Après avoir lu la première partie de cette article, vous êtes inévitablement revenu avec un beau reflex, vous avez fait le tour de vos enfants et de votre maison à mitrailler 14 fois tout l’intérieur, et vous avez certainement fini par prendre un objet ressemblant à l’un de vos produits pour vous rendre compte que ça ne rendait pas grand chose… Dur retour à la réalité… il va falloir aider un peu votre appareil pour arriver à faire ça correctement!

La prise de vue

- Lumière svp ! C’est l’élément le plus important de votre prise de vue. Il faut qu’elle soit diffuse pour ne pas faire des ombres trop tranchées sur le produit, qu’elle soit partout pour ne pas faire d’ombre au sol et bien mettre en valeur le produit, et pour finir, qu’elle soit en quantité suffisante! Pour faire tout ça d’un coup, il y a une solution: la boite à lumière.
Voici 2 tuto [EN] qui vous donneront des idées pour réaliser votre propre boite à lumière adaptée à vos produits:
Pour les petits objets : http://digital-photography-school.com/blog/how-to-make-a-inexpensive-light-tent/
Pour les objets de tailles moyennes: http://www.pbase.com/wlhuber/light_box_light_tent
Pour les grands objets… il va falloir innover en vous inspirant des 2 tutos précédents ;)
Concernant le choix de l’éclairage, vous pouvez prendre ce que vous avez sous la main à partir du moment où c’est assez puissant.

- Et voici venu le moment de “débrayer” votre appareil et de plonger dans les réglages et dans votre manuel. Vous trouverez également de nombreux tutos sur internet sur l’utilisation des réglages et ce qu’ils vous permettent de faire. Dans le cas d’une boite à lumière, il faut impérativement faire une balance des blancs manuelle pour retrouver les bonnes couleurs de vos produits malgré la lumière artificielle. Vous pouvez ensuite jouer sur l’ouverture de l’objectif pour créer du flou ou on contraire le fermer pour que le produit soit bien net partout. Vous pouvez également “monter” manuellement les ISO pour faire l’économie de lampes supplémentaires en profitant du fait que le web est beaucoup plus tolérant au “bruit” que la photo classique. .

- Dernière chose, tout bon photographe utilise le format RAW et non le Jpeg. Dans le cas de photo à destination exclusive du web, je ne suis pas sur que la différence de qualité s’en ressente fortement alors que le temps passé dans le traitement des photos deviendra beaucoup plus important. Donc si vous ne savez pas ce qu’est le RAW, restez en Jpeg….

Le post-traitement

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce sujet passionne beaucoup de monde! Le choix va d’outils professionnels aussi complets que chers, à d’autres parfois contestés mais gratuit voir libre (open-source), en passant par tout ceux fournit à l’achat de votre ordinateur/imprimante/appareil photo/souris/cafetière/

téléphone…

Pour avoir tester plusieurs, voici un couple qui a su me convaincre avec le temps par sa simplicité et sa productivité:

Pour la gestion du catalogue de photo, Picasa est redoutable d’efficacité! Il est très facile à prendre en main, à défaut d’être Open-Source, il est gratuit, il peut faire les retouches essentielles, il permet de créer sa sélection d’images pour les exporter et les redimmensionner en bloc, et au final on gère ses photos à une vitesse déconcertante.

Pour la gestion des retouches avancées, il y a Gimp, le concurrent Open-Source de Photoshop. Tout comme ce dernier, il vous permettra de rajouter du texte, de faire du détourage, d’ajuster un peu mieux certains paramètre, de créer un encart publicitaire à partir d’une photo, etc.. bref, il complète parfaitement Picasa et les deux logiciels vous permettront sans investissement d’arriver à un résultat vendeur en un minimum de temps.

