Ben quoi ? Tant qu'elle roule... (photo par Ferdinand Reus)

Connaissez-vous bien votre site ?

Un site web, c’est comme un conjoint : à force de vivre avec, vous n’en voyez plus les défauts. Prenez-moi, par exemple : au début de notre vie commune, ma femme ne supportait pas, lorsqu’ils étaient sales, que je roule mes collants en boule en bas de mon lit, avant de les ramasser un jour pour les mettre au panier à linge. Elle n’a jamais réussi à corriger cette habitude chez moi et maintenant elle ne s’en préoccupe plus. Est-ce pour autant que le défaut à disparu ? Bien sûr que non. Je continue à rouler en boule mes collants et à les balancer dédaigneusement au bas de mon lit sans plus y faire attention. Et si quelqu’un venait à rentrer dans ma chambre, il serait sans doute choqué par le chaos provoqué par ce petit tas de soie éparse.

Paradoxe du vieux conjoint

Croyez-le ou non, un site web est comme un vieux conjoint plein de mauvaises manières auquel l’autre ne ferait plus attention, par habitude, par faiblesse et par résignation. Bien sûr, les bugs les plus voyants et les plus bloquants ont été rapidement corrigés, mais la cohorte des petits défauts continue à parsemer votre cash-machine de petits accrocs sans que vous vous décidiez vraiment un jour à les éliminer. Avec le temps, vous et votre site finissez par ressembler à un de ces vieux couples enkysté dans ses habitudes pour votre plus grand confort, mais PAS POUR CELUI de vos visiteurs. Et bien sûr, c’est là que le bât blesse.

Un site est un lieu public, et non pas un espace privatif, qui doit présenter une apparence impeccable aux yeux de vos visiteurs qui sont là pour s’informer ou pour acheter et certainement pas pour subir les effets de votre négligence et de votre procastination pathologique.

  • Bien sûr, ce n’est pas grave si la gestion des erreurs sur votre formulaire n’est pas terrible : VOUS connaissez la parade et imaginez que vos clients la trouveront aussi.
  • « Ah oui, le bouton acheter est placé un peu trop sous la ligne de flottaison, mais bon, il suffit de pousser un peu la molette de la souris pour le trouver, ce n’est pas si difficile que ça. »
  • Comment ? Le moteur de recherche renvoie des résultats curieux quand je tape « télévéseur » (véridique : un de nos testeurs écrivait comme il parlait). Ce n’est pas grave, il suffit d’utiliser la navigation pour trouver les « téléviseurs »

Corriger les mauvaises habitudes

La liste des défauts est longue et vous n’avez pas tellement le temps de vous préoccuper de ces détails qui, de toutes façons, n’impactent pas vos ventes. Surtout que votre prestataire vous demande à chaque fois des sommes astronomiques de jour hommes pour les corriger. Alors bon…

Seulement voilà : sans que vous en ayez conscience, l’ensemble des défauts de votre site finit par peser lourdement sur l’expérience client que vous offrez à vos utilisateurs. Et plus le temps passe, plus cette expérience se dégrade, car continuellement, bien sûr, vous continuez à rajouter des fonctionnalités, à tester des trucs pour voir, sans jamais mesurer leur impact sur vos internautes, sans jamais les tester. Et bout de quelques années, votre site est devenu un enchevêtrement de trucs et de bidules plus ou moins ergonomiques, décidés au feeling, mais finalement, vous n’avez pas vraiment idée de ce que ressentent les internautes en surfant sur votre site. Sûrement le plaisir indicible de se mettre en couple avec un vieux conjoint perclus de vieilles habitudes de célibataires :  une expérience très difficile.

Et alors, me direz-vous ? Et alors, une mauvaise expérience client, ce sont, par extension, de mauvaises ventes : un site peu pratique, pleins de petits défauts, est un monstre qui fait fuir les utilisateurs. Et vous aurez beau mettre des montagnes d’euros dans l’achat de trafic pour faire venir toujours plus de monde, ce n’est pas pour autant que vous transformerez plus (ça vous parle, ça, non ?).

