mercredi 25 juin 2008

Ecommerce et Facebook : impossible alliance ?

Une déception grandissante

Permettez-moi de rebondir sur un billet récent lu sur Get Elastic, une des meilleures références en matière de ecommerce et de blog, dont l'auteur, Linda Bustos, avoue, dans une sorte de coming out, ressentir une déception grandissante sur les synergies possibles entre Facebook et les applications de e-commerce.
Selon elle, un constat s'impose. De l'emballement des débuts où l'on a vu fleurir les dizaines, voire les centaines d'applications ecommerce pour Facebook (voir ci-dessus la vidéo qui recense toutes les applications de voyage en ligne), à peine quelques unes aujourd'hui reçoivent quotidiennement quelques milliers de visiteurs et c'est bien peu en comparaison des attentes qu'avaient engendrées la plus célèbre plateforme de réseau social.

Devinez combien il existe d'applis de voyage en ligne sur Facebook. La réponse est à la fin de la vidéo.

Quelques raisons qui font douter

Dans une vision pessimiste des choses, plusieurs raisons prouvent que l'alliance du ecommerce et de Facebook semble définitivement une cause perdue.

  1. Les demandes d'ajouts d'applications par des amis sont de plus en plus mal perçues. Pire encore ! Le système si efficace de diffusion de Facebook par réseau d'amis finit même par vous faire percevoir vos amis comme d'horribles spammers (enfin, on sait ce qu'on entend par "ami" quand on utilise Facebook et même le pire de vos ennemis pourrait être votre ami grâce à une sorte de perversion subtile de ce mot)
  2. Trop d'applications tue les applications. Et dans ce contexte, difficile d'en faire passer une par dessus les autres pour la faire connaître. Là encore, on rencontre une des limites typiques de Facebook.
  3. Pour qu'une application ne soit pas jetée aux orties, il vaut mieux qu'elle soit utilisée tous les jours, ce qui, honnêtement, à part le Fun Wall n'est le cas de pratiquement aucune application et donc encore moins d'une application commerciale
  4. Beaucoup d'applications dépendent du nombre d'amis qui les utilisent. Si ce n'est pas le cas, ces applications ne sont d'aucune utilité. Autrement dit, pour qu'une appli ecommerce fonctionne réellement, elle doit pouvoir avoir un grand nombre d'utilisateurs, ce qui, vu les points ci-dessous, est un objectif de plus en plus difficile à atteindre.

A l'aune de ce constat, Linda Bustos, l'auteur de ce déprimant billet, ne voit aucun avenir au e-commerce dans Facebook.

Je suis en fait assez d'accord avec ce constat, mais je rappellerai tout de même que l'espoir existe et que certaines applis pourraient tout de même tirer leur épingle du jeu, comme c'est le cas pour RadicalBuy, dont je me faisais l'écho il y a quelque jours.
N'oublions pas non plus que le ecommerce, ce n'est pas que de la vente, mais c'est aussi du buzz et là, sans doute, de vastes champs de possibilités restent à encore explorer. Et vous, qu'en pensez-vous ?


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mercredi 11 juin 2008

RadicalBuy : le-commerce de la "Long tail" sur Facebook

Les bonnes applications ecommerce de Facebook ne se sont pas bousculées au portillon
RadicalBuyFacebook, à son lancement, déchaîna les velléités créatives des marketeurs qui voyaient dans l'APPLICATION sociale 2007 la Graal du marketing Direct : vendre exactement le produit qu'il fallait exactement à l'exactement bonne personne. Mais depuis, pshiiit, plus rien ou pas grand chose. Les applications ecommerce intelligente et valable ne se sont pas bousculées au portillon et le ecommerce sembla devenir le parent pauvre des applications débiles (Hot or Not Hot, Are you Interested, Bumper Sticker, Owner et autres Send Beer), spécialitées patentées de Facebook.

RadicalBuy pourrait bien mettre un terme à cette traversée du désert en proposant un concept qui, comme on dit, tient la route.