Conclusion

Ce qui m’a tout de suite passionné en découvrant le e-commerce, c’est cette obligation de résultat que l’on a avec la photo. Sans être professionnel, sans avoir le matériel nécessaire, il faut “produire” 1000, 2000, 4000 photos de bonnes qualités au risque de perdre des ventes. Ce n’est pas forcement le cas de tout le monde dans la profession mais ceux qui n’ont pas de photos fournisseurs y sont forcement confrontés… alors il faut s’y mettre, faire des essais, apprendre. On progresse petit à petit pour un résultat pas toujours satisfaisant… mais un beau matin, sans qu’on y ait pris garde, vient la reconnaissance… On croit tout d’abord avoir mal vu, on vérifie plusieurs fois… mais le doute s’estompe, c’est bien votre photo que votre concurrent a pompée outrageusement  ;)

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 Se mettre à la photo dans une petite structure ( Partie 1/2 )Que ce soit parce que l’on a pas la chance d’avoir des photos de fournisseurs et les moyens de s’offrir les services d’un photographe professionnel, ou que l’on souhaite se différencier de la concurrence en proposant des photos de détails exclusives des produits, quand on est encore une petite structure, il peut être nécessaire de se mettre à la photo… et là l’affaire ne se révèle pas du tout évidente: entre le choix du matériel, le choix des logiciels, l’apprentissage de la prise de vue, l’obligation de résultat, les spécificités de chaque produit, la tache peut vite sembler insurmontable.

Pour faire suite à l’article de Cobolian - Les photos, c’est important - qui montre l’intérêt de soigner ses photos, je vais essayer de vous partager quelques repères et astuces pour pouvoir démarrer facilement sans gros investissements.

Remarque générale

La photo à destination exclusive du web n’a pas la même exigence que la photo dite “classique” destinée à être imprimée. Sa définition est très faible comparée à d’autres domaines et il est possible d’en profiter pour alléger le budget et simplifier le traitement. Pour donner un ordre de grandeur, une photo zoomée sur un site d’e-commerce fait entre 0.1 et 0.3 Millions de pixels, une image en plein écran est composée de 1.2 Millions pixels (écran standard) alors qu’une simple photo imprimée 10*15cm nécessite 2 Millions de pixels. Donc contrairement à certains a-priori, le nombre de pixels ne sera pas gage de qualité pour vos photos de produit. Voila, ca c’est dit…

Le matériel

C’est la partie la plus important du budget et le moins que l’on puisse dire, c’est que le choix est vaste! Voici quelques pistes de réflexion pour essayer de réduire ce choix et avoir quelques repères:

- une photo “web” étant d’une résolution très faible, la course au nombre de pixels ne vous concerne pas directement. Tous les appareils seront donc suffisants de ce point de vue.

- il est important d’avoir un appareil débrayable, c’est à dire qui vous permette d’avoir accès à des réglages avancés de votre prise de vue. Vous aurez besoin au minimum d’une balance des blancs manuelle, le réglage des ISOs et bien sur du couple ouverture/vitesse. Bien que ces notions puissent faire fuir un néophyte, elles ne sont pas si compliquées à appréhender une fois l’appareil (et le manuel…) en main.

- le critère prédominant dans la photo reste la qualité de l’objectif, d’où l’intérêt d’investir dans un reflex… ceux-ci sont généralement vendus en “kit” incluant un objectif très polyvalent qui sera parfait pour la vie de famille et les mises en scène large. En ce qui concerne la prise de vue de vos produits, il existe une gamme d’objectifs très performant: les 50mm à focale fixe. Ils sont généralement utilisés pour les portraits. En raison de l’absence de zoom, ils sont bons marchés pour une qualité bien supérieure aux objectifs des “kits”, ce qui en fait un candidat tout trouvé pour les photos de produits.