Esquisse de solutions

Dès lors que vous aurez pris conscience de cela, vous vous demanderez donc comment faire pour améliorer l’expérience client sur votre site. Et aujourd’hui, je pense qu’il existe de nombreux prestataires pour vous y aider. Les uns prônent les web analytics, les autres les tests utilisateurs. Il n’existe certainement pas une méthode unique , mais plutôt un mélange de techniques qui permettent d’améliorer l’expérience client et, par conséquent, la transformation :

  • les web analytics
  • les test utilisateurs
  • les tests A/B et multivariés

Une combinaison des trois savamment dosé vous permettra sans aucun doute de donner un nouveau souffle non seulement à votre performance commerciale, mais aussi à votre relation client et à votre e-réputation.

Auteur de ce billet : Olivier Sauvage est le fondateur de Capitaine-Commerce.com. En plus de super-héros à collants verts, il propose désormais via weXperience, sa nouvelle web agency, des services autour de la conception et l'optimisation de l'expérience client pour le web.


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J’abordais le sujet des microformats, il y a tout juste un mois, au travers d’un billet SEO :

« Certaines informations sur les produis (prix, marque, évaluations) peuvent aujourd’hui être formatées dans le corps de vos pages, en n’utilisant que des classes et attributs XHTML, afin d’être réutilisées comme métadonnées par Google. Il s’agit des microformats, un des pendants du Web sémantique. »

Voyons aujourd’hui de quoi il s’agit.

Définition des microformats [Wikipedia]

Un microformat (parfois abrégé sous μF ou uF) est une approche de formatage de données basé sur le web qui cherche à réutiliser le contenu existant comme les métadonnées, en n’utilisant que des classes et attributs XHTML et HTML. Cette approche est conçue pour permettre à l’information destinée aux utilisateurs finaux (comme le carnet d’adresses, les coordonnées géographiques, les événements et autres données en rapport) d’être traitée automatiquement par le logiciel ou robot d’un moteur de recherches.

Même si le contenu des pages web est déjà capable techniquement d’être « traité automatiquement », et cela depuis la conception du Web, il existe certaines limites. Ceci parce que les balises traditionnelles de marquage étaient utilisées pour afficher l’information sur le Web et non pas pour décrire ce que voulait dire l’information. Les microformats sont destinés à combler ce fossé en attachant de la sémantique, et par conséquent éviter d’autres méthodes plus compliquées de traitement automatisé, comme le traitement du langage naturel ou le screen scraping. L’utilisation, l’adoption et le traitement des microformats permet aux éléments de données d’être indexés, cherchés, sauvegardés ou référencés de manière à ce que l’information puisse être réutilisée ou combinée.

Les microformats actuels permettent l’encodage et l’extraction d’événements, d’informations de contact, de relations sociales et ainsi de suite.

Un peu d’histoire autour des microformats

L’idée du Web sémantique ne date pas d’hier mais plutôt de 15 ans. La notion de métadonnées a été abordée très tôt, dès 1994, par son inventeur Tim Berners-Lee. C’était lors de la conférence WWW 94 où fut annoncée la naissance du W3C.

Web sémantique et métadonnées ont ensuite été abordés moult fois, ici, là et ailleurs. Au sein de sujets SEO mais également et surtout au travers de l’intégration normée et valide (XHTML, CSS, W3C, CHIC etc.).

Les microformats ont ensuite émergé d’un mouvement pour rendre les éléments de données reconnaissables, aptes à pouvoir être traités automatiquement par le logiciel, tout en étant directement lisibles par les utilisateurs finaux. En parallèle à la croissance de la communauté des microformats et sous impulsion de CommerceNet, microformats.org a été fondé.

Notons toutefois que, ni CommerceNet ni Microformats.org ne sont un corps de standards.

Ainsi, les microformats ne sont pas nouveaux, une simple recherche suffit pour s’en rendre compte. Fred Cavazza abordait le sujet en 2005 sur son blog – Connaissez-vous les micro-formats ?. Autre exemple : en 2007, Chris Messina, John Allsopp, Tantek Çelik, Jeremy Keith et autres acolytes s’organisaient un diner microformats à San Francisco.

