![]() Au moins, comme ça, on sait qui vous êtes (photo by Choufi) |
Dans une interview au Journal du Dimanche (JDD) du 27 avril, Luc Châtel, Secrétaire d’Etat à la consommation et auteur d’une loi sur la vente à distance âprement discutée par la Fédération de la Vente à Distance (FEVAD) notamment, revient à la charge en annonçant une augmentation des contrôles des emarchands.
Selon lui, 37% des 6570 sites contrôlés étaient en infraction l’année dernière.
- 64% avaient “oublié” les mentions obligatoires, comme les coordonnées téléphoniques du site,
- 10% utilisaient des méthodes de publicités trompeuses,
- 9% contrevenaient aux règles d’affichages des prix,
les principaux contrevenants étant les agences de voyage en ligne, les agences immobilières et les revendeurs de produits high-tech.
Plus inquiétants que ces chiffres, qui montrent la relative immaturité des entrepreneurs du ecommerce (souvent des nouveaux entrants dans le monde des affaires), Luc Châtel relève un taux anormalement élevé de réclamations à la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF, c’est moins long comme ça), puisque sur 12,000 réclamations, 43% émanaient du secteur du e-commerce avec comme principal point noir les retards ou les absences de livraison.
Ces chiffres, en tout cas, ont le mérite de venir rappeler quelques fondamentaux du métier de commerçant :
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Le numéro de téléphone est la bouée de sauvetage de vos internautes
Même s’il est ennuyeux de devoir afficher un numéro de téléphone (Ah! Devoir répondre à ces gros nuls de clients. Ils sont toujours là à poser des questions tordues, plutôt que commander.), rappelons son impact sur la confiance d’un site. Il est, certes, plus facile de traiter la relation client par email, mais le numéro téléphone, même si vous préfèreriez, comme tout le monde, ne pas devoir être inondé de coups de fil, apporte un ancrage dans la réalité à votre site. Le numéro de téléphone, c’est la preuve que votre site existe et qu’il n’est pas situé en Ouzbekistan et tenu par une bande de paysans malhonnêtes. Mais ça peut être aussi la bouée de sauvetage du client perdu devant votre formulaire d’inscription ou victime du syndrôme de la carte bleue (”Non, je ne laisserai pas mon numéro sur ce site. Je vais me faire pirater par des paysans ouzbeques !”)
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On vous l’a déjà dit, respectez vos délais de livraison, bon sang !
Recevoir sa commande en temps et en heure, plus que passer les portillons du processus de commande, est la partie la plus angoissante pour le client. Il a payé et doit attendre son colis sans aucun pouvoir d’influence sur les évènements. Certes, le suivi de colis, offert par les transporteurs, apporte comme une dose d’anxiolytique à cette angoisse, mais il ne suffit pas : seul un respect régulier des délais de livraison de votre part et une bonne réputation (cf vozavi.com) entérineront votre activité dans le long cours. J’oserai même presque dire : “Mieux vaut un site pourri et respecter ses délais de livraison que d’avoir le meilleur beau site du monde et ne jamais livrer à l’heure“. Bon, ok, j’exagère, mais vous saisissez l’idée, non ?
Et vous, c’est quoi vos fondamentaux pour instaurer la confiance et assurer un service de qualité ?
Précédemment paru sur ce blog :


















Il y a ceux qui veulent faire vite et ceux qui veulent faire bien … Une boutique un ligne vient d’ouvrir, spécialisée dans l’escalade : http://www.theclimbingshop.com/
Et ça ne s’est pas fait du jour au lendemain. Regardez plutôt toutes les péripéties de cet entrepreneur :
http://www.theclimbingshop.com/b...
c clair que le numéro de téléphone est un vrai plus pour les clients mais pour une petite structure au départ c’est vraiment très lourd à gérer.
Ensuite dire ce qu’on fait et faire ce qu’on a dit est un peu le baba mais il faut aussi savoir que les ecommercants sont dépendants à 95 % de la poste et quand on a qu’un seul fournisseur pour ce type de service avec aucune marge de négociation c’est vraiment difficile à gérer.
Enfin je pense qu’un point en tant que client a tendance à me rassurer est le blog régulièrement mis à jour, cela permet de voir qu’il y a un être humain "même paysan ouzbeque" derrière son écran, c’est le début d’une relation humaine, d’un échange et on se sent tout de suite plus rassuré.
je pense que pour les "délais de livraison" c’est un peu plus compliqué que ça…
En effet dans le but de convertir l’internaute en client on a tendance à afficher des phrases du style "En 48H chez vous …" ou encore "Expédition le jour même" alors qu’en fait pour le client ce qui compte c’est pas quand le colis partira de l’entrepôt mais bien le jour ou il l’aura entre les mains :D.
En gros le ecommercant parle de délai d’expédition (ce qu’il maitrise) et le client de délai de livraison (le coli entre les mains) du coup généralement les deux sont assez différents…
Mr le Capitaine, pourriez vous nous dire quelle est la définition du "délai de livraison" ?
Parce que pour le faire respecter il faut d’abord que l’on soit d’accord sur ce dont il s’agit non ?
D’où un certain problème de fond…
@daniel : tout à fait exact ! Et je dois reconnaitre humblement que n’ayant jamais été ecommerçant moi même,toute la profondeur de cette notion m’échappe. Toutefois, si l’on va dans le sens de la qualité de service, mon bon sens m’indique 2 choses :
1 - lors d’une prise de commande : la faire partir le plus vite possible, indépendamment du transporteur avec qui l’on travaille (chacun sachant que la notion de délai chez La Poste peut être assez élastique et indépendante de la volonté du commerçant)
2 - l’affichage des stocks et, par conséquent, sa corrélation avec leur état réel doit être la meilleure possible, sachant que c’est presqu’une gageure d’y parvenir à 100% (mais, je me trompe peut-être). Le tout étant de ne pas créer de la déception et de la frustration chez le client.
Par ailleurs, pour avoir créé beaucoup de sites de “petits commerçants”, je me suis souvenu de l’un d’entre eux dont, indiscutablement, le point fort était cette capacité à livrer dans les délais annoncés les produits affichés sur le site. Ca peut paraître normal de le dire et de le faire, mais, en réalité, je ne pense pas que ce fut le cas pour tout le monde.
Par ailleurs, il serait intéressant que tu partages ton expérience avec nous sur le sujet. Il me semble, si j’ai bien compris, que Discounteo s’en sorte très bien dans ce domaine (et dans tous les autres, bien sûr ;)
Et puis, si tu passes un jour dans le Nord, je serai heureux de déjeuner avec toi.
A bientôt
le probleme c’est que bcp de sites n’ont pas les produit en stock
le délai de livraison est donc bien de 48h mais il faut ajouter le temps d’appro
de plus pour les produits à risque on peut avoir egalement besoin de temps pour faire le controle client
cela rallonge d’autant l’envoi
egalement sur les produits encombrant, quel délai annoncer ? le principe c’est que le livreur passe sur RDV. Si le client n’est pas disponible aux heures ouvrées en semaine cela repousse parfois l’arrivée du produit à bon port
enfin quel délai annoncer pour être clair: le délai moyen toute France ou le délai assuré ?
j’ai plutot tendance a indiquer le second mais du coup dans les comparateurs je suis moins convaincant que mes concurrents qui n’hésitent pas à indiquer le premier, voir un délai complètement fantaisiste !!
L’idée du délai est très simple et pleine de bon sens. Dans la pratique c’est un vrai casse-pipe !!!
Merci pour cet avis