- Boitier amateur, expert ou professionnel? Honnêtement, il est préférable de réduire le budget du boitier pour acheter un bon 50mm. Si vous avez d’autres intérêts pour la photo qu’uniquement prendre vos produits, faites-vous plaisir ;)

- Canon, Nikon, Pentax, Sony, Panasonic…arghh…. lequel choisir ?
Regardez les 50mm des marques concernées, si ils sont dans votre budget, connus pour leurs qualités, etc..  si vous avez déjà des objectifs chez vous, vérifier leurs compatibilités et profitez-en pour les réutiliser!
Dans l’optique de minimiser son budget à qualité égale, Pentax a un petit avantage: tous les anciens objectifs argentiques sont compatibles avec les boitiers actuels, dont leurs fameux 50mm 1.4 et 1.7 que l’on trouve très facilement en occasion à des prix défiants toute concurrence…

- je crois que l’on a fait le tour.. je sais, ça laisse encore beaucoup de choix! Tant mieux! Vous trouverez forcement dans le tas un superbe appareil qui vous motivera pour apprendre la photo et passer du temps avec. Attention tout de même, il paraitrait que certains nikonistes finissent par dormir avec…

En apparté, mon correcteur orthographique me propose spontanément de remplacer nikonistes par…. canonistes ;)

Donc voila, je vous laisse allez fouiller sur les sites de vos fournisseurs de technos derniers cris habituels et je vous retrouve juste après pour faire un point sur la prise de vue et sur le post-traitement!

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C’est à la lecture d’un post de conseilsmarketing et lors de l’installation d’une nouvelle machine que m’est venu l’idée de ce billet. En faisant la liste des logiciels à réinstaller je me suis dit que cela pourrait servir à certains de nos lecteurs. Mis à part les poids lourds tels Office et Photoshop, il y a pas mal d’outils extrêmement utiles à tous. Je vous livre donc ici une partie de ce que j’utilise tous les jours ou presque, et uniquement des logiciels gratuits pour ce billet (ce qui n’empêche pas de faire un don aux auteurs, toute peine méritant salaire). Rien à voir avec le ecommerce pur, mais plutôt des faciliteurs de quotidien.

Donc, dans un ordre absolument aléatoire, voici cette fameuse liste :

1 - Surfer est désormais l’activité principale de l’homme moderne. A ce titre, comme tout le monde ou presque, j’utilise IE6 Firefox, et quelques plugins :

SEO : Alexa Sparky (moyennement intéressant) -  SEOQuake (vous pouvez aussi tenter rank checker et SEO for FireFox).

Technique :  les 2 extensions indispensables sont Firebug et Yslow. D’ailleurs on en avais déjà parlé ici même en détail. SmushIt peut être également utile afin de voir s’il est possible d’alléger le poids des images.

2 - Pour lire mes mails, et parce que j’aime la fondation Mozilla, c’est Thunderbird qui fait mon bonheur. Gestion multicompte (et webmail : hotmail, gmail…),  plugins à la pelle, suivi des conversations, règles de traitement des messages… Certains le trouvent vieillissant, pour ma part il me semble disposer du nécessaire pour bien bosser. La version 3 devrait arriver prochainement, ce qui devrait faire plaisir à tout le monde. Un peu casse pied à configurer la première fois, Thunderbird n’en est pas moins un must. Couplé à Spamassassin le duo se révèle particulièrement efficace.  De plus, grâce à des outils tels mozbackup la migration et les sauvegardes sont très simples. De plus, Thunderbird est dispo en version portable.

3 - Pour la messagerie instantanée Digsby gère les principaux réseaux (AIM, MSN, Yahoo, ICQ, Google Talk, Jabber, and Facebook Chat) mais ce n’est pas tout ! Il surveille (de ses gros yeux torves) vos comptes mails (Hotmail, Gmail, Yahoo Mail, AOL/AIM Mail, IMAP, and POP), vos comptes  Facebook, Twitter, MySpace et LinkedIn. Malgré sa tête d’oeuf mutant il peut gérer plusieurs comptes Twitter en même temps. Uberpratique. N’est pas encore disponible sur Mac et linux, toutefois il semble que cela soit prévu.

digsby Des outils gratuits pour se faciliter la vie

Si seule la messagerie instantanée vous intéresse, Pidgin est ce qu’il vous faut. IRC en plus.