Google, microformats et référencement naturel

Tout simplement parce que Google utilise officiellement, depuis moins d’un an, les microformats pour améliorer ses pages de résultats de recherches, et ce, en qualifiant la description (snippet) des pages indexées. Je vous invite à lire l’article sur Google Webmsater central blog au sujet des descriptions enrichies.

Comprendre une description enrichie

Comprendre une description enrichie

Notons que, régulièrement, Google introduit de nouveaux formats de descriptions, dernier format en date : la description enrichie liée aux événements. Ou comment, pour le site d’une salle de spectacle, Google remonte, liste et trie par date, les futurs événements de la dite salle directement à partir d’une page de résultats.

Description enrichie pour les événements

Description enrichie pour les événements

Google a donc reconnu officiellement certains microformats proposés par microformats.org. Cela se traduit par une simple propriété, un simple nom de classe XHTML (class=) à apporter sur vos balises. Le robot Google pourra ensuite récupérer et utiliser pour ses pages de résultats, une information se trouvant au sein de votre site dans telle balise avec tel nom de classe.

Face aux améliorations proposées par Google, le sujet des microformats revient ainsi au coeur des débats. Nous verrons un peu plus bas, que, Google propose même aujourd’hui, un outil pour tester une page microformatée avec prévisualisation de la future description enrichie.

En outre, si vous avez lu le billet – Améliorer mon taux de clics sur la page de résultats Google ? J’optimise mes descriptions ! – vous savez que Google n’opte pas toujours pour la description (snippet) offrant le meilleur taux de clic sur vos pages indexées. Il vous faut donc impérativement optimiser vos balises META DESC (<meta name=’description’>) afin de maximiser les résultats.

Dorénavant, l’utilisation des microformats peut vous donner encore plus de contrôle sur la manière dont les descriptions de vos pages sont proposées dans la SERP (page de résultats de recherches Google). Si vous êtes en cours de développement d’un site Internet, je vous recommande fortement d’inclure dès à présent les microformats sur toutes vos pages. En outre, pour les utilisateurs Wordpress ou Magento, les changements sont relativement simples à apporter.

Voyons ensemble les microformats utiles au e-commerce : hProduct et hReview.

Les microformats liés aux avis : hReview

Lorsque des commentaires ou avis sont balisés à l’aide des microformats sur vos pages, Google peut les identifier et en rendre une partie visible dès ses propres pages de résultats. Les éléments de commentaires, tels que une note ou un prix moyen, peuvent aider les utilisateurs à identifier les pages avec un contenu de qualité et donc les inciter à visiter votre lien plutôt que celui du concurrent.

Vous pouvez baliser chaque commentaire individuellement (ex. l’avis de la rédaction sur un produit), ou agréger plusieurs informations issues de commentaires – ex. : la note moyenne, le nombre total de commentaires etc.

Il vous faudra utiliser le format commentaire individuel pour les pages contenant un seul avis (c’est le cas sur un article de blog). Pour des pages contenant plusieurs avis, optez pour le format d’agrégation. Si vos pages contiennent les deux, (ex.: l’avis du webmaster plus des avis clients), vous pouvez opter pour l’un ou pour l’autre.

L’avis ou le commentaire individuel

Description enrichie (microformats : hReview)

Description enrichie (microformats : hReview)

hreview Nom de classe racine.
item (itemreviewed) Cette propriété item est requise. Elle doit avoir au minimum le nom (en utilisant la sous-propriété « fn » – le texte formaté correspondant au nom) de votre produit (un hReview ne décrit seulement qu’un item), devrait fournir au moins un URI (« url ») pour l’item, et peut fournir au moins une URL vers une photo ou une représentation (« photo ») de l’item.
rating La propriété optionnelle rating est un nombre entier [1.0 – 5.0]. Vous pouvez utiliser une autre échelle grâce aux alternatives optionnelles worst (par défaut:1.0) et/ou best (par défaut:5.0).
reviewer La propriété optionnelle reviewer spécifie la personne qui a écrit la critique. Si l’auteur de la critique est spécifié, une hCard représentant l’auteur de la critique doit être fournie. Pour les critiques anonymes, utilisez « anonymous » (sans guillemets) pour le nom propre de la critique.
dtreviewed La propriété optionnelle dtreviewed doit fournir un « date time » absolu ISO8601 du moment où la critique a été écrite ou autrement publiée.
description Cette propriété optionnelle contient le texte clair représentant l’opinion écrite du critique. Le champ peut inclure un balisage valide XHTML (par ex. des paragraphes).
summary Une courte description optionnelle de l’avis.

