Une déception grandissante

Permettez-moi de rebondir sur un billet récent lu sur Get Elastic, une des meilleures références en matière de ecommerce et de blog, dont l'auteur, Linda Bustos, avoue, dans une sorte de coming out, ressentir une déception grandissante sur les synergies possibles entre Facebook et les applications de e-commerce.
Selon elle, un constat s'impose. De l'emballement des débuts où l'on a vu fleurir les dizaines, voire les centaines d'applications ecommerce pour Facebook (voir ci-dessus la vidéo qui recense toutes les applications de voyage en ligne), à peine quelques unes aujourd'hui reçoivent quotidiennement quelques milliers de visiteurs et c'est bien peu en comparaison des attentes qu'avaient engendrées la plus célèbre plateforme de réseau social.

Devinez combien il existe d'applis de voyage en ligne sur Facebook. La réponse est à la fin de la vidéo.

Quelques raisons qui font douter

Dans une vision pessimiste des choses, plusieurs raisons prouvent que l'alliance du ecommerce et de Facebook semble définitivement une cause perdue.

  1. Les demandes d'ajouts d'applications par des amis sont de plus en plus mal perçues. Pire encore ! Le système si efficace de diffusion de Facebook par réseau d'amis finit même par vous faire percevoir vos amis comme d'horribles spammers (enfin, on sait ce qu'on entend par "ami" quand on utilise Facebook et même le pire de vos ennemis pourrait être votre ami grâce à une sorte de perversion subtile de ce mot)
  2. Trop d'applications tue les applications. Et dans ce contexte, difficile d'en faire passer une par dessus les autres pour la faire connaître. Là encore, on rencontre une des limites typiques de Facebook.
  3. Pour qu'une application ne soit pas jetée aux orties, il vaut mieux qu'elle soit utilisée tous les jours, ce qui, honnêtement, à part le Fun Wall n'est le cas de pratiquement aucune application et donc encore moins d'une application commerciale
  4. Beaucoup d'applications dépendent du nombre d'amis qui les utilisent. Si ce n'est pas le cas, ces applications ne sont d'aucune utilité. Autrement dit, pour qu'une appli ecommerce fonctionne réellement, elle doit pouvoir avoir un grand nombre d'utilisateurs, ce qui, vu les points ci-dessous, est un objectif de plus en plus difficile à atteindre.

A l'aune de ce constat, Linda Bustos, l'auteur de ce déprimant billet, ne voit aucun avenir au e-commerce dans Facebook.

Je suis en fait assez d'accord avec ce constat, mais je rappellerai tout de même que l'espoir existe et que certaines applis pourraient tout de même tirer leur épingle du jeu, comme c'est le cas pour RadicalBuy, dont je me faisais l'écho il y a quelque jours.
N'oublions pas non plus que le ecommerce, ce n'est pas que de la vente, mais c'est aussi du buzz et là, sans doute, de vastes champs de possibilités restent à encore explorer. Et vous, qu'en pensez-vous ?