4 - The Gimp : n’étant pas du tout graphiste, je n’ai vraiment pas besoin d’un poids lourd, riche de fonctionnalités que je n’utiliserai jamais. A ce titre Photoshop par exemple m’est complètement inutile, surtout pour ne l’utiliser quà 2% de ses possibilités. TheGimp est donc parfait pour les quelques retouches dont j’ai besoin.

gimp Des outils gratuits pour se faciliter la vie

5 - Pour visualiser mes photos de vacances, FastStone image viewer fait mon bonheur. Non seulement c’est un visualisateur costaud (beaucoup de formats sont reconnus, dont les psd), mais en plus il permet certains traitements (conversion et redimensionnement par exemple).

6 - Vous avez peut être l’occasion de devoir faire des captures d’écran. Si les la fonctionnalité de base de windows ne vous suffit pas, vous apprécierez l’un des utilitaires suivant : FastStone Capture (version gratuite jusqu’a la 5.3),  Captimag ou encore HyperSnap.

7 - Si vous voulez des photos gratuites (faites attention aux licences) voici deux listes utiles : chez Fredzone, 50 banques et chez fran6art une douzaine.

8 - Comme suite bureautique (traitement de texte et calc principalement), OpenOffice fait la plupart du temps l’affaire. Le seul soucis concerne l’ouverture de tableaux excel pleins de macros. Sur le web, la suite google est assez sympa, surtout pour du collaboratif.

ooo Des outils gratuits pour se faciliter la vie

9 - Ditto est le presse papier ultime. On en avais déjà parlé sur ce même blog. Depuis, j’ai du faire un stage aux copieurs-colleurs anonymes tellement on y prend gout.

10 - Pour le FTP, Filezilla fera votre bonheur. Simple et efficace. Je suis sur qu’il y en a un paquet d’autres, vous pouvez nous les indiquer dans les commentaires.

11 - Concernant la virtualisation, vous pouvez utiliser VMware Workstation ou encore VirtualBox de Sun (Windows et Mac). Très pratique pour tester un OS, une config à la mord moi le noeud. A noter que VMWare propose sur son site des images (souvent sous linux) toutes faites, comprenant un OS et un produit à tester. Virtualbox permet de lancer directement un iso pour installer un système à partir de zéro (par contre je n’arrive pas a dépasser le 800×600 après l’install d’une FEDORA, c’est ballot). J’ai donc pu tester entre autre Windows7 et IE8 sans casser une machine.

12 – Pour du HTML de base, Kompozer fait parfaitement l’affaire. On est loin d’un dreamweaver, mais comme pour photoshop et TheGimp, pas besoin d’un outil super complet pour du travail simple.

13 - Comme éditeur texte, Notepad++ est parfait, d’autant que ses fonctionnalités puissantes peuvent vous sauver la mise. Par exemple en convertissant de l’ANSI en en UTF16 en un coup de cliquette.De plus la coloration syntaxique est du plus pratique. Il en existe beaucoup d’autre, à tester selon l’usage que l’on en fait.

14 - Cobian Backup pour les sauvegardes. Que ce soit pour une machine de bureau ou un serveur, c’est un outil assez complet et efficace. La règle n°1 de l’informatique étant la sauvegarde, il serait dommage de s’en priver.

15 - Foxit Reader est parfais pour lire vos PDF. Pour les générer : pdfcreator.

16 - Webminaria.com est parfait pour enregistrer un tutoriel vidéo. Ceci dit, il existe également Vtute et Wink.

17 - Pour les PowerPoints, tout comme Diagnosite et son fameux post ‘Mythes et réalités du ecommerce‘, vous pouvez utiliser Slideshare pour les partager. Pour les visualiser si vous n’avez pas Powerpoint sur votre machine rien de tel que la visionneuse fournie par microsoft.