Exemple d’utilisation :

<div class="hreview"><span class="item">
<span class="fn">T-shirt American Apparel</span>
</span>
L'avis de la rédaction par <span class="reviewer">Kevin HA</span> le
<span class="dtreviewed">
6 Janvier<span class="value-title" title="2010-01-06">
</span>.
<span class="summary">American Apparel, les basiques tendances made in USA</span>
<span class="description">Ce t-shirt American Apparel vert prend tout son sens
lorsqu'il est revêtu par le Capitaine Commerce</span>
Notre note :
<span class="rating">4.5</span>
</span></div>

Les avis ou commentaires multiples

Google est également capable de réutiliser des données issues de plusieurs commentaire et/ou notes. Exemple ci-dessous, d’un restaurant ayant reçu 15 avis avec une note de 8/10. La description riche s’affiche de cette manière :

Description enrichie (microformats : hReview-aggregate)

Description enrichie (microformats : hReview-aggregate)

hreview-aggregate Nom de classe racine. Tout le contenu agrégé concernant les avis d’utilisateurs, doit être embarqué dans un élément assigné à la propriété racine obligatoire.
item (itemreviewed) Cette propriété item est requise. Elle doit avoir au minimum le nom (en utilisant la sous-propriété « fn » – le texte formaté correspondant au nom) de votre produit (un hReview ne décrit seulement qu’un item), devrait fournir au moins un URI (« url ») pour l’item, et peut fournir au moins une URL vers une photo ou une représentation (« photo ») de l’item.
rating La propriété optionnelle rating est un nombre entier [1.0 – 5.0]. Vous pouvez utiliser une autre échelle grâce aux alternatives optionnelles worst (par défaut:1.0) et/ou best (par défaut:5.0).
count Propriété optionnelle stipulant le nombre total d’avis pour le produit.
votes Propriété optionnelle spécifiant le nombre de personnes ayant voté sans pour autant laisser de commentaire. Il est possible de spécifier la propriété count, votes ou les deux.
summary Une courte description optionnelle de l’avis.

Exemple d’utilisation :

<div class="hreview-aggregate">
   <span class="item">
      <span class="fn">T-shirt American Apparel</span>
   </span>
   <span class="rating">
      <span class="average">8</span> sur
      <span class="best">10</span>
   </span>
   basée sur
   <span class="votes">24</span> notations.
   et <span class="count">5</span> commentaires d'utilisateurs.</div>

Les microformats liés aux produits : hProduct

Actuellement, Google expérimente un balisage dédié aux produits, les informations récupérées ne sont pas encore utilisées dans la SERP, mais ce n’est qu’une question de temps.

Chaque produit peut être qualifié avec un certains nombre de propriétés : le nom, la catégorie, le prix et la marque. Pour que Google utilise vos informations, il est indispensable de labelliser vos produits à l’aide de ces propriétés.

Concernant les produits, Google reconnait les propriétés suivantes :

