jeudi 3 avril 2008
TextBuyIt : Amazon va faire trembler les brick and mortar*
Par Capitaine Commerce, jeudi 3 avril 2008 à 11:07
*les boutiques de la vraie vie réelle avec des clients en chair et en os et des vendeurs qui sentent mauvais de la bouche
Imaginez-vous dans un rayon de la FNAC en train de reluquer envieusement (je sais, c'est sale) des lecteurs MP3 de dernière génération quand, soudain, vous voilà pris d'une pressante envie de déballer votre porte-monnaie devant les courbes pulpeuses du petit dernier de la gamme Sony.
"Il me le faut !", vous écriez-vous en vous même, avant de vous récrier tout aussi soudainement : "Oui, mais peut-être pourrais-je le trouver moins cher ailleurs... sur le web, par exemple... mmhhhh.... hein ?"
Pas de problème, d'un coup de SMS et via le service TextBuyIt, vous envoyez le nom ou la référence de l'objet de votre désir à Amazon qui vous répond aussitôt s'il dispose de l'objet en question, à quel prix, et vous propose en appuyant sur la touche 1 de votre mobile de l'acheter immédiatement, là , dans le rayon de la FNAC, sans plus de façons. Vous pouvez aussi décider de ne pas vous intéresser à l'offre d'Amazon ou d'en savoir plus en appuyant sur M.
Et si vous n'êtes pas client d'Amazon, il vous suffit en plus de renvoyer votre adresse email et votre code postal, toujours via votre mobile, pour être rappelé quelques instants plus tard par un service vocal qui vous aidera à terminer la transaction. Vous recevrez ensuite un SMS ou un email de confirmation, toujours sur l'écran de votre fidèle compagnon de poche. Et évidemment, vous pourrez toujours suivre l'état de votre commande, plus tard, sur le vrai site d'Amazon.
Ce service existe depuis hier soir aux US et finira bien par arriver chez nous un jour ou l'autre. Pas mal, non ?
Pour en savoir plus :
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Imaginez-vous dans un rayon de la FNAC en train de reluquer envieusement (je sais, c'est sale) des lecteurs MP3 de dernière génération quand, soudain, vous voilà pris d'une pressante envie de déballer votre porte-monnaie devant les courbes pulpeuses du petit dernier de la gamme Sony.
"Il me le faut !", vous écriez-vous en vous même, avant de vous récrier tout aussi soudainement : "Oui, mais peut-être pourrais-je le trouver moins cher ailleurs... sur le web, par exemple... mmhhhh.... hein ?"
Pas de problème, d'un coup de SMS et via le service TextBuyIt, vous envoyez le nom ou la référence de l'objet de votre désir à Amazon qui vous répond aussitôt s'il dispose de l'objet en question, à quel prix, et vous propose en appuyant sur la touche 1 de votre mobile de l'acheter immédiatement, là , dans le rayon de la FNAC, sans plus de façons. Vous pouvez aussi décider de ne pas vous intéresser à l'offre d'Amazon ou d'en savoir plus en appuyant sur M.
Et si vous n'êtes pas client d'Amazon, il vous suffit en plus de renvoyer votre adresse email et votre code postal, toujours via votre mobile, pour être rappelé quelques instants plus tard par un service vocal qui vous aidera à terminer la transaction. Vous recevrez ensuite un SMS ou un email de confirmation, toujours sur l'écran de votre fidèle compagnon de poche. Et évidemment, vous pourrez toujours suivre l'état de votre commande, plus tard, sur le vrai site d'Amazon.
Ce service existe depuis hier soir aux US et finira bien par arriver chez nous un jour ou l'autre. Pas mal, non ?
Pour en savoir plus :
- Amazon Payments
Amazon Launches Text-Message Shopping, sur le NY Times
dimanche 9 mars 2008
La reconnaissance d'image signera-t-elle le retour du catalogue papier ?
Par Capitaine Commerce, dimanche 9 mars 2008 à 20:24
Ecommerce et téléphonie mobile cherchent encore à trouver leur voie. Des technologie de reconnaissance d'images vont bientôt permettre de concilier les deux et, peut-être, encore une fois révolutionner la vente à distance.

Le rêve de tout vendeur à distance, c'est que l'effort nécessaire à effectuer un achat par l'utilisateur soit le plus minime possible. Côté Web, il y a encore du boulot avant d'arriver à des sites confortables, simples à naviguer, faciles à comprendre et dont le taux d'abandon au moment de l'acte d'achat ne dépasse pas les 5%.
Imaginez-vous confortablement installé, au fin fond de votre canapé, regardant d'un oeil distrait Lost saison 7 (nous sommes dans le futur), un magazine de mode à la main (mais ça peut en fait marcher aussi avec n'importe quel type de brochure en papier, eh oui, en papier), un téléphone mobile numérique dernier cri dans l'autre. Voilà -t-y pas que soudainement, sur le papier glacé de votre magazine, le iPhone quatrième génération (celui avec l'interface holographique) saute à votre regard enfiévré et déclenche en vous des émois de consommateur en pamoison. "Il me le faut !", vous écriez-vous en transes, le front trempé par l'excitation, toujours allongé paresseusement sur votre sofa (en 2025, les geeks auront-ils encore des jambes ?).
Hop ! D'un clic, vous passez le iPhone sous l'oeil froid de votre téléphone mobile (un pauvre Nokia G-59874, vraiment nul, comparé au iPhone IV) qui, d'un clic, vous propulse sur le site de commande d'Apple qui vous demande aussitôt, pas gêné, si vous voulez acheter l'objet de votre transpiration. "Oui" ou "Non" ? Le bouton "Oui" en très gros (typo 25, bold, blanche sur fond vert). "Non", en tout petit, tellement petit que ce serait vraiment bête de cliquer dessus.