Le principe en est simple :
  1. vous aimeriez bien vous débarrasser de votre vieille serpillère pourrie qui goutte lentement sous l'évier depuis plusieurs mois
  2. vous créez une fiche produit de cette serpillère, choisissez un mode de paiement et de livraison, fixez un prix et une commission (je vous expliquerai après pour la commission)
  3. vous publiez dans votre "corner" la serpillère en question
  4. vous la diffusez auprès de tout vos amis (ceux qui aiment bien les serpillères)
  5. vous attendez... longtemps... longtemps... longtemps...
  6. vous vendez la serpillère et empochez le pognon et c'est GAGNE ! Vous venez de réaliser votre première opération commerciale sur Facebook

Explication sur la commission
RadicalBuy vous permet de demander à vos amis (les vrais) de vendre la serpillère pour vous. S'ils la vendent. Bravo, encore une fois, c'est GAGNE ! Sauf que vous devrez leur verser la susdite commission (on est toujours trahi par ses amis).

Petit ours communiste à vendre sur RadicalBuy
Achetez mon petit ours


Les avantages
Les avantages de ce système sont évidemment simples :
  1. tout le monde peut vendre et vendre n'importe quoi (de votre iphone tout neuf à des vieux pneus)
  2. La création de produit est simple, facile à mettre en oeuvre. Tous les éléments pour mettre en oeuvre votre petit business est fourni au vendeur : mode paiement, mode de livraison
  3. La diffusion de la fiche produit bénéficie des monstrueux effets de réseau de Facebook
  4. la vente est non intrusive quand il s'agit d'articles persos vendus par vos amis

C'est très beau sur le papier. Dans la réalité, rien ne dit que ça marchera.
On peut toutefois se permettre d'imaginer que voilà bien un système qui pourra engendrer un renouveau du troc/semi-troc entre amis plus ou moins proches. On surfe donc sur la longue traîne de l'occase, niche déjà abondamment exploitée par Ebay, mais, et c'est cela qui est nouveau, dans un contexte de réseau social.


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mercredi 14 mai 2008

Andrew Keen prédit la mort de Facebook dans d'abominables souffrances

Andrew Keen, connu pour dénoncer les excès du web, prédit la disparition prochaine de Facebook. Voici ses arguments et pourquoi il faut connaître Andrew Keen.

Andrew Keen dénonce les excès du Web

GrrRRRRRrrVous ne connaissez pas Andrew Keen ? Non ? Andrew Keen, c'est un de ces messieurs grincheux du Web, un ange de malheur, qui ne prédit que du pire, des fins catastrophiques, des futurs sombres. Alors, bien sûr, les gens ne l'aiment pas, Andrew Keen, d'autant plus qu'il cultive avec talent une expression inamovible de curé souffrant d'hémorroïdes. Regardez ses photos. Il n'a vraiment rien de sympathique.
Auteur de The Cult of the Amateur (Le Culte de l'Amateur), oeuvre occulte qui venait porter le fer contre The Wisdom of Crowds (La Sagesse des foules) de James Surowiecki, Andrew Keen n'aime pas les idées simples, enthousiastes et parfois naïves que fait naître le web dans les esprits les plus faibles (et parfois les plus puissants) et, en général, il ne mâche pas ses mots pour le dire, comme j'ai pu le constater il y a quelques mois, au Le Web 3, où il s'était méchamment affronté avec son contradicteur du jour (pour ça, lire mon compte-rendu du Le Web3, il doit y avoir un mot là dessus).
Intervenant régulier sur Internet Evolution, Andrew Keen vient encore une fois de montrer ses crocs en dénonçant vertement l'excès de capitalisation de Facebook dont il prédit la mort à court terme dans des souffrances abominables (ça, c'est moi qui l'ai inventé).

Facebook n'a pas de business plan et son PDG est un crétin

Première attaque, mais ça, ce n'est pas nouveau, pour ceux qui ont connu les grandes heures d'avant la bulle Internet de 2001, Facebook n'a pas de business plan et son patron est un crétin :
"[Facebook] is an incredibly cool four-year-old Silicon Valley startup run by a 24-year-old programmer -- a Bill Gates 2.0, college drop-out so authentic that he barely possesses any verbal skills, business training, or leadership experience. Yeah, it’s such a cool company that it not only hasn’t figured out how to make money when it grows up, but doesn’t seem too bothered about becoming profitable in the short term either."

Une capitalisation équivalente au PIB de la Jordanie ou la Bosnie

Andrew Keen compare ensuite la capitalisation de Facebook au PIB de la Jordanie ou de la Bosnie et s'étonne qu'une société, âgée d'à peine 4 ans, puisse peser autant que ces 2 petits pays :
"
how is it possible that a 450-person startup without a coherent business model or an experienced management team should be worth the annual GDP of a real country like Jordan ($16 billion in 2007) or Bosnia ($14 billion in 2007)?"

