Après avoir lu la première partie de cette article, vous êtes inévitablement revenu avec un beau reflex, vous avez fait le tour de vos enfants et de votre maison à mitrailler 14 fois tout l’intérieur, et vous avez certainement fini par prendre un objet ressemblant à l’un de vos produits pour vous rendre compte que ça ne rendait pas grand chose… Dur retour à la réalité… il va falloir aider un peu votre appareil pour arriver à faire ça correctement!
La prise de vue
- Lumière svp ! C’est l’élément le plus important de votre prise de vue. Il faut qu’elle soit diffuse pour ne pas faire des ombres trop tranchées sur le produit, qu’elle soit partout pour ne pas faire d’ombre au sol et bien mettre en valeur le produit, et pour finir, qu’elle soit en quantité suffisante! Pour faire tout ça d’un coup, il y a une solution: la boite à lumière.
Voici 2 tuto [EN] qui vous donneront des idées pour réaliser votre propre boite à lumière adaptée à vos produits:
Pour les petits objets : http://digital-photography-school.com/blog/how-to-make-a-inexpensive-light-tent/
Pour les objets de tailles moyennes: http://www.pbase.com/wlhuber/light_box_light_tent
Pour les grands objets… il va falloir innover en vous inspirant des 2 tutos précédents ;)
Concernant le choix de l’éclairage, vous pouvez prendre ce que vous avez sous la main à partir du moment où c’est assez puissant.
- Et voici venu le moment de “débrayer” votre appareil et de plonger dans les réglages et dans votre manuel. Vous trouverez également de nombreux tutos sur internet sur l’utilisation des réglages et ce qu’ils vous permettent de faire. Dans le cas d’une boite à lumière, il faut impérativement faire une balance des blancs manuelle pour retrouver les bonnes couleurs de vos produits malgré la lumière artificielle. Vous pouvez ensuite jouer sur l’ouverture de l’objectif pour créer du flou ou on contraire le fermer pour que le produit soit bien net partout. Vous pouvez également “monter” manuellement les ISO pour faire l’économie de lampes supplémentaires en profitant du fait que le web est beaucoup plus tolérant au “bruit” que la photo classique. .
- Dernière chose, tout bon photographe utilise le format RAW et non le Jpeg. Dans le cas de photo à destination exclusive du web, je ne suis pas sur que la différence de qualité s’en ressente fortement alors que le temps passé dans le traitement des photos deviendra beaucoup plus important. Donc si vous ne savez pas ce qu’est le RAW, restez en Jpeg….
Le post-traitement
Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce sujet passionne beaucoup de monde! Le choix va d’outils professionnels aussi complets que chers, à d’autres parfois contestés mais gratuit voir libre (open-source), en passant par tout ceux fournit à l’achat de votre ordinateur/imprimante/appareil photo/souris/cafetière/
Pour avoir tester plusieurs, voici un couple qui a su me convaincre avec le temps par sa simplicité et sa productivité:
Pour la gestion du catalogue de photo, Picasa est redoutable d’efficacité! Il est très facile à prendre en main, à défaut d’être Open-Source, il est gratuit, il peut faire les retouches essentielles, il permet de créer sa sélection d’images pour les exporter et les redimmensionner en bloc, et au final on gère ses photos à une vitesse déconcertante.
Pour la gestion des retouches avancées, il y a Gimp, le concurrent Open-Source de Photoshop. Tout comme ce dernier, il vous permettra de rajouter du texte, de faire du détourage, d’ajuster un peu mieux certains paramètre, de créer un encart publicitaire à partir d’une photo, etc.. bref, il complète parfaitement Picasa et les deux logiciels vous permettront sans investissement d’arriver à un résultat vendeur en un minimum de temps.
Conclusion
Ce qui m’a tout de suite passionné en découvrant le e-commerce, c’est cette obligation de résultat que l’on a avec la photo. Sans être professionnel, sans avoir le matériel nécessaire, il faut “produire” 1000, 2000, 4000 photos de bonnes qualités au risque de perdre des ventes. Ce n’est pas forcement le cas de tout le monde dans la profession mais ceux qui n’ont pas de photos fournisseurs y sont forcement confrontés… alors il faut s’y mettre, faire des essais, apprendre. On progresse petit à petit pour un résultat pas toujours satisfaisant… mais un beau matin, sans qu’on y ait pris garde, vient la reconnaissance… On croit tout d’abord avoir mal vu, on vérifie plusieurs fois… mais le doute s’estompe, c’est bien votre photo que votre concurrent a pompée outrageusement ;)




Vous le savez, l’open source, le e-commerce, c’est mon dada. Il y a quelques temps de cela, j’ai eu l’occasion de rencontrer Bruno Lévêque, gérant et fondateur de 