18 - Dans la série des utilitaires indispensables une fois testés :  Supercopier. Il facilite les copies/déplacements de fichier en construisant des listes qu’il traite a la file. En cas d’erreur plusieurs choix sont proposés : continuer, passer, ignorer… puis le traitement continue, contrairement à Windows. Seul point négatif : il ne fonctionne pas sous vista. Teracopy ou Piky Basket pourront également vous séduire.

19 - La plupart des softs présentés ici sont disponibles en version portable, traduits en Français, sur la liberkey. Les mises a jour sont automatiques et très réguliéres. Autre avantage pour moi : les sauvegardes. Ainsi pour migrer mails/favoris/préférences diverses sur ma nouvelle machine un simple copié coller du répertoire de la liberkey a suffit. Simple, efficace, rapide. Le bonheur.

20 - Pour la gestion de bugs sur un projet j’en vois qui utilisent soit un tableau excel, soit des mails ou pire encore le téléphone. C’est mal. D’autant que mantis est conçu pour cet usage, est multicomptes, multiprojets… Il existe aussi bugzilla que je n’ai pas testé.

Je ne parle pas ici de iGoogle et de Netvibes pour les feeds, de Google Analytics pour les stats, ou encore de Twitter, del.icio.us et d’autres services hyper connus, vous les connaissez tous (et probablement mieux que moi).

Si vous téléchargez un outils quelconque faites attention, préférez toujours le site de l’éditeur ou un site bien connu. En effet certains petits malins propose ces logiciels gratuits en échange d’un allopass… No comment.

Si vous avez un outil génial à faire connaitre n’hésitez pas à nous en faire part dans les commentaires.






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photo 4 Interview Bruno Lévêque de PrestashopVous le savez, l’open source, le e-commerce, c’est mon dada. Il y a quelques temps de cela, j’ai eu l’occasion de rencontrer Bruno Lévêque, gérant et fondateur de Prestashop, la solution de ecommerce Open Source française la plus prometteuse du moment. Comme il n’avait rien à faire et moi non plus, on a fait une interview que je retranscris là. Bon, je suis un peu à la bourre sur ce coup et j’aurais du publier ça il ya quelques semaines, mais les courses de Noël m’ayant fort occupé, la publication de cette rencontre historique s’est un peu perdue dans le temps. Mais, comme dit le diction, mieux vaut tard que jamais.

Capitaine : hello bruno, t’es là ?
Bruno Lévêque : hello, oui.
Capitaine: on peut parler ?
Bruno : yes dans 2min je fini au téléphone
Capitaine : ok”

En attendant que Bruno veuille bien me répondre, je file mettre un nouveau collant, puis :
Bruno : voila ;-)
Capitaine : ok, bon, je commence : tout d’abord, tu peux me parler un peu de ton parcours ?
Bruno : Passionné d’informatique depuis mon plus jeune âge, j’ai démarré la programmation en QBASIC en 1992. Très rapidement le milieu de l’Internet me fascine et je créé mon premier site Internet en 1996. Je rejoins quelques années plus tard (2002) l’école Epita-Epitech qui me permettra de créer PrestaShop en tant que projet de fin d’études avec cinq autres ingénieurs.
Sur le plan purement professionnel, j’ai travaillé pour LeGuide.com de 2000 à 2005, et également pour la société Unlost (2005 à 2007) éditrice du site 24h00.fr
(Patrick Robin), début 2007 je monte PrestaShop avec mon associé Igor Schlumberger.

