vendredi 6 juin 2008
Un texte qui a retenu l’attention sur internet est davantage lu que le texte d’un quotidien, grand et petit format
Par TheBrain, vendredi 6 juin 2008 à 16:58
C'est l'analyse que fait le Pointer Institute après une étude eye tracking réalisée auprès de 100 personnes agées de 18 à 69 ans, autant de femmes que d'hommes. Les participants choisissaient librement ce qu'ils souhaitaient lire ainsi que les supports (web ou papier) et les formats papier (petits et grands), l'objectif étant de leur proposer une totale liberté afin qu'ils se concentrent sur la sélection des sujets qui les intéressent.
Les surprises sont nombreuses et les idées reçues sont bousculées par les résultats obtenus.
Par exemple, le lecteur se souvient davantage d'un texte dont la structure et la mise en page ne sont pas traditionnelles qui est livré avec une série de Questions & Réponses, une chronologie des événements, des encadrés présentant des faits ou des listes.
On y apprend aussi que les lecteurs d'un sujet qui les intéressent lisent plus le contenu d'une page web que celui d'un contenu papier : en moyenne, les gens ont lu 77% des textes publiés en ligne qui ont retenu leur attention (il s'agit bien du pourcentage d'un texte lu : l'article est lu à 77%), comparativement à 62% pour les quotidiens grand format et à 57% pour les quotidiens de format tabloïd.

source : Eyetrackingthenews
L'étude permet de dégager deux types de lecteur : le lecteur de type méthodique et le lecteur de type scanner. Le premier lit les textes de haut en bas tout en prétant attention à l'ensemble des éléments qui accompagnent ou orientent le discours comme par exemple les encadrés, les tableaux et graphiques ou les images et photos. Le second est bien plus sélectif en ce sens qu'il va d'abord se concentrer sur les titres et tous les éléments de présentation. Je l'aurais qualifié de lecteur zappeur qui saute d'un graphe à une photo pour aller vers un titre pour choisir un texte ou un bout de texte puis le lire. 75% des lecteurs de quotidien sont méthodiques et 50% des lecteurs sur internet sont de type scanner, les autre 50% sont méthodiques.
Le pourcentage d'un texte lu ne varie pas en fonction du type de lecture: méthodique (78%); «scanner» (77%), même si le lecteur méthodique lit une plus grande proportion du texte que le lecteur de type scanner, 65% dans le cas d'un grand format et 66% dans le cas d'un tabloïd.
Lien externe :
jeudi 22 mai 2008
Magui
Par Cobolian, jeudi 22 mai 2008 à 10:52
, découvert grâce à sa victoire au Grand Prix du Président de la République au concours Lépine International 2008.
Complétement à l'opposé de l'OLPC destiné aux enfants, le Magui est une machine adaptée aux plus anciens d'entre nous : pas de souris, pas de clavier, une voix de synthèse pour guide. L'ergonomie est entièrement revue pour un public peu pointu technologiquement et ayant des handicaps. En clair cette machine est un centre de communication regroupant mails, téléphone, webcam... Le concept est intéressant, et sera (à mon humble avis) décliné pour le grand public dans les années à venir.
Après les média-centers, il n'est pas délirant de penser que nous aurons bientôt des com-centers : mails, webcam, surf regroupés dans une machine simple et peu couteuse. Qui utilise à 100% sa machine aujourd'hui ? Peu d'entre nous.
écoutez le meilleur de la chanson française sur bide et musique
Quand j'ai vu le nom de la machine, je me suis dit qu'il y a plein de jeux de mots à faire avec, par exemple "t'as le bonjour de magui bol" (quand j'avais 7 ans ça faisait rire tout le monde). Si vous en avez d'autres, je suis preneur ! (aujourd'hui c'est spéciale jeux de mots débiles).
Source : futura-sciences
mercredi 21 mai 2008
Ergonomie et utilisabilité : s'inspirer des applications webs. L'exemple de Del.icio.us
Par Capitaine Commerce, mercredi 21 mai 2008 à 06:47
Les applications web recèlent des joyaux d'ergonomie
Il suffit parfois d'ouvrir nos mirettes pour découvrir que les outils que nous utilisons tous les jours recèlent des joyaux d'ergonomie applicables directement et intelligemment à nos pauvres sites de ecommerce, souvent en mal d'inspiration lorsqu'il est question d'utilisabilité.Certains s'en sont peut-être aperçus, mais je suis un fervent utilisateur de del.icio.us depuis plus de 2 ans et j'en ai fait depuis, sans me poser de question, mon outil de bookmarking favori.
Il n'est peut-être pas le plus puissant en terme de fonctionnalités, en revanche sa facilité d'utilisation, sa simplicité, son excellente utilisabilité en somme, en ont fait un compagnon de surf indispensable. Pourquoi ? Voyons un peu les pépites que recèle en lui Del.icio.us.
Quelques exemples sur Del.ici.ous
- Ajout de lien par un simple clic
Grâce à un plugin Firefox, l'ajout d'un bookmark se fait en 1 clic.
Le système de mot clé pare au fastidieux système de classement par catégories
C'est peut-être idiot, mais un clic suffit pour ajouter un lien à del.icio.us, puis un autre clic pour l'enregistrer. En attendant, vous n'avez été obligé de rentrer qu'une information : le titre de votre bookmark. Pour le reste, c'est à vous de vous arranger avec votre patience et votre vitesse de frappe au clavier.
- Suggestions de mots clés
Lorsque vous ajoutez un bookmark, non seulement, del.icio.us vous indique les mots clés déjà ajoutés par les autres utilisateurs de del.icio.us, mais en plus, lors de la frappe, à la manière d'une boîte de suggestion, il vous propose les mots clés que vous avez déjà utilisé afin d'augmenter encore la vitesse de saisie. Drôlement efficace ! Retenez également de ne classer les bookmarks que par mots clés, ce qui évite ainsi le classement plus fastidieux par catégories.
- Dépouillement total du design