Facebook doit encore et toujours faire ses preuves

Pour lui, la folie des investisseurs qui voient dans Facebook un écosystème autonome prêt à aspirer une partie du Web n'a pas lieu d'être et viendra fatalement se fracasser contre les murs de la réalité. Que Facebook vaille, dans les années à venir, bien plus que les 15 milliards de dollars à laquelle elle est côtée aujourd'hui n'a pas de sens pour Andrew Keen qui pense simplement que la plateforme communautaire, telle qu'elle est partie, n'a pas d'avenir, car elle n'a pas encore su faire preuve de sa pérennité :
"
It needs to show that it can translate its 38 million monthly eyeballs (last month at least) into revenue. It needs to demonstrate that it can build advertising into its community without spooking the loyalty of its members."

La parole d'Andrew Keen est d'or

Les avis dithyrambiques sur Facebook sont fréquents et nombreux, et l'excès éveille toujours chez moi le doute et la suspicion, mais la parole d'Andrew Keen, au milieu du brouhaha joyeux de la Silicon Valley, est toujours bonne à entendre, car, malgré ses emportements, elle repose sur une lucidité, un réalisme et une connaissance nécessaires à doucher les esprits trop impétueux des investisseurs et des entrepreneurs du Web. Que Facebook franchisse ou pas le cap de la fin de l'année importe moins, finalement, que la persistance d'une voix unique mais indispensable comme celle d'Andrew Keen.

A lire sur le Ouaibe :

A lire sur le papier :

A lire sur le Capitaine :





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lundi 12 mai 2008

Facebook dans la réalité

Il est facile de critiquer Facebook, moins de faire rire avec. C'est pourtant ce que réussit assez bien cette petite vidéo, assez hilarante.

Via Koreus

Ce billet est l'occasion de faire apparaitre une nouvelle catégorie, entièrement dédiée à Facebook et à ses travers et qui ne devrait pas tarder à s'enrichir rapidement.

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jeudi 8 mai 2008

Facebook : comment piquer les données personnelles de ses amis

La BBC révèle comment piquer les données utilisateurs de Facebook en créant une simple application.

Attention !
Ca va finir par casser (photo par Laughing Squid)


J'avais été incrédule lorsqu'un de mes collègues m'avait dit qu'avec une simple application Facebook il était possible d'accéder aux données personnelles de membres du réseau le plus en vogue du moment, mais aussi, et surtout, de les récupérer. J'aurais mieux fait d'être moins méfiant et d'écrire tout de suite un billet sur ce scandale, mais ce sont des journaleux de la BBC (trop fort, la BBC) relayés ici par le Monde (trop fort Le Monde !) qui ont levé le lapin et l'ont mis en vidéo, malheureusement pas partageable ici.

En bref, on y apprend que n'importe quel petit geek de première année ou deuxième année de fac de PHP peut, dans son coin, développer une petite application capable d'utiliser et de récupérer les données perso de ses utilisateurs, démonstration à l'appui.

En réponse à ces révélations, Facebook a répondu à la BBC qu'elle "disposait d'une technologie sophistiquée et d'une équipe spécialisée pour s'attaquer aux activités non autorisées des applications" et, qu'en outre, elle demandait aux créateurs d'applications de se conformer à "des conditions d'utilisation" qui leur interdisent notamment de recueillir les coordonnées des utilisateurs. Ouah ha ha ha !

Totalement affligeant !!!!

Après le scandale de Beacon, Facebook prouve une fois de plus son inexpérience et sa naïveté la plus totale dans une aventure qui semble de plus en plus ressembler à une escroquerie mondiale.

Et vous, trouvez-vous que j'exagère ? Avez-vous déjà développé une application Facebook en récupérant des données utilisateurs ?

A lire et à voir sur le Ouaibe

Plus sur le Capitaine Commerce :



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mardi 15 avril 2008

Humour (involontaire) Facebook : encore des efforts à faire

Hier, j'ai reçu un mail du support Facebook concernant une demande que j'avais faite la veille (bonne réactivité !). Voici la réponse. A mon avis, ils cherchent encore des francophones pour faire le support ;-)

Mail de Facebook

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