Les blogueurs influents sont-ils les anges du e-commerce ? (ph. par Paradox)

Les blogueurs influents sont-ils les anges du e-commerce ? (ph. par Paradox)

Les blogs sont-ils le vecteur d’influence par excellence quant il s’agit de e-commerce ? C’est que semble dire une étude réalisée pour Buzzlogic, une agence américaine de marketing 2.0, selon NetEco. Bon, ok, on peut douter de la bonne foi de l’étude étant donné qu’elle sert la soupe  à son commanditaire (Buzzlogic, agence spécialisée dans le marketing 2.0), mais elle est tout de même révélatrice de l’inertie de plus en plus prégnante des blogs dans les processus de recommandations entre internautes et tranche sur les engouements parfois exacerbés (exagérés ?) des ardents défenseurs du marketing des réseaux sociaux comme Facebook, Myspace ou d’autres.

A mon humble avis de Capitaine, le blog préservera pour longtemps ses avantages par rapport aux réseaux sociaux dans leur force d’influence et cela pour au moins une raison :

Les blogs sont l’arme de prédilection pour ouvrir une conversation riche, passionnée, pérenne, ouverte et accessible à tous sur Internet

    • Un blogueur est toujours (le plus souvent) un être passionné et dévoué à une cause.
      On a toujours tendance à écouter les passionnés
    • Le blog permet de construire facilement des “contenus riches”.
      Quand je dis contenus riches, je ne parle pas de vidéos ou d’animations qui font wizz, buzz, etc…, mais bien de textes, parfois longs et élaborés, agrémentés de médias riches (par la grâce de Youtube ou de Slideshare - partage de présentations en ligne) qui en font des proies de choix pour les spiders de Google (le petit robot invisible qui avale gloutonnement les pages des sites webs pour les indexer)
    • Un billet, lorsqu’il est écrit, c’est pour longtemps.
      Je m’amuse souvent, sur Capitaine-Commerce.com, de voir ressurgir ainsi des vieux billets par la grâce d’un commentaire d’un internaute arrivé après la bataille qui relance le débat sur telle ou telle question (E-sidor, l’ordinateur des seniors semble être un des favoris de nos lecteurs en ce qui concerne cet aspect des choses). Son influence dure, contrairement aux réseaux sociaux où c’est l’instantanéité qui prime (un dialogue dans facebook disparaitra vite de la surface de la terre et il n’y aura aucun outil pour le retrouver)
    • On s’attache (ou pas) très facilement à l’auteur d’un blog. On lui devient très familier, très vite. Le blogueur, sans qu’il le veuille, peut vite devenir l’ami de beaucoup de gens qui ne le connaissent pas, mais qui, de par son style, sa verve et les sujets qu’il aborde se reconnaissent en lui et reconnaissent leurs avis, leurs désirs, leurs opinions. Et c’est un atout de taille lorsqu’il s’agit de recommandation d’achat.
    • Le blogueur, s’il est de qualité, se verra octroyer aussi une sorte d’autorité, de crédit, que de nombreux liens entrants et commentaires viendront soutenir.
      Autrement dit, le blogueur, dans son domaine, pourra afficher - s’il maintient une certaine probité en n’écrivant pas trop de billets sponsorisés ou n’affichant pas trop de pub - une aura d’honnêteté et de vérité interdites aux médias classiques.

    Même si Technorati a dénoté récemment une baisse ou une stagnation de leur nombre de par le vaste dans lequel nous nous mouvons… il reste quand même que les blogs constituent une base de données géante, vivante, permanente pour tout un tas de sujets qui nous regardent (le e-commerce, par exemple).

    Je laisse ce billet ouvert à discussion, car rédigé à chaud, mais je serai heureux de lire vos avis sur ce sujet au coeur du métier du e-commerce.

    Via Le blog plus influent que le réseau social ?