hproduct Nom de classe racine. Tout le contenu de votre produit doit être embarqué dans un élément assigné à la propriété racine obligatoire.
fn Contient le nom du produit (texte). Utilisez une seule fois la propriété obligatoire fn.
brand La propriété optionelle brand est utilisée pour identifier la marque du produit. Dans certains cas, il peut s’agir d’un fabricant il faudra dans ce cas utiliser une hCard.
category Pour spécifier la catégorie du produit (telle qu’un t-shirt, un livre ou encore un jeu vidéo), utilisez la propriété optionnelle category. Il est possible de l’utiliser plusieurs fois dans hProduct. Bon à savoir : vous pouvez aussi transformer le contenu des catégories en tags en créant des liens pour chacune et en ajoutant la propriété rel= »tag » sur les <a>.
price La propriété optionnelle price spécifie le prix du produit. Le contenu prix à l’intérieur de l’élément assigné class= »price » peut apparaître dans le format de la devise/monnaie. C’est un nombre avec une virgule flottante écrite avec un point et le prix doit rester unique.
description Utilisez la propriété optionnelle description pour y ajouter le contenu décrivant le produit.
photo Vous pouvez assigner la propriété optionnelle photo, autant de fois que vous le voulez, pour toutes les images ou liens vers des images dans votre contenu produit.
url La propriété optionnelle url  peut être assignée à un lien qui redirige vers une page web contenant des informations détaillées sur le produit.

Notons qu’il existe d’autres propriétés (identifier ou encore listing) mais ces propriétés ne sont, a priori, pas (encore) reconnues par Google.

Exemple d’utilisation :

<div class="hproduct">
   Marque : <span class="brand">American Apparel</span>
   <span class="category">T-shirts</span>
<h1 class="fn">T-shirt vert du Capitaine</h1>
Disponible à partir de
   <span class="price">29.95 €</span>.
   <span class="description">Tee shirt manches courtes. Col rond.
   Surpiqûres contrastées à la base et aux bas des manches. Jersey 100% coton.
</span>
   <a class="url" href="http://maboutique.exemple.com">Plus de détails sur le t-shirt
   vert du Capitaine</a></div>

Étapes de mise en place des microformats

1. Vérifiez et, si besoin est, mettez à jour la validation de votre site Web aux normes W3C (soyez sur de bénéficier d’un site valide).

2. En utilisant les propriétés reconnues par Google, ajoutez à vos pages les classes nécessaires détaillées ci-dessus. Aidez-vous également des différentes ressources Google et du Wiki dédié aux microformats.

3. Soumettez ensuite vos pages à l’outil de test Google – l’erreur “Insufficient data to generate the preview” s’affiche ? Vérifiez que votre site est bien valide (étape 1) et prenez soin d’utiliser un nombre suffisant de propriétés pour prévisualiser votre description riche.

4. Pour terminer, faites savoir à Google via ce formulaire, que vous êtes l’un des premiers sites e-commerce français à adopter l’utilisation des microformats.

Malgré une prise en compte non garantie de votre site par Google, il existe aucune raison de ne pas inclure dès à présent les microformats sur vos pages. Notons que, bénéficier de données web structurées est dans tous les cas bénéfique, voire nécessaire , à l’optimisation du référencement naturel.

Des sites comme : MashableLinkedInUrbanspoon et beaucoup d’autres ont, d’ores et déjà, adopté les microformats.

Et vous ? Avez-vous mis en place les microformats sur votre site ? Allez-vous procéder à leur implantation ? N’hésitez pas à partager vos avis via les commentaires.

Lectures complémentaires à propos des microformats

Pour aller plus loin :

Google Engineering Explains Microformat Support in Searches – interview sur oreilly.com d’un ingénieur Google à propos des microformats [eng]

The Yahoo! Search Open Ecosystem – Yahoo Search Blog, à propos du web sémantique et des microformats [eng]

Google Rich Snippets Tips and Tricks – Astuces à propos des descriptions enrichies [eng]

Using Microformats to extend Web Analytics tagging – article de Dennis Mortensen (Yahoo), à lire absolument sur le futur des microformats et du Web Analytics. [eng]

Pour vous aider :

Google Webmaster Central à propos du hProduct [eng]
Wiki sur les microformats (microformats.org) à propos du hProduct [fr]

Google Webmaster Central à propos du hReview [eng]
Wiki sur les microformats (microformats.org) à propos du hReview [fr]

Auteur de ce billet : Kevin HA - Plongeur dans les méandres du Web, il arpente les ruelles de l'Internet depuis 2000. Geek passionné, en 2009 il fonde TAKT, entité qui crée et gère plusieurs sites e-commerce. Référenceur à ses heures perdues, e-marketeur de formation, parfois même intervenant et webdesigner, retrouvez-le sur Twitter, sur Facebook ou sur son lifestream.