(NDCC : Igor Schlumberger est aussi le fondateur de LeGuide.com)

Capitaine : et pourquoi une solution de e-commerce ?
Bruno : L’e-commerce était pour moi la voie toute tracée permettant de lier le milieu de la vente et informatique, qui sont les deux domaines par lesquels j’étais attirés après le bac.
Capitaine : d’accord, et pourquoi l’open source ? (je sais, c’est plus facile et plus court de poser les questions)
Bruno : L’Open-Source reste encore de nos jours un modèle atypique, cependant de mieux en mieux perçu par les internautes. Pour ma part l’Open-Source permettait un meilleur partage de l’information, une réactivité supérieure aux logiciels propriétaires ainsi qu’une force d’innovation permanente, ce qui est essentiel dans notre secteur. Ces trois critères permettent aux logiciels Open-source de se démarquer en crééant un véritable cercle vertueux.
Capitaine : Comment s’est passé le développement de Prestashop ? Avez-vous démarré from scratch ou bien avez-vous rémployé des briques d’une autre application ? Combien de personnes ont travaillé sur le projet et pendant combien de temps ?
Bruno : Plusieurs profils sont à l’origine de PrestaShop : Cinq développeurs de l’école Epitech (M. Morel, M. Saintot, M. Da-Silva, M. Borde et moi-même), deux marchands (Vert-tiges.com, Bonsai-ka.com ainsi qu’Igor Schlumberger (ex CEO LeGuide.com). Nous avons dans un premier préparé un état des lieux sur la base des 15 applications les plus utilisées dans le secteur (propriétaires ou libres) dont OsCommerce. Par la suite les marchands nous ont aidé à co-rédiger un cahier des charges le plus complet possible. Nous nous sommes essentiellement appuyé sur les points faibles d’OsCommerce pour nous démarquer. On peut toutefois citer l’application Drupal, soutenue par Igor Schlumberger, qui nous a beaucoup aidé dans la réalisation de notre système de modules.
Le projet a nécessité sur les deux premières années environ 3000 heures de travail
Capitaine : Impressionnant ! Pour l’instant, Prestashop en est à sa première version (la 1.1 si j’ai bien compris). Comment se différencie-t-elle de ses concurrents les plus proche (le vieux osCommerce et le tout neuf Magento) ?
Bruno : Parmi les éléments différenciants avec OsCommerce on peut notamment citer : un système de module (fini l’installation des contributions à la main !, une gestion des thèmes graphiques, un outil d’installation et de mise à jour simplifié, un travail significatif sur l’aspect SEO ou encore un back-office multi-utilisateurs avec gestion des droits). Par rapport à notre confrère (il n’y a pas de véritable concurrence dans l’Open-Source) américain Magento, nous avons pris parti de ne pas délocaliser notre activité à l’étranger. Nous estimons qu’il est nécessaire d’offrir à la communauté Open-source, aux agences et utilisateurs une réactivité en limitant les intermédiaires. PrestaShop a moins communiqué que Magento sur le plan marketing mais a fait ses preuves avec d’ores et déjà 15 000 boutiques en production  et gère très bien les problématiques de montée en charge.
(le chiffre qui m’a été donné par un partner Magento est de 700 boutiques en prod au 25 septembre 2008, à vérifier)
Capitaine : Justement, à propos de boutiques. Peux-tu me citer quelques grands noms (ou moins grands) du e-commerce qui ont utilisé Prestashop ?
Bruno : Parmi les boutiques les boutiques bien établies utilisant le logiciel PrestaShop, on peut notamment citer 4-Pieds, Azzaro, Smallable ou encore la place de marché Madeleine Market (Fauchon, Prunier, Veuve Clicquot…)
Capitaine : Si j’étais e-commerçant (heureusement, je ne le suis pas), mais qu’est-ce qui pourrait me pousser à utiliser Prestashop plutôt qu’un Magento ? Est-ce que c’est plus cher ? Moins cher ? Cher comment ?