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    Vendre sur internet : c’est sans doute une réalité pour beaucoup d’entre-vous qui venez vous abreuver des savoureux et indispensables billets de Capitaine Commerce, ou un projet pour d’autres.
    Je ne doute pas que vous soyez donc assez familier avec les réalités du e-commerce, souvent bien éloignées des idées pré-conçues largement répandues auprès des non-initiés qui véhiculent souvent une vision fantasmatique et idéale du e-commerce.

    Néanmoins, beaucoup d’entrepreneurs et d’entrepreneuses projettent à un moment de mettre la corde du e-commerce à leur arc sans mesurer les conséquences concrètes de ce choix. J’ai donc réalisé une petite présentation pour tâcher de brosser aux candidats à la e-reussite un tableau plus réaliste.

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    Après avoir visionné cette présentation, on m’objectera sans doute en commentaires que c’est une vision un peu sévère et qu’aujourd’hui, pléthore d’offres et de possibilités peuvent éclaircir ce tableau et faciliter le quotidien de l’e-commerçant : c’est vrai !

    Mon but, dans cette présentation est surtout de rappeler qu’internet n’est pas un outil magique, (et bien au contraire puisqu’il est doté d’une forte composante technique), et qu’au final, comme dans la réalité, seuls le travail, la détermination, l’écoute, le discernement, la stratégie et la passion permettent de triompher des nombreux obstacles sur le chemin de la réussite.



    La délégation e-commerce peut vite s’imposer comme un calcul très rentable pour les marques disposant d’une certaine notoriété, qui, au final, s’offrent ainsi un nouveau canal de vente pour leurs produits avec un minimum de contraintes et de risques.

    Si les marques renâclent devant la difficulté d’aller vendre sur internet, face à des investissements importants et pas forcément toujours rentables (ou à la rentabilité lointaine), ceci est d’autant plus vrai pour les PME. Avec de bien minces budgets, ces dernières ne disposent que de peu d’espoir de développement commercial en ligne. Certaines PME font l’acquisition de logiciels pour bricoler leur propre site, d’autres dilapident un petit budget auprès d’un free lance local ou d’un prestataire de services e-commerce en ligne. Mais c’est souvent en pure perte par rapport aux retours réels, toujours loin de ceux escomptés ou promis. Le site ainsi réalisé n’est, au final, qu’une vitrine aux lacunes accablantes d’un point de vue de la performance e-business. Au mieux, c’est l’opportunité de quelques contacts, mais sans proportion au regard de l’effort financier consenti.

    Pour tous ces damnés du web et autres naufragés de la page 10 des résultats de Google, j’entrevois un espoir : la délégation e-commerce mutualisée !

    Je m’explique.

    Il n’est pas rare de voir certaines régions ( ou encore l’Union Européenne au titre du FEDER) subventionner le développement en ligne du commerce local ou de l’artisanat. Il s’agit trop souvent de médiocres plateformes, avec des boutiques sans âme, sans réflexion marketing ou juste promotionnelles, sans mise à jour et au final sans vie. Ces plateformes sont peu fréquentées, mal référencées et n’ont pour seul mérite que de faire vivre grassement la société qui a remporté l’appel d’offre pour la réaliser.

    Si, au lieu de proposer aux commerçants locaux de créer de classiques boutiques sans intérêt, on se préoccupait d’une vraie stratégie gagnante et de résultats, on pourrait s’inspirer du modèle de la délégation e-commerce.

    Il s’agirait de mutualiser les ressources afin de s’offrir les services d’une équipe de vrais professionnels de l’e-commerce, maîtrisant toute la chaîne (relire le billet précédent pour le détail). Peut être pas forcément “LA dream team” mais des bons et des seniors, encadrés par un vrai manager ayant déjà largement fait ses preuves, comme Michel De Guilhermier (Inspirationnal Stores).