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Après « Comment parler aux développeurs ?« , revenons à un peu de sérieux avec cette interview exclusive de Stéphane Hamel, un « big chief » du référencement, par notre compatriote nordique (et parfois auteur de ce blog), Nicolas Malo.

Capitaine Commerce


nicolas-hamelStéphane Hamel est l’un des principaux pionniers du Web Analytics en Amérique du Nord et il vient de publier le WAMM (Web Analytics Maturity Model disponible gratuitement ici) qu’il a réalisé dans le cadre d’un travail de recherche de 18 mois à l’Université Laval de Québec. Stéphane est aussi membre du conseil d’administration de la Web Analytics Association (lire cette interview pour plus d’informations ). Il sera de passage à Lille dans le cadre de la tournée européenne de sa formation « Roadmap pour un Web Analytics gagnant », formation organisée par Hub’Sales avec deux dates au choix : le jeudi 18 mars et le vendredi 19 mars (programme complet, tarifs et inscription sur le site d’Hub’Sales, tarif préférentiel pour toute inscription validée avant le 31 janvier 2010).

Nicolas Malo : Bonjour Stéphane. Peux-tu expliquer à quoi correspond le WAMM pour les non-initiés ?

Stéphane Hamel : J’aime les acronymes ! Puisque j’ai une grande expérience des affaires électroniques (NDLR e-business pour nos lecteurs de France) et de la mesure de performance en ligne, l’Université Laval avait suggéré que mon projet de fin de Maîtrise en Gestion des Affaires Électroniques (MBA) porte sur la création d’un cours sur ce sujet. J’ai rapidement constaté qu’un tel cours ne pouvait simplement porter sur l’historique du web analytics, les concepts de bases ou comment implanter les solutions et les utiliser. Mon expérience de services-conseils auprès de nombreux clients m’indiquait également qu’il y avait manifestement quelque chose d’incorrect dans l’approche conventionnelle puisqu’une majorité des entreprises n’arrivent toujours pas à obtenir les résultats escomptés. Du même coup, mes années d’études me dictaient que les entreprises font faces à de nombreux autres défis et que le web analytics repose essentiellement sur des disciplines qui existent depuis fort longtemps.

D’où les questions essentielles: Quels sont les facteurs de succès du web analytics ? Quelles sont les dimensions qui supportent un tel succès ? Comment établir si une entreprise est en bonne voie de réussir, ou risque plutôt l’échec ?
Le WAMM est une proposition de modèle de maturité basé sur les critères de succès clés (« Critical Success Factors ») conduisant à l’utilisation efficace de l’analytique afin de prendre des décisions éclairées et d’optimiser les processus d’affaires en ligne.

Nicolas Malo : Comment es tu arrivé au constat qu’il était nécessaire de formaliser un modèle de maturité en Web Analytics ?

Stéphane Hamel : Certains de mes collègues de l’industrie doutent du bien-fondé d’un modèle de maturité sur la base que chaque entreprise est différente et que les modèles ne fonctionnent tout simplement pas. Un modèle n’est pas un dogme ; un modèle n’est pas parfait… à preuve, nous pestons souvent contre les modèles météorologiques qui ne peuvent prédire la météo du weekend! Un modèle est une représentation simplifiée d’une réalité plus complexe. Ce qui est inclus relève des hypothèses, des observations et de ce que nous comprenons d’un concept. Il évolue en fonction des avancements et du développement de nouvelles théories et de leurs validations.

L’aspect « Maturité » du modèle permet de décrire les éléments essentiels provenant de diverses disciplines afin de passer graduellement d’un mode artisanal, plutôt chaotique et improvisé, à une approche mature, structuré et discipliné.
Le bénéfice essentiel d’un modèle de maturité demeure la discussion et la réflexion qu’il initie au sein de l’organisation. Il permet à l’équipe de se questionner sur les objectifs à atteindre et sur l’état actuel de la situation et ainsi, d’agir en conséquence. Une fois convaincue des biens fondés de mesurer la performance de ses actions, l’organisation a besoin d’une feuille de route afin d’éviter les écueils que tant d’autres avant eux ont rencontrés.

