La "Galaxie" Drupal

La société franco-américaine Commerce Guys annonce pour mi-Octobre la sortie de Drupal 7.0. Il s’agit d’un logiciel open source de gestion de sites populaire dans le monde entier (plus de 24000 sites utilisent Drupal à ce jour dixit son fondateur Dries Buytaert) qui bénéficie désormais d’un nouveau framework de développement e-commerce : Drupal Commerce (www.drupalcommerce.org).

Voici quelques unes de ses caractéristiques :

  • Vente de produits physiques, de contenus (streaming et téléchargement) mais également memberships payants, abonnements, etc…
  • Système multi-langues, multi-devises, gestion des taxes et des solutions de paiement.
  • Intégration simplifiée de CRMs et ERPs.
  • Nombreux templates intégrés.
  • Documentation riche disponible sur http://drupal.org/books . (en anglais)
  • Drupal dispose d’une solide communauté de développeurs qui respectent les standards de développement en vigueur.

la boutique Rackham combine Drupal et Magento

Les versions 5.23 et 6.19 sont disponibles en téléchargement sur http://drupal.org .

Drupal en français : http://drupalfr.org/



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Les interfaces riches, vous connaissez, on vous en parle souvent ici, en bien ou mal selon l’ergonomie et l’efficacité. Car faire des interfaces riches sur internet, ce n’est pas simple. Il reste encore trop de contraintes et difficultés techniques : les temps de chargement en dépit de l’ADSL, les difficultés d’affichage d’un navigateur à un autre, avec ou sans javascript et plugin flash, les différentes tailles d’écrans, des petits écrans d’ordinateurs portables aux 27′ du dernier Imac… Sans parler du fait qu’il y a un vrai travail de conception à fournir pour produire des interfaces riches ET efficaces. Ce n’est définitivement pas simple de faire des interfaces à la fois démonstratives, fortement « inspirationnelles » pour reprendre ce terme cher à Michel de Guilhermier.  Même le luxe s’y casse souvent les dents en dépit de gros moyens.

Mais avec l’avènement de l’Ipad, les e-commerçants pourraient enfin se détacher de ces considérations de temps de chargement, de taille d’écran et de plateforme pour produire des interfaces extrêmement démonstratives qui participent du fameux effet « Waou » et disposer ainsi d’un puissant outil de vente, à la fois prescripteur, fonctionnel et inspirationnel.

Grandes photos plein écran, vidéo HD, animations fluides et intuitives : les interfaces proposées sur Ipad sont non seulement ludiques, mais également spectaculaires. En s’appropriant les possibilités de l’outil, on peut produire des interfaces « immersives », capables de nourrir l’inspiration et le désir des utilisateurs, et capitaliser sur ce désir pour le transformer en acte d’achat.

Car c’est désormais un univers d’une incroyable richesse et de possibilités considérablement élargies qui s’offrent aux concepteurs pour valoriser leurs offres et produits, un univers pas encore balisé et où il reste tout à inventer. Avec l’Ipad les américains parlent de « Digital Story telling », c’est à dire la capacité à raconter une histoire en s’appuyant sur la richesse du support. Concernant la capacité à vendre via les interfaces exceptionnellement  riches de l’Ipad, on devrait parler de « Digital inspirationnal selling ». Il ne s’agira plus de présenter une version statique du produit ou un dérivé du web, mais un environnement graphique riche et complet lié au produit, avec des interactions ludiques, des diaporamas interactifs, … tout un univers de séduction orienté vers la vente.

Bien sûr, on pourra continuer de faire des interfaces classiques dérivées du web mais ce sera vite mal perçu par les utilisateurs qui en attendent plus sur Ipad. Transposer le web, c’est risquer au contraire de véhiculer une image dégradée de votre offre quand le public attend plus qu’une interface : une expérience, interactive et ludique.

Avec l’Ipad, c’est donc tout une nouvelle génération de sites e-commerce qui s’annonce, ressemblant d’avantages à des magazines multimédias qu’à des catalogues, mais aussi une infinité d’applications qu’il reste à inventer pour proposer les offres et services en fonction du lieu et de la situation de consultation, en capitalisant sur les possibilités de géolocalisation et de communication (sociale) de l’outil par exemple.

Bin sûr, une interface riche Ipad, ce n’est pas une baguette magique : cela ne dispensera pas pour autant de proposer des produits de qualité à des prix compétitifs … En outre, ça risque de renchérir encore d’avantage le développement, du fait des coûts de production des médias mis en œuvre.  Au point qu’au début, seuls les plus nantis avec de gros paniers à forte marge pourront se permettre de produire des interfaces spécifiques à l’Ipad, qui seront longtemps encore dispendieuses avant que de n’être efficaces, embrassant des considérations relevant d’avantage du marketing et de la promotion, que de la vente à proprement parler.