    Quand à la mise de fond pour lancer le projet, on pourrait imaginer que les fonds publics viennent “ensemencer” ce concept prometteur, plutôt que de faire un x-ième projet mort-né comme on en voit que trop. Les fonds publics permettraient de constituer l’équipe de pros et financer le développement de la plateforme (logistique et technologique).

    L’entreprise ainsi constituée sélectionnerait d’abord les PME locales présentant d’authentiques produits de l’économie locale, avec de vrais atouts différenciants ou des caractéristiques originales, susceptibles d’être réellement commercialisés et exportés. Exemple par exemple pour les départements d’outre-mer : rhum, café, épices, fleurs, spécialités locales, …

    L’entreprise s’occuperait ensuite d’acquérir un stock initial, à un tarif négocié, et payable à 60 jours. Ces produits seraient présentés en ligne avec des visuels soignés, de vrais argumentaires, des reportages, … puis mis en valeur par les bons soins des pros du marketing on line.

    La plateforme en ligne serait techniquement irréprochable en terme d’ergonomie, de design up-to-date, et de référencement car le fruit d’une équipe technique expérimentée s’appuyant sur les best-practices du e-commerce. Les ventes arriveraient et le service logistique, dirigé par un spécialiste, répondrait au quart de tour pour conditionner et faire acheminer en toute sécurité les précieux colis dans les meilleures conditions.

    Dès lors,l’entreprise de délégation e-commerce serait économiquement viable sans fond publics supplémentaires après son lancement et contribuerait à désenclaver la production locale grâce à ce nouveau circuit de distribution ouvert sur un univers sans limite, pouvant potentiellement représenter d’importants volumes à terme.

    Pour résumer grossièrement :
    - s’unir pour être plus fort (c’est pas nouveau).
    - mettre le prix pour s’appuyer sur les meilleurs (souvent un bon calcul à terme).

    Ce n’est rien de plus que cela la délégation e-commerce appliquée aux PME et au développement local et c’est tout bénéfice pour chacun.

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    Le ecommerce, ce n’est pas que Ebay, Amazon, cDiscount ou les mastodontes de la vente à distance. Ce sont aussi des petites boutiques faites avec amour, à la main (presque) au design sympa et aux produits si uniques qu’on a immédiatement envie de les acheter pour les mettre ostentatoirement dans un coin de sa biliothèque et en faire de longs sujets de conversation, avec vos amis, le soir, au coin du feu (si vous n’avez pas de cheminée, ça marche aussi avec une télé, mais c’est beaucoup moins fringant).

    Yumie’s est tout à fait dans cette veine avec son design soignée et simple. Rien de révolutionnaire dans l’ergonomie de ce site, ni de concept marketing 2.0 ou de UGC. Simplement des bijoux, joliment présentés dans leurs fiches produits qu’on a tout de suite envie d’offrir, comme ça, sur un coup de tête à sa petite amie, sa femme ou son amante (pour ceux qui ont déjà une femme), comme un bouquet de fleur qu’on achète en coup de vent le soir en sortant du boulot, juste parce que on a une envie subite de faire plaisir.

    yumies Yumies, Nerbots : le retour des boutiques faites avec amour

    Dans un registre différent, et, cette fois, c’est aux filles que je m’adresse, à celles qui cherchent à offrir un gentil quelque chose d’original et d’unique à leur grand dadet de compagnon, Nerdbots est la boutique idéale. Ici, ce sont des robots, bricolés à partir de tout et de rien, qui remplissent les rayons au design simple et épuré, mais d’une ergonomie facilement appréhendable.

    nerdbots Yumies, Nerbots : le retour des boutiques faites avec amour

    Voilà des sites qui ne sont sans doute pas (mais je me trompe peut-être) des cash-machines, mais qui montrent que le e-commerce, comme dans la vraie vie, ce sont aussi des petits e-commerçants “de quartier” qui fabriquent de leurs mains le e-commerce d’aujourd’hui.

    C’était le Capitaine Commerce, en direct de la Rue de la Poésie. A vous, les studios !

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