Sur internet le modèle qui consiste à développer son activité par le moyen « traditionnel » des abonnements ou de la diffusion de bannières publicitaires reste encore parfois fort décevant.

Dans ce contexte de crise il y a un phénomène qui semble clairement tirer son épingle du jeu : le micro paiement, lui même soutenu par des offres comme les produits virtuels et les jeux gratuits.  Il semble même que c’est bien la crise qui a accéléré cette tendance.

De plus en plus de développeurs et d’éditeurs vendent des biens virtuels embarqués dans des applications en ligne, des univers virtuels ou des jeux.

Deux catégories se distinguent :

La monnaie virtuelle :
elle peut être échangée contre des produits ou biens, l’évolution d’un abonnement, d’une application, d’un type de service. Ce sont par exemple des jetons, des joyaux, de l’or ou des points.

L’objet virtuel ou bien virtuel :
il propose la possibilité d’améliorer le niveau ou les performances dans un jeu, de faire des présents, de faire valoir sa présence ou d’améliorer son espace virtuel.

Photo de Tom Purves

Photo de Tom Purves

A cela se greffe de nouvelles possibilités de suivi des scores de chacun des joueurs, par l’utilisation d’outils ou d’APIs qui gèrent aussi le lien avec chaque profil dans les réseaux sociaux. Ainsi, les amis d’un gamer constatent son évolution et ses scores lesquels s’affichent sur son mur Facebook.

Quelles motivations poussent des internautes à dépenser de l’argent bien réel pour des biens virtuels ?

Dans un article publié dans le Wall Street Journal (rubrique tech) en février 2009, Jeremy Liew indique trois raisons principales qui expliquent  les motivations des consommateurs de biens virtuels :

-Ils veulent plus qu’ils n’ont déjà : cela concerne essentiellement celles et ceux qui s’adonnent aux jeux en ligne et qui souhaitent se donner plus de « force », « d’habilité », bref d’opportunités pour relever et remporter un défi, gagner une partie, remporter une victoire.

-Ils veulent construire un réseau de relations : chacun sait qu’à l’image du monde réel, nous aimons nous faire de nouveaux amis et être appréciés pour nous mêmes, et c’est encore le cas dans des mondes virtuels ou au sein des réseaux sociaux, des communautés en ligne ou des jeux. Dans ce cas les biens virtuels vont faciliter la mise en relation avec d’autres à l’image des cadeaux proposés par la plateforme Facebook.

-Ils veulent construire leur identité : Enrichir sa propre identité personnelle en ligne ne peut se concrétiser que par l’ajout des biens virtuels qui sont en vente au sein d’un monde virtuel ou d’une communauté. Ces biens virtuels sont aussi bien des artefacts, des univers ou des décors que des habits. Pour aller plus loin avec l’identité, pensez à lire cet article indiquant qu’un profil Facebook reflète la réalité et non une identité idéalisée, référencé sous ce billet.

Ainsi, les biens virtuels font partie intégrante de notre expérience en ligne.

Les utilisateurs consommeront de plus en plus de biens virtuels. cela modifiera leur mode de consommation en ligne avec un usage grandissant du micro paiement.

D’après une étude Forrester (Novembre 2009) une majorité des consommateurs exprime le souhait de pouvoir choisir entre un abonnement et un accès temporaire via micro paiement quand ils souhaitent lire un article précis, cela d’autant plus quand ils surfent depuis leur téléphone.

Alors qu’est ce donc que le micro paiement et quelles sont les méthodes de paiement alternatives ?

Les méthodes alternatives de paiement regroupent tous le modes de paiement excepté celui opéré par carte de crédit :

Beaucoup d’entre vous sont surement coutumier de quelques unes qui suivent :

• PayPal:
Grand don d’ubiquité pour le moins, et celui qui nécessite le moins d’être expliqué.

• Mobile:
Paiement possible par l’utilisation du téléphone portable. Le montant est prélevé directement sur l’abonnement mobile parfois en indiquant son numéro de téléphone.

• Cartes pré payées :
Même concept que les cartes ou chèques cadeau ou les cartes de téléphone que l’on trouve dans les librairies ou même les centres commerciaux.

• UGVP (Unified Global Virtual Payment) :
aux EU et en Asie et qui est un moyen global de micro paiement dans les mondes virtuels avec par exemple un acteur comme CherryCredits.

• Les bandeaux publicitaires :
Un moyen qui demande une participation de l’acheteur sous la forme d’un ou plusieurs clics sur un ou plusieurs bandeaux publicitaires. Pour les jeux notamment le passage d’une annonce commerciale est imposé avant le début d’une partie.

Et aussi les agrégateurs de paiements de type clickandbuy, PaybyCash, …

Les chiffres annoncés donnent le tournis et présage d’une tendance à la hausse pour les années qui viennent.
Pensez donc que suite à la catastrophe d’Haïti, la Croix Rouge a reçu 22 M$ de dons…par SMS. Un niveau jamais atteint à ce jour puisque les appels aux dons via SMS produisaient jusqu’alors un total qui ne dépassait jamais 2 M$.

Récemment, Farmville l’un des social game de Facebook, annonçait 80 millions d’utilisateurs mensuels mais… ! Alors qu’un jeu comme Playfish sur Facebook connaît un excellent niveau de transactions grace au micro paiement, Farmville ne proposait que le paiement par carte de crédits et générait un revenu bien en deça de son potentiel. Fin février 2010 Facebook a annoncé le déployement à grande échelle d’un système de paiement plus souple : le micro paiement par achat de crédits.