Ensuite, aussi exceptionnelle soit votre interface Ipad, il n’en faut pas moins la télécharger en passant par les fourches caudines d’Apple et de son Itunes, un supermarché de l’application qui tend à devenir surtout un immense bric à brac où l’on peine à naviguer et à trouver ce que l’on souhaite. Il importe donc de prévoir également un budget pour communiquer sur votre belle application si vous voulez la voir fleurir sur les Ipad et espérer amortir le coût de développement.

Enfin,  la révolution de l’Ipad n’est que temporaire : dans le numérique, une révolution chasse l’autre rapidement. Les écrans tactiles vont continuer de se généraliser, les souris vont encore se perfectionner dans la continuité de la magic mouse d’Apple, de nouveaux dispositifs de reconnaissance de mouvements se profilent et les débits vont continuer d’augmenter. A terme, ce gap entre l’Ipad et le web va vite se niveler.

Cette révolution annoncée n’est donc pas tant celle de l’Ipad et de son bel écran tactile que des interfaces riches, toujours plus démonstratives et persuasives. L’Ipad est l’ambassadeur qui annonce les interfaces inspirationnelles de demain. Et comme il n’est jamais trop tôt pour acquérir de l’expérience et du savoir-faire, qu’attendez-vous pour en mettre plein la vue aux utilisateurs avec une application qui valorise enfin votre offre comme elle le mérite ?

Auteur de ce billet : Christophe Dournaux : Après avoir été Responsable OnLine d'un gros site de voyages (14 millions d'euros de CA en ligne) entièrement développé en interne, il met aujourd'hui son expérience au service des entreprises en tant que consultant en performance e-business pour Alexia Et Compagnie et propose des services d'audit et de conseils.


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Il n’ y pas longtemps je vous disais que 30% des sites font moins de 10 commandes par mois. Sans rire. Ce chiffre m’a choqué et pas qu’un peu.

Agacé j’ai fait quelques recherches. Et discuté un peu avec des petits e-commerçants dans ce cas, et avec quelques autres un poil mieux loti, mais pas beaucoup mieux. Et surtout j’ai visité leur boutique.

Alors voilà quelques pistes basiques à creuser, niveau grand débutant.

Le message

C’est l’idée principale de ce billet. Sur la plupart des sites qui peinent à vendre que j’ai vu il y a un point commun. Et un gros. J’arrive sur le site, et la première chose qui m’est venu a l’esprit est ‘Mais qu’est que je fous ici ?‘, ‘c’est quoi ce truc, à quoi ça sert ?

Pas d’idée directrice simple, pas de message clair, une présentation texte de 50 lignes. Bref que du blabla confus, un bordel généralisé sans nom. Le pire, c’est que les produits sont planqués en bas de page, et parfois il n’y a même pas l’ombre d’une photo. J’ai même vu un site qui vends 3 produits (dont un en rupture) sans photo du tout. J’ai du faire le tour du site pour comprendre ce qu’il y avait a vendre…

Et attention, je ne parle pas de charte graphique mais bien de message. Un prospect qui arrive sur votre site doit comprendre en moins d’1 seconde ce qu’il fait chez vous, et pourquoi il doit aller plus loin. Alors virez tout le blabla et concentrez vous sur le principal : le produit et le message.

Organiser la pensée

C’est simple et compliqué à la fois. Si on ne vend que quelques produits, la baseline (baseline = la phrase qui explique ce que vous faites en quelques mots) est assez rapide à trouver. Genre ‘les plus beaux chapeaux du monde’. Par contre, si vous vendez sur le même site  des cocottes minutes et des balles de foin, il va falloir se creuser les méninges.

Si vous devez retenir un truc : ‘Le poids des mots, le choc des photos‘  (oui, je l’ai piqué à Paris match). C’est toujours d’actualité pour un site vendeur. Pas de littérature, et de belles photos. Un message textuel court, et des produits visibles, histoire qu’on comprenne ce que vous faites d’un coup d’oeil.

Il faut donc structurer les informations de manière a présenter ce qui parait le plus important tout de suite. Le reste ça sera pour plus tard.

La segmentation

Ce qui amène a penser à la segmentation. Des cocottes minutes et des balles de foin  doivent-elles cohabiter sur le même site ? La thématique générale est-elle bien adaptée à vos clients ? Avez vous pensé à la cible ? C’est tout bête, mais c’est la base. Il faut qu’il y ai du sens, et qu’il soit assimilable rapidement par l’acheteur.

Reste à travailler l’ergonomie, la charte graphique, le trafic… Mais c’est après. Bien après.

Petite note supplémentaire : faites de la veille, il y a un paquet de bons blogs sur le e-commerce et le e-marketing. Et regardez un peu ce que fait la concurrence (ceux qui marchent de préférence).

Auteur de ce billet : Jacques Terrier consultant e-commerce - Twitterfacebook - Tutos performance web et formation e-commerce sur OSEOX


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