Nicolas Malo : Es-tu parti de situations concrètes de tes clients pour définir les différentes dimensions et graduations de ton modèle ? Si oui, lesquelles ?

Stéphane Hamel : Absolument ! Au fil des conférences auxquelles j’ai assisté, principalement aux États-Unis, je trouvais toujours un peu décevant d’entendre des « success stories » pour ensuite revenir à la maison et constater que le marché dans lequel j’évolue est archaïque face aux Amazon, eBay, Expedia, Dell et autres.

J’ai eu le plaisir de travailler avec des entreprises québécoises, canadiennes et internationales de différentes envergures et œuvrant dans des domaines très variés : automobile, assurances et financier, commerce de détail, voyages, à but non lucratif, etc. Chacune d’entre-elles présentaient des caractéristiques propres, pourtant, elles faisaient faces à des défis très semblables en ce qui a trait au web analytics. Les degrés de maturité découlent de ces situations.

Les dimensions, quant à elles, font suite à l’étude de plusieurs modèles proposés par divers prestataires et fournisseurs de l’industrie, d’autres disciplines connexes tels l’optimisation des processus d’affaires et le datawarehousing, ainsi que des concepts académiques rencontrés tout au long des études à la Maîtrise.

Nicolas Malo : S’il y a avait une seule idée forte à retenir du WAMM, laquelle choisirais-tu ?

Stéphane Hamel : La première dimension, celle qui aura le plus d’influence sur le succès du web analytics, est la gestion, la gouvernance et le degré d’adoption des pratiques analytiques dans l’organisation. En second lieu viendront la façon dont les objectifs sont définis et leurs portées. Alors que l’intérêt se porte trop souvent sur les outils et leurs multitudes de fonctionnalités, ces derniers n’ont qu’un très faible impact sur la réussite. Pourtant, de tels constats ne sont pas nouveaux…

Nicolas Malo : Tu as récemment annoncé que tu es en train de rédiger un livre à partir du WAMM. Peux-tu nous en dire plus ?

Stéphane Hamel : Le projet qui a été déposé est très volumineux, et j’ai dû en extraire un sommaire afin de solliciter les commentaires de la communauté du web analytics. Je vous invite d’ailleurs à y jeter un coup d’œil à l’adresse http://immeria.net/wamm. Mon projet initial, concevoir un cours pour l’Université Laval, se poursuit et celui-ci sera offert en ligne dès l’hiver 2010 sous l’appellation « MRK-6005 – Analytiques Web » dans le cadre du « Microprogramme de 2e cycle en communication marketing sur les nouveaux médias ». Ce sera un livre académique avec une structure et les références propices à l’apprentissage des concepts essentiels du web analytics, ceux-là mêmes identifiés dans le WAMM. Malheureusement, celui-ci ne sera pas complété pour janvier, mais le matériel du cours sera complet et le lancement devrait avoir lieu au printemps.

Nicolas Malo : Merci beaucoup Stéphane pour cette interview ! Un mot de conclusion ?

Stéphane Hamel : Le web analytics est une discipline relativement jeune et à cet égard, elle me rappelle souvent les beaux jours du début du Web. Le rythme des innovations est impressionnant, mais l’aspect le plus remarquable est sans doute la collaboration, l’entraide et les liens d’amitié que nous tissons simplement parce que nous partageons une passion pour le web analytics. Comme je le dis souvent, le « social media » c’est bien beau, mais il n’y a rien comme rencontrer les gens en personne. C’est pourquoi je serai à Lille en mars 2010 !

Auteur de ce billet : Consultant en Web Analytics chez Hub’Sales, Nicolas Malo est également auteur du blog "Web Analytics & E-commerce", co-auteur du livre "Web Analytics : mesurer le succès et maximiser les profits de votre site Web", co-animateur du podcast "Web + Analytics = Profits" et organisateur des Rendez-vous des Web Analytics à Lille.


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