mardi 15 avril 2008

Humour (involontaire) Facebook : encore des efforts à faire

Hier, j'ai reçu un mail du support Facebook concernant une demande que j'avais faite la veille (bonne réactivité !). Voici la réponse. A mon avis, ils cherchent encore des francophones pour faire le support ;-)

Mail de Facebook

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samedi 19 janvier 2008

Facebook : 3 mois plus tard.

Alors Facebook ? Bien, pas bien ? Qu'en est-il réellement de la plateforme web de l'année 2007 ? Va-t-elle réellement révolutionner le web et s'imposer comme le Google des années 2000 ou bien passer aux oubliettes des nombreux wanabees du web dont on parle pendant un mois et qu'on oublie. Lisez mes modestes impressions à ce sujet.

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mardi 18 décembre 2007

Tim O'Reilly à propos de Facebook : encore des progrès à faire

Afin de vous faire un avis plus nuancé sur Facebook, je vous invite fortement à visionner l'intégralité de cette conférence de Tim O'Reilly sur l'application "hype" du moment. Pour Tim, Facebook, malgré un succès phénoménal, est encore loin de tenir toutes les promesses du web social, autrement dit, Facebook est encore loin de fournir un service de qualité, utile et précis. Son reproche principal va surtout aux centaines d'applications déjà développées, dont à peine 2% sont vraiment utilisées, le reste n'étant que "scrap" (déchets) sans intérêt. En contre exemple, il nous fait découvrir d'autres services sociaux, moins connus, mais plus pertinent selon lui, comme Geni ou Jaiku (pour la téléphonie mobile).



Notez également sa remarque sur le manque de granularité de Facebook qui ne permet que très difficilement de classer et de filtrer l'information que nous souhaitons conserver et utiliser et il donne comme exemple l'application de mini-feeds qui ressemble plus à un déversoir d'infos inutiles qu'autre chose,ou bien, il cite encore l'impossibilité que l'on a à classer ses contacts selon des catégories bien précises (professionnels, amis, connaissances, gens que l'on souhaite connaître, etc.)

Voilà en tout cas une vision pondérée d'un phénomène du Web pour lequel Tim O'Reilly prédit tout de même un grand avenir.

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jeudi 13 décembre 2007

Facebook, c'est comme une drogue, tu prends un rail juste pour goûter, après, t'es mort

Facebook par ci, Facebook par là, la startup californienne (ben oui forcément) était, sinon dans toutes les bouches au web 3, du moins dans toutes les têtes. Et comme j'avais été réticent jusqu'à maintenant au phénomène, j'avais toujours dédaigné avec un mépris consommé l'application "hype" du moment, mais bon, voilà, quand on est un geek comme moi, on finit toujours par mettre le doigt dans l'engrenage de n'importe quelle application 2.0 et la grosse vague bleue a fini par me happer.
Comparé à mon héros (seulement 2700 amis et pas que des petits geeks merdeux, vous pouvez me croire), le quantité ridiculement minime de mes amis numériques me ramène cruellement à ma médiocre existence et révèle à la face du monde l'inanité de ma personne. C'est pourquoi j'en appelle à vous, chers lecteurs, pour m'apporter la puissance et la gloire en me métamorphosant en l'"Homme qui avait le plus d'amis au monde". Cliquez sur mon profil et devenez (gratuitement) mes amis, partagez mes joies et mes peines sur le web en exprimant toute votre créativité sur mon Fun Wall, mettez moi des Yes dessus jusqu'à ce que je sois repu d'adoration, invitez-moi à essayer toutes les applications que les 7000 développeurs (on pourrait faire le titre d'un roman avec ça) ont créé pour que nous fusionnons tous dans une orgie de communication numérique, montrez-moi vos photos de vous quand vous êtes bourrés et je vous montrerai les miennes...
Mais bref...
Facebook est une application extraordinaire. Grâce à son système d'API ouverte qui permet à n'importe quel développeur de créer une application pour spécialement pour elle, la plateforme sociale la plus en vogue du moment est en train de créer l'évènement web de l'année 2007. Passons sur le fait que 90% de ces applications ne servent strictement rien, si ce n'est à faire la même chose que dans les années 90, lorsque les early adopters du web mangeaient toute la bande passante du web en s'envoyant des vidéos toutes plus débiles les unes que les autres, Facebook inaugure pourtant quelque chose de sûrement très important dans la manière vraiment spéciale d'aggréger tous les contenus du web en y ajoutant une dimension de relation sociale "visible", "palpable" entre ses utilisateurs.
Tandis que vos pirtreries numériques se diffusaient dans le Réseau de manière discrète et anonyme, Facebook a réussi le tour de force de nous faire tomber nos masques. Avant Facebook, la blague que vous envoyiez par mail à vos 10 meilleurs potes (ou meilleures potes avec un E) était un peu comme une bouteille à la mer que vous voyiez partir au loin avec l'espoir faible qu'un jour elle fasse le tour du monde. Et c'était en général ce qui se passait. Les meilleures blagues, les meilleures photos ou les meilleurs vidéos du moment faisaient le tour de la planète sans que vous en ayiez une conscience bien nette et puis, surtout, vous n'imaginiez pas la tête des gens qui partageraient votre délire.
Eh bien, ça y est, maintenant avec Facebook, vous pourriez théoriquement connaître l'ensemble des maillons de la chaîne de la rigolade de la dernière vidéo trop top délire que vous pensiez avoir déniché exclusivement pour vous amis, mais qui avait déjà en réalité fait trois fois le tour du monde avant de heurter l'écran de votre moniteur.

