'effondrait brusquement.
Les premières années du XXIème ont, certes, montré une érosion du canal de vente "papier", pour autant, celui-ci est-il voué à disparaître ? Cela me rappelle le vieux débat de l'informatique des années 80 "papier contre ordinateur" dont les pires prédicateurs signaient des demains pour la mort du premier(ha ha).

En un siècle, le catalogue a autant évolué que la mode pour homme
En terme d'ergonomie, il n'y a pas photo : le catalogue papier est de loin supérieur au site web. Je ne plaisante pas. La qualité des photos y est largement meilleure. Le confort d'utilisation est sans pareil (vous pouvez lire votre catalogue où vous voulez, sur votre canapé, aux toilettes, sur la table de la cuisine, pas besoin de "l'allumer" avant de l'utiliser). La recherche aussi, mais oui, y est bien plus facile (je suis prêt à prendre le pari) : un doigt mouillé est tout aussi efficace que n'importe quel moteur de recherche.
Fournir un catalogue papier au client est donc une manière extrêmement puissante de lui faire découvrir votre offre produits et de teinter la qualité de votre service d'une touche de "travail bien fait". L'objet, en tant que tel, écrase son rival tout en pixels et procure des sensations tactiles inexistantes lorsque vous pressez votre index sur le bouton de votre souris.
A contrario, le catalogue souffre de défauts rédhibitoires. Vous ne pouvez pas passer de commande dessus (très difficile). Une fois qu'il est imprimé, vous ne pouvez pas ajuster vos prix ou ajouter ou enlever des articles dessus. Il vous faudra nécessairement éditer un autre catalogue pour cela, ce qui n'est pas donné à tout le monde si l'on raisonne ne serai-ce qu'en terme de coûts.
A priori, le catalogue papier n'est disponible que si vous l'avez reçu dans votre boîte aux lettres ou si vous l'avez piqué à votre grand-mère. A contrario, le site web est disponible partout (à condition d'avoir une connexion Internet).
Evidemment, le site web offre une puissance technologique totalement absente du catalogue : nombre de références infinies, ajustement en temps réel des prix et des promotions, tracking de la navigation, etc.
On pourrait peser le pour et le contre des deux types de médias indéfiniment, ces points de comparaison démontrent au moins une chose : que les deux peuvent et doivent se compléter. Même si l'engouement aujourd'hui est au web, la vocation du catalogue papier n'est pas de s'effacer et tomber aux oubliettes, c'est bien le contraire qui devrait se produire. De la même manière que le web réinvente le commerce de proximité (boutique 3 Suisses ou Threadless à San Francisco, les exemples sont nombreux), il est fort à parier que le papier est en train de connaître (ou connaîtra) une cure de jouvence dans sa manière d'apporter une offre catalogue au client final, si toutefois il apprend à évoluer :
Bien obligé de me cultiver pour m'intégrer à mon nouveau milieu, ma conscience professionnelle m'a demandé de m'intéresser de plus près aux catalogues papiers (quelle horreur !). Feuilleter doucement les pages d'un de ces gros blocs de papier a soulevé en moi le souvenir lointain du temps où je parcourais avidement les pages jouets du catalogue de La Redoute sur le canapé de ma grand-mère lorsque j'étais en vacances et, lorsque récemment, un journaliste belge, l'outrecuidant, titrait "Comment Internet tue la vente catalogue", il me plongea dans des abîmes de désarroi et de doute. Mais qu'allaient devenir ces pauvres catalogues ? Et mes filles, ne connaîtraient-elles jamais la joie de tourner de leurs petits doigts potelés les pages légères de ces délicats ouvrages ? Un pan entier de mes convictions s'effondrait brusquement.
Les premières années du XXIème ont, certes, montré une érosion du canal de vente "papier", pour autant, celui-ci est-il voué à disparaître ? Cela me rappelle le vieux débat de l'informatique des années 80 "papier contre ordinateur" dont les pires prédicateurs signaient des demains pour la mort du premier(ha ha).

En un siècle, le catalogue a autant évolué que la mode pour homme
Fournir un catalogue papier au client est donc une manière extrêmement puissante de lui faire découvrir votre offre produits et de teinter la qualité de votre service d'une touche de "travail bien fait". L'objet, en tant que tel, écrase son rival tout en pixels et procure des sensations tactiles inexistantes lorsque vous pressez votre index sur le bouton de votre souris.
A contrario, le catalogue souffre de défauts rédhibitoires. Vous ne pouvez pas passer de commande dessus (très difficile). Une fois qu'il est imprimé, vous ne pouvez pas ajuster vos prix ou ajouter ou enlever des articles dessus. Il vous faudra nécessairement éditer un autre catalogue pour cela, ce qui n'est pas donné à tout le monde si l'on raisonne ne serai-ce qu'en terme de coûts.
A priori, le catalogue papier n'est disponible que si vous l'avez reçu dans votre boîte aux lettres ou si vous l'avez piqué à votre grand-mère. A contrario, le site web est disponible partout (à condition d'avoir une connexion Internet).
Evidemment, le site web offre une puissance technologique totalement absente du catalogue : nombre de références infinies, ajustement en temps réel des prix et des promotions, tracking de la navigation, etc.
On pourrait peser le pour et le contre des deux types de médias indéfiniment, ces points de comparaison démontrent au moins une chose : que les deux peuvent et doivent se compléter. Même si l'engouement aujourd'hui est au web, la vocation du catalogue papier n'est pas de s'effacer et tomber aux oubliettes, c'est bien le contraire qui devrait se produire. De la même manière que le web réinvente le commerce de proximité (boutique 3 Suisses ou Threadless à San Francisco, les exemples sont nombreux), il est fort à parier que le papier est en train de connaître (ou connaîtra) une cure de jouvence dans sa manière d'apporter une offre catalogue au client final, si toutefois il apprend à évoluer :
- dans son mode de distribution
- dans sa taille
- dans son approche marketing
- dans son mode de vente
A lire aussi :
- Une bien meilleure analyse que la mienne : E-commerce et avenir du catalogue papier : du catalogue au webalogue ?
- Un dossier pas tout neuf, que je n'ai pas lu entièrement, mais dont certains points paraissent encore pertinents aujourd'hui : Le catalogue du XXIe siècle sera spécialisé ou ne sera pas
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Commentaires
1. Le mercredi 3 octobre 2007 à 19:40, par PiMou :: site
2. Le jeudi 4 octobre 2007 à 00:39, par stef
3. Le jeudi 4 octobre 2007 à 10:01, par Jacques :: site
4. Le samedi 6 octobre 2007 à 14:45, par Madripoor :: site
5. Le samedi 6 octobre 2007 à 15:26, par Le Capitaine
6. Le jeudi 8 novembre 2007 à 23:08, par Mao
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