Bruno : De nombreux e-commerçants se sont lancés avec PrestaShop à coût zéro, ce n’est pas un mythe. Les points clés sont la facilité de prise en main, la communauté très active (avec notamment un peu plus de 25% d’e-commerçants PrestaShop en France) ou encore quelques killers feature que nous dévoilons et dévoilerons dans les semaines à venir. En terme de “chereté”, la société PrestaShop propose (à ceux qui le désirent) un accompagnement sur le graphisme, le développement ou la formation à partir de 50 euros.
Capitaine : Ok. Je sais aussi que Prestashop travaille avec des web agencies comme partenaires. Combien sont “agréés” Prestashop aujourd’hui ? Et en trouve-t-on ailleurs qu’en Région Parisienne ?
Bruno : Nous travaillons en collaboration avec des agences, petites ou grandes, en île de France, dans les autres régions, mais également à l’étranger. Parmi les agences s’intéressant au logiciel PrestaShop ou peut par exemple citer Altima (région Nord), Smile (Ile de France) ou encore Quadra Informatique (Région Est). L’objectif est de s’appuyer sur des agences ayant de solides compétences autour du logiciel, contribuant à ce dernier et également ayant la notion du “travail bien fait”.
Capitaine : Qu’est-ce qui nous attend dans la prochaine version ?
Bruno : Quelques bonnes surprises sont à prévoir dans la prochaine version 1.2 de PrestaShop : une amélioration significative concernant l’échange de données avec les autres applications, des performances accrues, un moteur de recherche multi-critères dynamique et également quelques killer features.
Capitaine : A ce propos, avec quelles autres applications Prestashop peut ou a déjà été interfacé ? Je pense à des ERP comme SAGE ou Tiny ERP ?
Bruno : Actuellement nous avons développé de façon spécifique est import/export pour certaines boutiques. Parmi les logiciels s’interfaçant correctement avec PrestaShop il y a CEGID, Orliweb, EBP (en cours) et tous les logiciels acceptant l’échanges de données par fichier CSV (la majorité d’entre eux)
Par ailleurs, nous travaillons avec la communauté sur un module TinyERP, qui est très répandue et à déjà fait ses preuves auprès de nombreux utilisateurs.
Capitaine : Un point que j’avais oublié. En terme de référencement, comment est-ce géré ?
Bruno : PrestaShop met en avant plusieurs fonctionnalités essentielles liées aux SEO : la réécriture d’URL (avec possibilité de la personnaliser), le respect scrupuleux des normes W3C, une mise en oeuvre efficace de la sémantique XHTML (balises <h1>, listes à puces…etc) ou encore un système de nuages de tag comme sur les blogs. Du néophyte à l’utilisateur averti, PrestaShop permet une prise en main rapide de l’aspect référencement sous toutes ses coutures
Capitaine : ok, bon, je pense qu’on a déjà fait un premier tour assez complet. Tu aurais quelque chose à rajouter ? Une killer feature ?
Bruno : Nous venons de finaliser avec l’aide la communauté un outil de suivi des apporteurs d’affaires. Force est de constater que de nos jours les marchands investissent sur plusieurs tableaux (Google Adwords, l’affiliation, les blogs…) mais maîtrisent très peu l’impact réel sur leur business.
C’est pourquoi nous avons développé un outil qui “apprend” au fur et à mesure d’où vient le trafic, les comptes clients, les ventes, et qui fourni des informations très précises à ce sujet.
Bruno : Concrètement un marchand sera capable de connaître en quelques clics le taux de transformation d’une opération marketing, produit par produit au jour le jour. Dans un second temps, il pourra même désactiver par un simple clic les produits peu performants chez certains partenaires !
Capitaine : oh là là là ! C’est trop fou, je vais me télécharger Prestashop tout de suite et me mettre à faire du e-commerce.
Bruno : ;-))))
Capitaine : bon, ok, merci, c’était très sympa de m’accorder un peu de ton temps
Bruno : Ce fut un plaisir, je suis un fervent lecteur du blog depuis ses tous débuts !
Bruno : ++ bonne soirée Olivier
Capitaine : Nooooooon, il ne faut pas dire mon vrai nom !!”

>> Télécharger Prestashop

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