Avant hier, c’était IKEA. Aujourd’hui, c’est Uniqlo. La marque de mode japonaise, connue pour ses interfaces délirantes, récidive avec un nouvel opus franchement fascinant. Moi, j’adore, et vous ?
En France, on connait surtout H&M pour sa mode branchée et pas chère, mais en Suède, c’est aussi une marque de linge de maison qui vient tout juste de sortir son nouveau site.
Dans une mise en scène impeccable, on peut donc y découvrir toute la collection de manière interactive et ludique.
Les plus :
- photos superbes : chaque article est intégré dans un ensemble thématique
- ergonomie agréable et facile d’usage
- mise en page originale proche de celle d’un vrai catalogue papier
Les moins :
- temps du 1er téléchargement long
- pas de réf nat (Diagnosite sait ce que j’en pense, mais c’est quand même un défaut)
- coût (je ne le connais pas, mais la prise de vue et le montage dépassent forcément des budgets classiques)
- capacité à supporter un fort trafic sans doute nulle (il est difficile de cacher du Flash)
En tout cas, voilà un bien bel exemple d’interface innovante qui pourrait en inspirer plus d’un.

Les différentes ambiances sont tout simplement superbes

Même la recherche par filtre a été intégrée en Flash
Vous l’avez remarqué, ma dernière lubie, ce sont les interfaces de présentation (WSC, Bjorn Borg, Uniqlo, Armani Jeans). Pour compléter la collection (trouvé sur eMandarine), voici Soïa & Kyo. Encore une fois, il s’agit de mode…
(Et non, Raphaël, le Capitaine Commerce n’est pas devenu un blog de filles)
…et, encore une fois, il s’agit d’une interface en Flash de présentation (le bouton acheter ne servant qu’à rediriger vers le site marchand lui même).
Alpaguer la cliente avec une interface riche
Ce sont les sites de modes qui sont friands de ces interfaces qui leur permettent de présenter, à l’identique, voire mieux, qu’un magazine de mode, leurs collections. Facile d’usage, affichées en plein écran, leur pouvoir d’attraction et de captation est bien plus grand que de simples pages de présentation produit. Constat que j’ai pu faire en asseyant Mme Commerce devant mon PC qui a aussitôt craqué pour un magnifique petit blouson en cuir à 400$.
“Oh mon Capitaine ! Tu me l’achètes, dis ? Il est trop mignon, ce blouson.
- Quatre cent dollars, ça va pas, non ? Et en plus, ils sont au Canada, la livraison va me coûter bonbon.
- Tu n’as qu’à mettre tes collants verts et voler au dessus de l’océan pour me le rapporter. Ca ne te coûtera rien.”
Ben, tiens ! Les femmes ne doutent de rien et prennent vraiment les mecs pour des c…, surtout quand il s’agit de mode.
Convaincre avec la fiche produit
Bien que la partie marchande, par ailleurs, ne révolutionne pas le ecommerce. La fiche produit, par sa simplicité et son interactivité, finira de séduire la cliente friande de petits blousons en cuir à 400$ (j’ai vu le même à 15€ en solde à la Foire au cuir de Bully-les-mines dans le Pas de Calais, mais Mme Commerce m’a répondu que c’était du skaï et que si elle me reprenait à essayer de lui refourguer de la camelote, elle me quittait).
Quelques points forts de la fiche produit :
- Des images zoom suffisamment grandes et nettes (ne compressez pas trop vos images si vous souhaitez qu’elles gardent un bon piqué)
- La visualisation en direct des différentes couleurs pour un même article
Deux solutions dans ces cas là : soit les articles sont pris en photo dans chaque couleur, soit la photo principale est colorisée en fonction des besoins (ce qui est le cas ici) - L’utilisation du service Addthis pour pouvoir diffuser l’offre produit sur les réseaux sociaux


Uniqlo, qui nous avait déjà surpris avec des interfaces plus que délirantes (lire 6 sites de mode, 6 bonnes idées et Ils sont fous ces japonais ! (et ces suédois) sur richcommerce.fr), revient cette fois avec quelque chose de plus sage : la Uniqlo March.
Ici, il s’agit en fait tout simplement de présenter une nouvelle collection sous la forme d’un défilé en faisant appel comme toujours à des gens de la rue (mais beaux et jeunes quand même).

C’est plutôt reposant, agréable à regarder, malheureusement les temps de chargement sont désespérément longs (ou c’est ma machine qui est trop vieille ?) ce qui limite forcément l’intérêt d’une telle démarche commercialement parlant (si c’est trop long, qui va avoir la patience de regarder ?).

Pour acheter, mieux vaut lire couramment le japonais