Deux jours plus tard (la Poste aura fait de gros efforts sur les délais de livraison d'ici là ), le cyber-facteur, que son vélo à pile à combustible aura amené devant votre porte, sera l'heureux porteur de votre nouvelle unité de communication mobile qui fera très certainement de vous l'homme le plus branché et le plus secrètement admiré de votre bureau.
"Que nenni, mes chers amis." Tout ce dont je viens de vous parler est réel (Non, pas le iPhone IV, ni le vélo du facteur, andouilles !), la reconnaissance des images par des téléphones mobiles est une technologie qui existe déjà et qui pourrait bien faire fureur dans un très proche avenir (genre, l'année prochaine, par exemple).
En tout cas, plusieurs sociétés sont déjà sur le coup :
On imagine déjà les applications :
PS : je viens aussi de penser à un truc indispensable avant que tout cela soit réel : un parc de téléphones suffisamment large pour que les applications commerciales de ces technos puissent avoir un sens (ben oui).
Merci à Hubert Guillaud pour son article très complet sur le sujet

Le rêve de tout vendeur à distance, c'est que l'effort nécessaire à effectuer un achat par l'utilisateur soit le plus minime possible. Côté Web, il y a encore du boulot avant d'arriver à des sites confortables, simples à naviguer, faciles à comprendre et dont le taux d'abandon au moment de l'acte d'achat ne dépasse pas les 5%.
L'avenir sera au mobile ou ne sera pas
Et décidément, l'avenir sera au mobile ou ne sera pas, car, c'est encore une fois du côté de ces petits appareils dont nous sommes tombés si indéfectiblement amoureux à la fin des années 90 (je parle ici du XXème siècle, bandes d'ignares, et pas du XIXème !), que la révolution pourrait venir.Imaginez-vous confortablement installé, au fin fond de votre canapé, regardant d'un oeil distrait Lost saison 7 (nous sommes dans le futur), un magazine de mode à la main (mais ça peut en fait marcher aussi avec n'importe quel type de brochure en papier, eh oui, en papier), un téléphone mobile numérique dernier cri dans l'autre. Voilà -t-y pas que soudainement, sur le papier glacé de votre magazine, le iPhone quatrième génération (celui avec l'interface holographique) saute à votre regard enfiévré et déclenche en vous des émois de consommateur en pamoison. "Il me le faut !", vous écriez-vous en transes, le front trempé par l'excitation, toujours allongé paresseusement sur votre sofa (en 2025, les geeks auront-ils encore des jambes ?).
La reconnaissance d'image à l'aide de l'ergonomie
Hop ! D'un clic, vous passez le iPhone sous l'oeil froid de votre téléphone mobile (un pauvre Nokia G-59874, vraiment nul, comparé au iPhone IV) qui, d'un clic, vous propulse sur le site de commande d'Apple qui vous demande aussitôt, pas gêné, si vous voulez acheter l'objet de votre transpiration. "Oui" ou "Non" ? Le bouton "Oui" en très gros (typo 25, bold, blanche sur fond vert). "Non", en tout petit, tellement petit que ce serait vraiment bête de cliquer dessus.Une seconde de réflexion suffit pour passer à l'acte d'achat
A peine une seconde de réflexion vous suffit (le temps de vous remémorer l'encours de votre découvert en banque et d'imaginer la réaction affolée de votre petite amie lorsqu'elle découvrira le prix totalement ASTRONOMIQUE de l'engin de vos désirs (1990 € ttc, mais avec l'option Obéissance aux ondes cérébrales, ceci explique cela), mais bon, en même temps, on s'en fout de votre petite amie, et puis, de toute façon, elle ne comprend rien à la technologie) et votre pouce s'enfonce mollement dans un nuage de délectation sur le "OUI" fatidique.Deux jours plus tard (la Poste aura fait de gros efforts sur les délais de livraison d'ici là ), le cyber-facteur, que son vélo à pile à combustible aura amené devant votre porte, sera l'heureux porteur de votre nouvelle unité de communication mobile qui fera très certainement de vous l'homme le plus branché et le plus secrètement admiré de votre bureau.
Une technologie pour aujourd'hui
Ah, mais, me direz-vous : "Le Capitaine est-il tombé sur la tête ? Nous parle-t-il de Science Fiction ? Ne se foutrait-il pas un peu subrepticement de notre g... ?)""Que nenni, mes chers amis." Tout ce dont je viens de vous parler est réel (Non, pas le iPhone IV, ni le vélo du facteur, andouilles !), la reconnaissance des images par des téléphones mobiles est une technologie qui existe déjà et qui pourrait bien faire fureur dans un très proche avenir (genre, l'année prochaine, par exemple).
En tout cas, plusieurs sociétés sont déjà sur le coup :
- Dig IT, une startup française
- Nokia, dont je vous avais déjà brièvement parlé.
- Mais aussi Daem Interactive (société espagnole)
- Ou bien même Microsoft, qui semble même déjà très avancée sur le sujet
En quoi cela consiste-t-il ?
J'imagine que vous l'avez déjà compris. Muni de votre simple téléphone portable équipé d'un appareil photo, ces technologies permettent, grâce à la reconnaissance d'images, d'identifier des éléments visuels spécifiques et de les associer à des informations stockées dans une base de données distante.On imagine déjà les applications :
- pub dans la rue ou dans le métro qui permette de bénéficier d'une promo instantanément
- achat impulsif depuis son canapé avec en main le catalogue de son vadiste préféré
- etc, etc...
PS : je viens aussi de penser à un truc indispensable avant que tout cela soit réel : un parc de téléphones suffisamment large pour que les applications commerciales de ces technos puissent avoir un sens (ben oui).
Merci à Hubert Guillaud pour son article très complet sur le sujet