Liens :

Le jeu Farmville plus populaire que Twitter avec 69 millions d’utilisateurs : ici

Les profils Facebook reflètent votre personnalité, pas son idéalisation : ici

Auteur de ce billet : Co – fondateur de 6PEO, consultant depuis plus de 4 ans pour le cabinet de conseil en stratégie ID – Act, je commets quelques billets sur le blog eoweo. Spécialiste certifié en Web Sémantique, je conserve une étroite relation avec mes partenaires américains et européens, développeurs, experts et professionnels du web afin d’être en veille sur les innovations, de lancer des web services novateurs ou de les commercialiser. Actuellement consultant : Trois pôles : °Conseil, formation, accompagnement pour la stratégie média digitaux des entreprises et/ou la mise en oeuvre de la campagne. °Conseil, formation, accompagnement sur les aspects liés au web sémantique pour les systèmes d’informations on et off line des organisations. °Développement d’applications web innovantes en relation avec le réseau international que j’ai développé (incubation en cours).


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Découvrez une application de ecommerce qui permet de dupliquer votre boutique sur Facebook.

Il n’existait pas à ma connaissance, jusqu’à aujourd’hui, de véritable application de ecommerce qui puisse permettre à un ecommerçant de vendre les articles de son catalogue directement depuis une page Facebook. Il semblerait dont que cela soit sur le point de changer avec l’application proposée depuis peu par Payvment, une application Facebook qui vous permet de créer, avec les principales fonctionnalités indispensables au ecommerce, une véritable boutique presque clefs en main.

Payvment se présente comme n’importe quelle application Facebook , puisqu’il suffit de se rendre dans le catalogue d’applications  et de cliquer dessus pour l’installer. Ensuite, ça y est, vous avez une véritable boutique !

Il ne vous reste plus qu’à saisir votre catalogue avec vos petits doigts musclés (je n’ai pas vu de module d’importation) et de paramétrer votre compte Paypal pour encaisser les paiements (pour l’instant, c’est le seul moyen de paiement autorisé).

Même si Payvment n’en est qu’à une phase préliminaire de son développement, on peut dire que ses potentialités sont intéressantes :

1) Payvment utilise l’API Facebook Connect qui permet de connecter votre boutique, si vous en avez déjà une, à votre compte Facebook. Ainsi, vos clients pourront indifféremment remplir leur panier sur Facebook ou depuis votre site (voir la vidéo ci-dessus). Par exemple, si, en tant que client, j’ajoute un article depuis votre boutique et que je me rende sur votre page Facebook, l’article sera aussi dans le panier de Payvment. En fait, il s’agit d’un panier unique pour Facebook et votre site.

2) C’est un moyen gratuit d’étendre votre surface de vente à votre communauté d’utilisateurs Facebook, bien que ceci suppose en effet que vous ayez déjà suffisamment fait grossir votre communauté pour que cela ait un intérêt.

3) C’est aussi un moyen pour les ecommerçants « occasionnels » de se créer un commerce facilement et gratuitement. Si vous êtes un groupe de Rock ou si vous êtes un passionné de philatélie, par exemple, vous n’aurez besoin de faire aucun développement et vous n’aurez à vous préoccuper d’aucune question technique pour vendre des t-shirts à votre effigie ou des timbres rares et introuvables de Papouasie Orientale.

Payvment ne s’adresse donc pas forcément à de grosses sociétés, mais plutôt à des petits ecommerçants pour qui l’exploitation des réseaux sociaux génère une véritable rentabilité. Toutefois, on peut imaginer que dans des versions futures, cette application puisse être industrialisée et permette véritablement à des sociétés ayant un gros catalogue et un fort trafic de mettre rapidement en oeuvre une boutique bis sur un des réseaux les plus dynamiques du web.

On attend donc avec impatience la version française !

Auteur de ce billet : Olivier Sauvage est le fondateur de Capitaine-Commerce.com. En plus de super-héros à collants verts, il propose, en tant que consultant indépendant, des services de merchandising et d'optimisation de sites pour le ecommerce. Pour en savoir plus, lisez son blog www.oliviersauvage.com





Exciting Commerce, hier sur son blog, présentait Facebook Connect Social Shopping, une nouvelle extension pour Magento, aux propriétés assez extraooOOoordinaire. Jugez-en par vous même grâce à cette vidéo publiée par son créateur et qui en explique tout le principe.

Des avis clients pour votre réseau social

Pour ceux qui n’auraient pas tout compris, Facebook Connect Social Shopping (FCSS) permet d’ajouter et de voir des avis clients, mais pas de n’importe quels clients, non ! Uniquement ceux de votre réseau social ( »socialgraph ») sur Facebook. Plutôt que de voir les avis d’illustres inconnus, FCSS vous laisse voir les avis de vos proches ou plus ou moins proches. Et quoi de plus influent que l’avis d’un proche dans un processus de décision d’achat ?

Ce plugin utilise donc un ressort très puissant de la nature humaine qui est la similarité de goût et de désirs entre personnes du même groupe social. Cet effet utilisé dans un but commercial devrait donc pouvoir être un véritable facteur déclencheur de vente. C’est en tout cas ce que les auteurs du plugin semblent penser.

Des volontaires pour le tester ?

Il ne reste donc plus qu’à le tester et à mesurer son impact sur les ventes. Qui est volontaire ?

>> Télécharger FCSS

Auteur de ce billet : Olivier Sauvage est le fondateur de Capitaine-Commerce.com. En plus de super-héros à collants verts, il propose, en tant que consultant indépendant, des services de merchandising et d'optimisation de sites pour le ecommerce. Pour en savoir plus, lisez son blog www.oliviersauvage.com


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