Mais l'intérêt de Facebook n'est pas, à l'instar de Twitter, de vous faire perdre votre temps en peccadilles, il est plutôt d'offrir à ses usagers (on se croirait à la RATP !) le moyen d'aggréger toutes leurs applications en ligne au sein d'un seul et même espace de diffusion. En un mot, Facebook vous fait la promesse de réunir au même endroit votre blog, votre tableur en ligne, votre Photoshop, votre galerie de photo, etc...
En réalité, nous n'en sommes pas encore là, mais c'est bien ce qui semble se profiler, car, il faut bien l'avouer, les petites applications avec lesquelles nous sommes tous en train de faire mumuse en ce moment ne sont que de pitoyables distractions de l'esprit, comparées à ce que nous pourrions faire d'utile avec Facebook.
Facebook ne serait donc ni plus ni moins qu'une sorte de système d'exploitation en ligne, auquel on aurait ajouté une dimension sociale. Cela est-il bien neuf et cela est-il bien viable ?

Une chose est certaine, Facebook dispose aujourd'hui d'une longueur d'avance sur Google. En terme de concept, c'est certain, en termes financiers, c'est beaucoup moins évident, malgré la toute petite prise de participation de Microsoft. Google, qui vient de dévoiler sa propre API pour les réseaux sociaux et qui, d'une brassée, a rassemblé quasiment tous les aspirants en la matière dont l'incontournable mySpace.

Alors donc, la question qui se pose et qui est sur toutes les lèvres aujourd'hui : Facebook = feu de paille ou phénomène durable ? Personne ne détient la réponse. Admirons toutefois le phénomène Facebook et reconnaissons à ses inventeurs un véritable génie du web. Sans le vouloir peut-être, ils ont fait d'un simple livre d'école informatique une modélisation virtuelles, mais presque parfaite, des relations humaines. Danger pour la confidentialité de nos existence ou, au contraire, formidable fraternisation à l'échelle planétaire ?

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dimanche 11 novembre 2007

Le site Facebook vend le profil de ses internautes aux publicitaires

Le Monde.fr : Le site Facebook vend le profil de ses internautes aux publicitaires

Je ne sais pas si, comme moi, vous avez pris depuis deux semaines la vague Facebook en pleine face, mais je peux vous dire que j'ai été autant étonné qu'agacé par son ampleur.

Trop vieux, sans doute, j'avais été épargné par le tsunami Myspace. Je n'avais pas essayé de résister à Twitter, mais le petit oiseau m'a lassé aussi vite qu'il m'avait intrigué. Puis Facebook est arrivé et là, pour la première fois depuis que j'utilise le web, l'impression très nette qu'on était allé trop loin dans le strip-tease des données personnelles m'a sauté à la gorge.


En quelques jours à peine, une flopée d'amis que j'avais perdus de vue émergèrent soudain dans le flot de ma vie, tissant, dans Facebook, des liens que seuls mon cerveau encroûté avait encore en mémoire. Et voilà qu'un simple applicatif Internet mettait en forme ce qui n'étaient encore il y a quelques temps que de vagues connexions neuronales entre mes synapses.

La plupart d'entre nous, geeks ou pas, sommes sûrement abonnés à des réseaux dits sociaux. Le plus ancien auquel j'appartiens, Viadeo fit son apparition dans le cadre de ma vie professionnel et je trouvai, même si je n'étais pas un grand féru de la chose, à ce réseau une utilité fort pratique et peu intrusive.

Avec Facebook, un pas en avant a encore été fait dans notre propension naïve à dévoiler notre vie sur le Réseau. Vous ajoutez un ami à votre liste ? Mais où l'avez vous rencontré, cet ami ? Et quand ? Bien sûr, rien ne vous oblige à vous répondre aux questions très personnelles que vous pose Facebook. Rien... Sauf que, vous finissez, comme tout le monde, peu à peu, par dévoiler les liens qui vous unissent avec des amis proches. Vous partagez vos "connaissances" avec d'autres et, lentement, mais sûrement, Facebook enrichit votre profil d'informations de plus en plus précises et façonne une image calibrée qu'il sera facile de vendre à des annonceurs.

Je n'ai pas l'habitude de m'élever ou de m'indigner contre les Big Brothers en tout genre. Je ne suis pas naïf en pensant qu'avec mon téléphone portable, ma carte bancaire, mes connexions à Internet, je serais à l'abri de toute forme d'espionnage ou d'intrusion dans ma vie privé. Après tout, cela fait partie de notre vie moderne et nous acceptons tous de sacrifier un peu de notre intimité en échange de services bien pratiques. Mais avec Facebook, ne nous jetons pas un peu trop dans la gueule du loup ? En échange de nos petits secrets, que nous est-il offert? Le pouvoir de communiquer avec nos amis, de partager avec eux quelques instants de notre vie ? Ca, nous l'avions déjà. Et je dirais même, pas besoin d'Internet pour le faire.

Alors voilà, c'était mon petit coup de gueule du dimanche soir. J'espère que vous m'enverrez quand même vos invits' sur Facebook pour qu'on puisse devenir copains. Mais attention : soyez bien tous content que le nouveau Big Brother is watching us et qu'il va bientôt nous inonder de publicité ciblée au poil de c... près.

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