L'interface est austère, mais lisible. La quantité d'informations visible sur la page est plutôt faible comparée à la moyenne des sites
Chez del.icio.us, on ne fait pas dans le rococo ni le baroque, l'ajout et la gestion des bookmarks se fait dans une interface au style stalinien de la grande époque, froid, dépouillé, pur, sans fioriture. Pas par haine des designers sans doute, mais plutôt pour laisser l'attention des utilisateurs ne pas être perturbée par autre chose que l'essentiel.
- Pas de fonctions superflues
Pas de petites étoiles pour noter les bookmarks, pas de commentaires, c'est parfois un peu dommage, mais ça concourt à simplifier l'interface et à la rendre reposante pour le regard en évitant la surcharge visuelle de l'information que pourraient engendrer trop de fonctionnalités (remember Google et sa homepage)
- Fonctions de classement efficace

Cliquez sur un tag et Del.icio.us vous propose immédiatement une série de tags en relation, ce qui vous permet d'affiner votre recherche
Retrouver un bookmark que l'on a classé il y a 4 mois relève souvent de l'exploit. Sans être parfait dans ce domaine, le plug-in qui accompagne del.icio.us dans Firefox permet en moins de 5mn (chrono en main) d'arriver à soulager votre mémoire sans s'arracher les cheveux.
Conclusion
- Réfléchissez-y bien. Toutes ces caractéristiques simplement résumées n'ont pas l'air de grand chose si on les met en face d'une application Rich Media en Flex. Oui, mais simplement, leur rusticité (si l'on peut utiliser ce terme) font que, d'une part, l'effort cognitif que doit y consacrer l'utilisateur pour s'en emparer est faible, d'autre part, les fonctionnalités qu'elles assurent sont suffisantes pour parvenir à classer de l'information sur le web et arriver à la retrouver assez facilement.
- Vous l'aurez compris, il s'agit d'un subtil équilibre entre la simplicité de l'utilisabilité et la puissance des fonctions offertes. Cette alchimie, contrairement à ce qu'on pourrait penser n'est pas simple à maîtriser et demande beaucoup d'efforts de la part de ses concepteurs, plus sans doute que ceux qui s'amusent à barder leurs applicatifs de trucs aussi complexes que parfois inadaptés.
- Point remarquable : l'utilisation d'un plugin Firefox qui, évidemment, permet d'aller plus loin dans la puissance ergonomique de l'application. Ce choix est-il applicable pour un site de ecommerce ? Pourquoi pas, même si, peut-être, seuls les utilisateurs avertis risquent de s'en emparer. C'est une question à étudier.
De plus en plus de site de ecommerce ajoutent à leurs offre de services des fonctionnalités de wishlist (équivalent du bookmark) ou de mots clés. Sont-elles efficaces ? Et avez-vous des exemples ?
PS : un de ces jours, je vous parlerai de Flickr.com, qui fait aussi très fort en la matière, même si son design a le don de faire fulminer mon voisin de bureau (que j'aime bien par ailleurs)
vendredi 15 février 2008
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